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quelle erano viziate dalla stessa origine. Che se fra i due secoli corre qualche divario, credo che non torni ad onore dei nostri coetanei; e che quanto gli scrittori della età passata sottostanno a quelli della precedente, tanto alcuni di essi avanzino quelli della nostra. Il Rousseau e il Montesquieu non reggono a paragone del Pascal e del Bossuet ; ma qual è lo scrittore francese dei nostri tempi, che possa per ingegno, facondia, virtù di logica, e abilità eziandio nei paradossi, pareggiarsi a chi scrisse il Contratto sociale, e la Ragion delle leggi?

NOTA 30.

« Je me rappelle loujours le ridicule auquel s'est exposé « Sénèque en prenant la peine de réfuter les Stoïciens qui avaient « prétendu autrefois que les vertus fondamentales étaient des ani« maux. Qu'on examine de près cette absurdité toute grossière, « tout incroyable qu'elle parait au premier coup d'æil, et l'on « trouvera qu'elle n'est pas plus déraisonnable que les différents « dogmes qui, de nos jours, ont reçu l'approbation des savants '.» Ciò è vero principalmente, se si parla delle opinioni e dei dogmi, che hanno corso nelle scienze filosofiche.

NOTA 31.

« Ce qu'il faut aux jeunes gens, messieurs, ce sont des livres « savants et profonds, même un peu difficiles, afin qu'ils s'ac« coutument à lutter avec les difficultés, et qu'ils fassent ainsi « l'apprentissage du travail et de la vie; mais en vérité c'est « pitié que de leur distribuer sous la forme la plus réduite et la « plus légère quelques idées sans étoffe, de manière à ce qu'en

1 STEWART, Ess. phil., Irad. par Hurel, ess. 4.

« un jour un enfant de quinze ans puisse apprendre ce petit « livre , le réciter d'un bout à l'autre, et croire savoir quelque « chose de l'humanité et du monde. Non, messieurs, les hommes « forts se fabriquent dans les fortes études ; les jeunes gens qui « parmi vous se sentent de l'avenir, doivent laisser aux enfants « et aux femmes les petits livres et les bagatelles élégantes : ce « n'est que par l'exercice viril de la pensée que la jeunesse « française peut s'élever à la hauteur des destinées du dix-neu« vième siècle ? » Ho voluto riferire queste belle e sapienti parole del sig. Cousin , tra perchè mi paiono degne di essere intese e meditate non meno dalla gioventù italiana che dalla francese, e perchè non si potrebbe condannare in modo più espresso quella furia di generaleggiare a vanvera, e quella falsa filosofia della storia, che oggi sono in voga per tutti i paesi civili di Europa.

NOTA 32.

Napoleone mori cattolico. Se si ha da credere al sig. Thiers, ciò accadde, perchè « quoique élevé en France, il était né au « milieu de la superstition italienne; il ne partageait pas ce « dégoût de la religion catholique si profond et si commun chez « nous à la suite du dix-huitième siècle. » Questo passo è delizioso, e me ne fa ricordare uno di Tacito, (a cui lo storico francese non può avere per male di essere paragonato,) il quale dopo avere scritte queste mirabili parole de' Giudei : « Gli Egizi « adorano molte bestie e figure formate : i Giudei un solo Iddio « contemplano con la mente sola; e tengono profani quei che « di materie mortali, a fogge di uomini, fanno le immagini « degl' Iddii ; il loro stimando sommo, eterno, non mutabile, non « mortale. Però in loro città , non che ne' tempj, non vedresti

1 Cousin, Introd. à l'hisl, de la phil., leçon 11.

Hist. de la rév. franç. Paris, 1839. Direct., chap. 5, tom. III, p. 465.

« una statua : con queste non adulano re, nè adorano Cesari ';» chiama il loro culto superstizione, e duolsi che Antioco Epifane non l'abbia potuta snidare, sostituendovi l' idolatria greca ?. E poco appresso ripete che sono una nazione superstiziosa e non religiosa; e perchè? Perchè non purgano i prodigi con orazioni e sacrifici 5, secondo l'uso dei Gentili. Sarebbe cosa molto instruttiva e dilettevole l' intendere, che cosa sia, secondo Tacito e il sig. Thiers, la superstizione, e per quali argomenti provar si possa che la qualità significata da questo vocabolo non appartenga ai riti di Antioco, del Chaumette, di Caterina Théot, o del Lareveillère-Lepaux, ma si bene a quelli di Mosè, di Cristo, di Pietro e de' suoi successori. Nel resto, il sig. Thiers é assai largo in proposito di religione , e pare che non trovi alcun divario essenziale fra il culto cattolico e quello del 1793. Imperocchè, dopo di aver descritta una di quelle gravi e dignitose solennità a onor della dea Ragione, cosi filosofeggia : « Quand le peuple « est-il de bonne foi? Quand est-il capable de comprendre les « dogmes qu'on lui donne à croire? Ordinairement que lui faut-il? « De grandes réunions qui satisfassent son besoin d'être assem« blé, des spectacles symboliques où on lui rappelle sans cesse « l'idée d'une puissance supérieure à la sienne, enfin des fêtes « où l'on rende hommage aux hommes qui ont le plus approché « du bien, du beau, du grand, en un mot des temples, des « cérémonies et des saints. Il avait ici des temples, la Raison, « Marat et Lepelletier. Il était réuni, il adorait une puissance « mystérieuse, il célébrait deux hommes. Tous ses besoins étaient « donc satisfaits , et il n'y cédait pas autrement qu'il n'y cède « toujours. » Questo brano mi riesce di un comico sapore gusto

