L'Arnolphe de Molière

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P. Ollendorff, 1882 - 98 pages
 

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Page 41 - Enfin, à mon amour rien ne peut s'égaler : Quelle preuve veux-tu que je t'en donne, ingrate ? Me veux-tu voir pleurer ? Veux-tu que je me batte ? Veux-tu que je m'arrache un côté de cheveux ? Veux-tu que je me tue ? Oui, dis si tu le veux, Je suis tout prêt, cruelle, à te prouver ma flamme.
Page 14 - Je prétends que la mienne en clartés peu sublime, Même ne sache pas ce que c'est qu'une rime, Et s'il faut qu'avec elle on joue au corbillon, Et qu'on vienne à lui dire, à son tour: qu'y met-on ? Je veux qu'elle réponde: une tarte à la crème...
Page 89 - J'ai souffert qu'elle ait vu les belles compagnies, Les divertissements, les bals, les comédies; Ce sont choses, pour moi, que je tiens de tout temps Fort propres à former l'esprit des jeunes gens; Et l'école du monde, en l'air dont il faut vivre, Instruit mieux, à mon gré, que ne fait aucun livre : Elle aime à dépenser en habits, linge et nœuds; Que voulez-vous?
Page 27 - L'une en tout est soumise à l'autre qui gouverne : Et , ce que le soldat , dans son devoir instruit , Montre d'obéissance au chef qui le conduit , Le valet à son maître , un .enfant à son père , A son supérieur le moindre petit frère , N'approche point encor de la docilité , Et de l'obéissance , et de l'humilité , Et du profond respect où la femme doit être l° Pour son mari, son chef, son seigneur et son maître. Lorsqu'il jette sur elle un regard sérieux , Son devoir aussitôt est...
Page 41 - C'est quelque sort qu'il faut qu'il ait jeté sur toi. Et tu seras cent fois plus heureuse avec moi. Ta forte passion est d'être brave et leste : Tu le seras toujours, va, je te le proteste. Sans cesse, nuit et jour, je te caresserai. Je te bouchonnerai, baiserai, mangerai.
Page 69 - II vous l'eût pris lui-même; et si dans la province II se donnait en tout vingt coups de nerf de bœuf, Mon père pour sa part en emboursait dix-neuf.
Page 54 - M"" de Villedieu, — cette aventurière, fameuse par ses deux maris bigames et par ses duels, et qui avait été, en un temps, de la troupe même de Molière ; — ce jour-là donc, Molière en verve improvisa à la pièce un prologue, où il fit un marquis ridicule qui voulait prendre place sur le théâtre, malgré les gardes, — j'ai dit que chez le roi cela n'était pas toléré, — et il eut une conversation comique avec une actrice qui fit la marquise ridicule, placée au milieu de la noble...
Page 54 - ... ridicule, placée au milieu de la noble assemblée. Quel dommage que ces impromptus n'aient pas été recueillis, comme ces autres fantaisies, aux titres affriolans, le Fagoteux, le Grand benêt de fils aussi sot que son...
Page 41 - Ecoute seulement ce soupir amoureux ; Vois ce regard mourant, contemple ma personne, Et quitte ce morveux et l'amour qu'il te donne. C'est quelque sort qu'il faut qu'il ait jeté sur toi, Et tu seras cent fois plus heureuse avec moi. Ta forte passion est d'être brave et leste 1 : Tu le seras toujours, va, je te le proteste.
Page 46 - En vain mille jaloux esprits, Molière, osent avec mépris, Censurer ton plus bel ouvrage i Sa charmante naïveté S'en va pour jamais d'âge en âge Divertir la postérité.

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