Nos amis les livres: causeries sur la littérature curieuse et la librairie

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Maison Quantin, 1886 - Bibliography - 318 pages
 

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Popular passages

Page 67 - Je sais qu'un noble esprit peut , sans honte et sans crime , Tirer de son travail un tribut légitime ; Mais je ne puis souffrir ces auteurs renommés Qui, dégoûtés de gloire et d'argent affamés, Mettent leur Apollon aux gages d'un libraire , Et font d'un art divin un métier mercenaire.
Page 150 - Sentiment de solitude, dès mon enfance. Malgré la famille, et au milieu des camarades, surtout, — sentiment de destinée éternellement solitaire.
Page 102 - C'est au nom de la Société des gens de lettres et de la Société des auteurs dramatiques que je dois parler.
Page 153 - Dandy n'est pas à négliger dans ce sujet), - quelquefois aussi, - et c'est l'un des caractères de beauté les plus intéressants, - le mystère, et enfin (pour que j'aie le courage d'avouer jusqu'à quel point je me sens moderne en esthétique), "le malheur".
Page 152 - J'ai trouvé la définition du Beau, de mon Beau. C'est quelque chose d'ardent et de triste, quelque chose d'un peu vague, laissant carrière à la conjecture.
Page 68 - Il en est des livres comme du feu de nos foyers ; on va prendre ce feu chez son voisin , on l'allume chez soi, on le communique à d'autres, et il appartient à tous.
Page 149 - Ce que j'ai toujours trouvé de plus beau dans un théâtre, dans mon enfance, et encore maintenant, c'est le lustre, — un bel objet lumineux, cristallin, compliqué, circulaire et symétrique.
Page 24 - Une préface est presque toujours, sinon une histoire ou une théorie, une espèce de salutation théâtrale, où l'auteur, comme nouveau venu, rend hommage à ses devanciers, cite des noms, la plupart anciens, pareil à un provincial qui, en entrant au bal, s'incline à droite et à gauche, cherchant un visage ami. C'est cette habitude qui nous ferait trouver étrange qu'on entrât à l'Académie sans compliment et en silence. Me permettra-t-on d'imiter le comte d'Essex, qui arriva dans le conseil...
Page 151 - Moi, je dis : la volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. — Et l'homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve toute volupté.
Page 152 - Une tête séduisante et belle, une tête de femme, veux-je dire, c'est une tête qui fait rêver à la fois, - mais d'une manière confuse, - de volupté et de tristesse ; qui comporte une idée de mélancolie, de lassitude, même de satiété...

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