* Hist., V. 5. Cito la traduzione del nostro mirabile Davanzati, perchè essa mi sembra in questo luogo pareggiare, se non superare per qualche rispetto, il testo medesimo.

Ibid., 8. 3 Ibid., 13. Convent. nation., chap. 15, lom. II, p. 376.

sissimo. Quel collocare l'atroce Marat, (che è chiamato un uomo spaventevole dallo stesso sig. Thiers in un altro luogo !,) fra coloro, che meglio si accostarono al bene, al bello e al grande, anzi fra i santi, e il non fare alcun divario dal culto di Cristo a quello di un mostro, è veramente una perla, e può servir di paragone, per appregiare il senno di un autore e di un libro. Ex ungue leonem.

NOTA 33.

Allegherò due soli luoghi del Jouffroy, in cui l' impotenza del psicologismo a stabilire qualche cosa di vero, eziandio nell' ordine relativo dell'uomo, si mostra nel modo più manifesto. Discorrendo delle basi del diritto naturale, egli chiama a rassegna i vari ordini di fatti morali, che si trovano nella nostra natura , e dopo di avere enumerati gl' istinti e i concetti del piacere, dell' utile, della felicità e dell'interesse, che si raccolgono in quello stato, ch' egli chiama egoismo, cosi parla : « Nous ne sommes pas encore arrivés, messieurs, à l'état qui « mérite particulièrement et véritablement le nom d'état moral. « Cet état résulte d'une nouvelle découverte que fait la raison, « d'une découverte qui élève l'homme des idées générales qui « ont engendré l'état égoïste, à des idées universelles et abso« lues. Ce nouveau pas, messieurs, les morales intéressées ne le « font pas. Elles s'arrêtent à l'égoïsme. Le faire c'est donc fran4 chir l'intervalle immense, l'abîme qui sépare les morales « égoïstes des morales désintéressées ?. » Ecco poi, come la ragione fa questo passo, che crea la virtù gratuita, e la vera morale. « Échappant à la considération exclusive des phénomènes « individuels, elle conçoit que ce qui se passe en nous se passe « dans toutes les créatures possibles, que toutes ayant leur nature

1 Assemb. législ., chap. 4, tom. I, p. 267.
2 Cours de droit nat. Paris, 1854, leçon 2, tom. I, p. 45."

« spéciale, toutes aspirent en vertu de cette nature à une fin « spéciale, qui est aussi leur bien, et que chacune de ces fins « diverses est un élément d'une fin totale et dernière qui les « résume, d'une fin qui est celle de la création, d'une fin qui est « l'ordre universel, et dont la réalisation mérite seule aux yeux « de la raison le titre de bien, en remplit seule l'idée, et forme « seule avec cette idée une équation évidente par elle-même et « qui n'ait pas besoin d'être prouvée. Quand la raison s'est élevée « à cette conception, c'est alors, messieurs, mais seulement alors, « qu'elle a l'idée du bien; auparavant elle ne l'avait pas. Elle « avait, par un sentiment confus, appliqué cette dénomination à « la satisfaction de notre nature, mais elle n'avait pu se rendre « compte de cette application, ni la justifier. A la lumière de sa « nouvelle découverte, cette application lui devient claire et se « légitime. Le bien, le véritable bien, le bien en soi, le bien « absolu, c'est la réalisation de la fin absolue de la création, c'est « l'ordre universel. La fin de chaque élément de la création, « c'est-à-dire de chaque étre, est un élément de cette fin absolue. « Chaque être aspire donc à cette fin absolue en aspirant å sa « fin; et cette aspiration universelle est la vie universelle de la « création. La réalisation de la fin de chaque être est donc un « élément de la réalisation de la fin de la création, c'est-à-dire de « l'ordre universel. Le bien de chaque être est donc un fragment « du bien absolu , et c'est à ce titre que le bien de chaque étre « est un bien; c'est de là que lui vient ce caractère; et si le bien « absolu est respectable et sacré pour la raison, le bien de chaque « être, la réalisation de la fin de chaque être, l'accomplissement « de la destinée de chaque être , le développement de la nature « de chaque être, la satisfaction des tendances de chaque étre, « toutes choses identiques et qui ne font qu'un, deviennent « également sacrés et respectables pour elle !. »

* Cours de droit nat., lecon 2, tom. I, p. 46, 47.

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