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LNTRODUCTION

(v) Τ Α Β L E DES CH A P I TRE S. .

• page 1 CHAPITRE I. De ce qu'on doit entendre par les Maurs.

16 CHAP. II. De l'état actuel de bonheur de perfection da genre humain.

37 CHAP. III. Des signes de corruption dans les Mæurs.

So CHAP. IV. Des différens refforts qui agissent sur les Meurs.

62 CHAP. V. De l'Exemple.

65 CHAP. VI. De la Mode.

71 CHAP. VII, De l'Opinion.

74 CHAP. VIII. De l'influence du commerce des femmes sur les Maurs.

81 CHAP. IX. De l'Autorité.

92 CHAP. X. Des différentes espèces de Gouver

nemens considérés dans leur rapport
avec les Maurs.

97 CHAP. XI. Des Loix considérées dans leur

rapport avec les Mæurs. CHAP. XII. De l'Instruction nationale. I 24 CHAP. XIII. Continuation du même sujet. 148 CHAP, XIV. Continuation du même sujet, 156

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(vi) CHAP. XV. De la liberté de la presse. : : 165 CHAP. XVI. Du travail es de l'oisiveté.. 185 CHAP. XVII. Des plaisirs publics.

194 CHAP. XVIII. Des Spectacles. CHAP. XIX. Des plaisirs tolérés. .

215 Chap. XX. Des plaisirs domestiques & des plaisirs de société.

226 Du Jeu.

· 231 Des' Théatres de société.

· 238 CHAP. XXI. Du Luxe.

243 CHAP. XXII. Des Récompenses.

259 CHAP. XXIII. Autres moyens d'encourager les Meurs.

273 CHAP. XXIV. Des peines.

280 CHAP. XXV. De la Censure publique. • 301 Chap. XXVI. De la Religion.

· 313

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que foit la corruption dont on accuse notre siècle, il faut convenir cependant qu'on y rend encor une espèce d'hommage aux Meurs. Le nombre de ceux qui les bravent ouvertement est petit, en comparaison de ceux qui paroissent les respecter. Au milieu de nos immoralités, de nos propos licentieux, de nos maximes relâchées, de nos paradoxes, de nos systèmes de liberté, & de nos actes d'indépendance, au milieu de ce choc continuel d'intérêts & de passions qui agitent le Monde en mille fens contraires, & dans lesquels chacun rapporte tout à foi & à fon avantage particulier, on convient assez généralement, que tout

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bien compté, les Meurs peuvent & doivent contribuer au bonheur des individus & des familles, comme à celui des sociétés & des Nations.

Celui même qui ne croit pas que les Mours soient faites pour lui, en souhaite l'apparence chez ceux dont l'honneur peut l'intéresser, & en exige la réalité de la part de ceux à qui il donne fa confiance. L'époux infidèle, ne voit pas de bon cuil les galanteries de sa femme, & la mère galante ne souffre pas volontiers que fa fille fe dèshonore en suivant les traces; le concussionaire trouve fort mauvais que son intendant le vole, & que ses domestiques le pillent; le séducteur exige de la fidélité chez la personne qu'il a séduite ; le négociant , au moment qu'il médite une banqueroute frauduleuse , chasse son commis qui a détourné quelques deniers de fa caisse; le libertin, au sortir d'une partie de débauche, s'emporte contre son domestique qui s'est enivré, en l'attendant dans le prochain cabaret. C'est ainfi que l'homme qui rarement fe rend justice à lui-même, est toujours porté à charger les autres du joug qu'il s'efforce de secouer. C'est ainsi que l'intérêt particulier vient quelquefois au secours de la morale, & empêche les droits de la vertu de tomber en prescription.

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