Nouveau Siècle de Louis XIV., ou Poésies-Anecdotes du Règne et de la Cour de ce Prince. Avec des notes historiques et des éclaircissemens. [By C. S. Sautreau de Marsy.], Volume 1

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Popular passages

Page 10 - En vain contre le Cid un ministre se ligue : Tout Paris pour Chimène a les yeux de Rodrigue.
Page 10 - Qu'on parle mal ou bien du fameux cardinal, Ma prose ni mes vers n'en diront jamais rien : II m'a fait trop de bien pour en dire du mal; II m'a fait trop de mal pour en dire du bien.
Page 37 - ... endroits. Ce fut lui qui, avec de la cavalerie, attaqua cette infanterie espagnole jusque-là invincible, aussi forte, aussi serrée que la phalange ancienne si estimée, et qui s'ouvrait avec une agilité que la phalange n'avait pas, pour laisser partir la décharge de dix-huit canons qu'elle renfermait au milieu d'elle. Le prince l'entoura et l'attaqua trois fois. A peine victorieux, il arrêta le carnage. Les officiers espagnols se jetaient à ses genoux pour trouver auprès...
Page 48 - La demande en dissolution avait été formée après la naissance du duc de Vendôme, fils naturel de Henri IV et de Gabrielle d'Estrées.
Page 52 - J'ai vu le temps de la bonne Régence, Temps où régnait une heureuse abondance, Temps où la ville aussi bien que la cour Ne respiraient que les jeux et l'amour. Une politique indulgente De notre nature innocente Favorisait tous les désirs : Tout goût paraissait légitime ; La douce erreur ne s'appelait point crime. Les vices délicats se nommaient des plaisirs.
Page 67 - Il monte un cheval superbe , • Qui, furieux aux combats, A peine fait courber l'herbe Sous la trace de ses pas. Son regard semble farouche ; L'écume sort de sa bouche ; (i) Fuir était alors de deux syllabes. L'oreille apprit depuis à n'en faire qu'âne. Prêt au moindre mouvement, ' Il frappe du pied la terre, Et semble appeler la guerre Par un fier hennissement.
Page 271 - En voyant ces œillets qu'un illustre guerrier Arrosa d'une main qui gagna des batailles, Souviens-toi qu'Apollon bâtissait des murailles, Et ne t'étonne pas si Mars est jardinier.
Page 264 - L'autre moitié resta dans les plaines de Mars ; II dispersa partout ses membres et sa gloire : Tout abattu qu'il fut, il demeura vainqueur; Son sang fut en cent lieux le prix de sa victoire, Et Mars ne lui laissa rien d'entier que le cœur.
Page 73 - C'est assez, Vesper s'avance, II faut quitter nos chansons ; Le vent qui rompt le silence Murmure dans ces buissons; Le soleil tombe sous l'onde, La nuit va couvrir le Monde, Et sur la terre, et les flots, Le sommeil ouvrant ses ailes Espand les moissons nouvelles De ses humides pavots.
Page 211 - Je ne crains point qu'en cette guerre On jette mes châteaux par terre, Qu'on vende mes biens à l'encan. Je marcherai comme un apôtre, Et si je dîne dans un camp, Je pourrai bien souper dans l'autre.

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