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INTERMÈ DE VI, SCÈNE VI.

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SCÈNE v.

LA PRÊTRESSE, SACRIFICATEURS, MINISTRES DU SACRIFICE , HOMMES et FEMMES armés à la

UN HÉRAUT, TROMPETTES, UN TIMBALIER, CHOEUR DE PEUPLES.

grecque,

( La tribune s'ouvre. Un héraut, six trompettes et un timbalier

se mêlant à tous les instruments, annoncent la venue d'Apollon. )

CHOEUR.

Ouvrons tous nos yeux
A l'éclat suprême
Qui brille en ces lieux.

SCÈNE VI.

APOLLON, SUIVANTS D'APOLLON , LA PRÉ

TRESSE, SACRIFICATEURS, MINISTRES DU SACRIFICE, HOMMES et FEMMES armés à la grecque, UN HÉRAUT, TROMPETTES , UN TIMBALIER, CHOEUR DE PEUPLES.

( Apollon , au bruit des trompettes et des violons, entre par le

portique , précédé de six jeunes gens qui portent des lauriers entrelacés autour d'un bâton , et un soleil d'or au-dessus, avec la devise royale en manière de trophée.)

CHOEUR.
Quelle grace extrême!
Quel port glorieux !
Où voit-on des dieux
Qui soient faits de même ?

CINQUIÈME ENTRÉE DE BALLET.

(Les suivants d'Apollon donnent leur trophée à tenir aux six mi

nistres du sacrifice qui portent les haches, et commencent avec Apollon une danse heroique. )

SIXIÈME ENTRÉE DE BALLET.

( Les six ministres du sacrifice portant les haches et les trophées,

les quatre hommes et les quatre femmes armés à la grecque, se joignent en diverses manières à la danse d'Apollon et de ses suivants , tandis que la prêtresse, le sacrificateur et le chæur des peuples y mêlent leurs chants à diverses reprises , au son des timbales et des trompettes.)

FIN DU SIXIÈME INTERMÈDE.

VERS

Pour LĘ Ror, représentant Apollon.

Je suis la source des clartés,
Et les astres les plus vantés,
Dont le beau cercle m'environne,
Ne sont brillants et respectés
Que par l'éclat que je leur donne.
Du char où je me puis asseoir,
Je vois le desir de me voir
Posséder la nature entière;
Et le monde n'a son espoir
Qu'aux seuls bienfaits de ma lumière.
Bienheureuses de toutes parts,
Et pleines d'exquises richesses,
Les terres où de mes regards
J'arrête les douces caresses!

Pour M. LE GRAND, suivant d'Apollon.

Bien qu'auprès du soleil tout autre éclat s'efface,
S'en éloigner pourtant n'est pas ce que l'on veut;

Et vous voyez bien, quoi qu'il fasse,
Que l'on s'en tient toujours le plus près que l'on peut.

Pour le marquis de Villeror , suivant d'Apollon.

De notre maître incomparable
Vous me voyez inséparable;

Et le zèle puissant qui m'attache à ses veux
Le suit parmi les eaux, le suit parmi les feux.

Pour le marquis de Rassent, suivant d'Apollon.
Je ne serai pas vain quand je ne croirai pas
Qu'un autre, mieux que moi, suive partout ses pas.

FIN DES AMANTS MAGNIFIQUES.

LE BOURGEOIS

GENTILHOMME,

COMÉDIE-BALLET

EN CINQ ACTES ET EN PROSE,

Représentée à Chambord, le 24 octobre 1670; et à Paris, sur le

théâtre du Palais-Royal, le 29 novembre de la même année.

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