The Public Mirror: Moliere and the Social Commerce of Depiction

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University of Chicago Press, Aug 15, 2010 - Literary Criticism - 226 pages
Though much beloved and widely produced, Molière's satirical comedies pose a problem for those reading or staging his works today: how can a genre associated with biting caricature and castigation deliver engaging theater? Instead of simply dismissing social satire as a foundation for Molière's theater, as many have done, Larry F. Norman takes seriously Molière's claim that his satires are first and foremost effective theater.

Pairing close readings of Molière's comedies with insightful accounts of French social history and aesthetics, Norman shows how Molière conceived of satire as a "public mirror" provoking dynamic exchange and conflict with audience members obsessed with their own images. Drawing on these tensions, Molière portrays characters satirizing one another on stage, with their reactions providing dramatic conflict and propelling comic dialogue. By laying bare his society's system of imagining itself, Molière's satires both enthralled and enraged his original audience and provide us with a crucial key to the classical culture of representation.

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Contents

Introduction i
9
Part One CREATION II
11
Uranie and the General Thesis
13
Moliere Author
26
The Portraita Second Person
35
The Social Commerce of Representation
46
Playwrighting and Politeness
61
Moliere the Spy and Zelinde
70
Illusion and Reflexivity
100
The Second Comedy
113
The Represented Respond
122
Part Three DRAMATURGY
145
From Arnolphe to Alceste
147
Satire and Dramatic Form
157
Staging Social Commerce
191
Selected Bibliography
211

Part Two RECOGNITION
83
Precious Recognitions
89

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Common terms and phrases

Popular passages

Page 130 - Chacun, peint avec art dans ce nouveau miroir, S'y vit avec plaisir, ou crut ne s'y point voir...
Page 14 - Mais lorsque vous peignez les hommes, il faut peindre d'après nature ; on veut que ces portraits ressemblent, et vous n'avez rien fait si vous n'y faites reconnaître les gens de votre siècle.
Page 4 - Les plus beaux traits d'une sérieuse morale sont moins puissants le plus souvent que ceux de la satire; et rien ne reprend mieux la plupart des hommes que la peinture de leurs défauts.
Page 40 - Lorsque vous peignez des héros, vous faites ce que vous voulez. Ce sont des portraits à plaisir où l'on ne cherche point de ressemblance, et vous n'avez qu'à suivre les traits d'une imagination qui se donne l'essor, et qui souvent laisse le vrai pour attraper le merveilleux. Mais lorsque vous peignez des hommes, il faut peindre d'après nature.
Page 191 - Son humeur satirique est sans cesse nourrie Par le coupable encens de votre flatterie; Et son cœur à railler trouverait moins d'appas S'il avait observé qu'on ne l'applaudît pas. C'est ainsi qu'aux flatteurs on doit partout se prendre Des vices où l'on voit les humains se répandre.
Page 153 - Je voudrais bien savoir pourquoi les gens qui se scandalisent si fort de la comédie de Molière ne disent mot de celle de Scaramouche"; à quoi le prince répondit : "La raison de cela, c'est que la comédie de Scaramouche joue le Ciel et la religion, dont ces messieurs-là ne se soucient point; mais celle de Molière les joue eux-mêmes ; c'est ce qu'ils ne peuvent souffrir.
Page 64 - Je voudrais bien savoir si la grande regle de toutes les regles n'est pas de plaire, et si une piece de theatre qui a attrap^ son but n'a pas suivi un bon chemin.
Page 171 - Le misanthrope seul n'aurait pu parler contre tous les hommes; mais en trouvant le moyen de le faire aider d'une médisante, c'est avoir trouvé, en même temps, celui de mettre, dans une seule pièce, la dernière main au portrait du siècle.

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