Études de la nature, Volume 1

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Tourneizen, 1797 - 4 pages
 

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Page 3 - A quelques-unes elle paraissait obscure comme un point de velours noir; elle étincelait à d'autres comme un rubis. Il n'y avait pas moins de variété dans leurs ailes. Quelques-unes en avaient de longues et de brillantes, comme des lames de nacre; d'autres de courtes et de larges, qui ressemblaient à des réseaux de la plus fine g;ize. Chacune avait sa manière de les porter et de s'en servir.
Page 5 - Il était dans un pot de terre, au milieu des fumées de Paris. Je ne l'observais qu'à des moments perdus, je ne connaissais point les insectes qui le visitaient dans le cours de la journée, encore moins ceux qui n'y venaient que la nuit, attirés par de simples émanations, ou peut-être par des lumières phosphoriques qui nous échappent.
Page 324 - ... d'aucune sensibilité. Si on arrache la jambe d'une mouche, elle va et vient comme si elle n'avait rien perdu. Après le retranchement d'un membre aussi considérable, il n'ya ni évanouissement, ni convulsion, ni cri, ni aucun symptôme de douleur. Des enfants cruels s'amusent à leur enfoncer de longues pailles dans l'anus ; elles s'élèvent en l'air, ainsi empalées ; elles marchent et font leurs mouvements ordinaires , sans paraître s'en soucier.
Page 36 - Cérés, i. 3 que des sacs de blé ; dans les prairies aimées des nymphes . que des bottes de foin , et dans les majestueuses forêts, que des cordes de bois et des fagots. Que dire du tort que lui ont fait l'orgueil et l'avarice ? Que de collines charmantes sont de^venues roturières par nos lois ! que de fleuves majestueux sont réduits en servitude par les impôts ! L'histoire des hommes a été bien autrement défigurée.
Page 3 - ... j'aperçus sur un fraisier, qui était venu par hasard sur ma fenêtre, de petites mouches si jolies, que l'envie me prit de les décrire. Le lendemain, j'y en vis d'une autre sorte, que je décrivis encore. J'en observai, pendant trois semaines, trente-sept espèces toutes différentes ; mais il y en vint à la fin...
Page 2 - J'étais encore porté à ce noble dessein par le désir de bien mériter des hommes , et principalement de Louis XVI , mon bienfaiteur, qui , à l'exemple de Titus et de Marc-Aurèle , ne s'occupe que de leur félicité. C'est dans la nature que nous en devons trouver les lois, puisque ce n'est qu'en nous écartant de ses lois que nous rencontrons les maux.
Page 280 - ... de lianes pendantes qui flottent comme des draperies au gré des vents. Elles sont surmontées de hauts pitons, autour desquels se rassemblent sans cesse des nuées pluvieuses; et lorsque les rayons du soleil les éclairent, on voit les couleurs de l'arc-en-ciel se peindre sur leurs escarpements, et les eaux des pluies couler sur leurs flancs bruns en nappes brillantes de cristal ou en longs filets d'argent. Aucun obstacle n'empêche de parcourir les bords qui tapissent leurs flancs et leurs...
Page 122 - ... bonheur dans les systèmes des sciences, dans les armes, dans la faveur des grands, quelquefois dans de frivoles et dangereux plaisirs. Dans toutes ces agitations je courais après le malheur, tandis que le bonheur était auprès de moi. Quand j'étais loin de ma patrie, je soupirais après des biens que je n'y avais pas; et cependant vous me faisiez connaître les biens sans nombre que vous avez répandus sur toute la terre, qui est la patrie du genre humain.
Page 271 - ... et sur-tout dans la destruction successive d'un grand nombre de plantes , qu'un simple affaiblissement de quelques degrés de chaleur fait périr aujourd'hui , lorsqu'on les change de climat. Cependant, il n'ya pas une seule plante de perdue de celles qui étaient connues de Circé , la plus ancienne des botanistes , dont Homère nous a en quelque sorte conservé l'herbier. Les plantes chantées par Orphée , existent encore avec leurs vertus. Il n'y en a pas même une seule qui ait perdu quelque...
Page 3 - Les mouches que j'avais observées étaient toutes distinguées les unes des autres par leurs couleurs, leurs formes et leurs allures. Il y en avait de dorées, d'argentées, de bronzées, de tigrées, de rayées, de bleues, de vertes, de rembrunies, de chatoyantes. Les unes avaient la tête arrondie comme un turban ; d'autres allongée en pointe de clou. A quelques-unes elle paraissait obscure comme un point de velours noir ; elle étincelait à d'autres comme un rubis.

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