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modoon, et célèbre par la demeure des Amazones; La PAPHLAGONIE; LA BITHYNIE, vil. Nicée, Pruse, Nicomédie, Chalcédoine, vis-à-vis de Constantinople, Héraclée ;

A l'occident, en descendant le long de la mer Égée; la Mysis, qui est double : LA PETITE, où sont Cyzique, Lampsaque, Pariun , Abydos, vis-à-vis de Sestos, dont elle n'est séparée que par le détroit des Dardanelles; Dardanum, Sigeum, Ilion ou Troie, et, presque vis-à-vis, la petite île de Ténédos; les rivières sont l'Æsèpe, le Granique, le Simoïs; le mont Ida : cette région est quelquefois appelée aussi LA PETITE PHRYGIE , dont la Troade fait partie ; LA GRANDE Mysis, vil. Antandre, Trajanopolis, Adramyttium , Pergame. Vis-à-vis de cette Mysie est l'île de LESBOS, dont les villes sont Methymna, patrie du célèbre Arion, et Mytilène, qui a donné à l'ile le nom de Mételin.

L'ÉOLIE. Élée, Cume, Phocée.

L'IONIE. Smyrne, Clazomène, Teos, Lebedus, Colophon, Ephèse, Priène, Milet.

LA Carie. Laodicée, Antioche, Magnésie, Alabanda; le fleuve Méandre.

LA DORIDE. Halicarnasse, Cnidus. Vis-à-vis de ces quatre dernières contrées sont les îles Chios, SAMOS, Pathmos, Cos; et plus bas , au midi , RHODES ;

3° Au midi , le long de le mer Méditerranée :

La Lycie, vil. Telmessus, Patara; riv. Xanthus. C'est ici que commence le mont Taurus, qui parcourt toute l'Asie dans sa longueur, et prend différents noms, selon les différents pays où il passe.

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La PamphyLIE. Perga, Aspendus, Sida.

La CILICIE. Séleucie, Corycium, Tarse, sur la riv. Cydnus. Vis-à-vis de la Cilicie est l'île de Chypre, vil. Salamis, Amathus, Paphos;

4° Le long de l'Euphrate, en remontant vers le nord :

LA PETITE ARMÉNIE. Comane, Arabisse, Mélitène, Satala; riv. Mélas, qui se jette dans l’Euphrate;

5€ Au milieu des terres :

LA CAPPADOCE. Néocésarée, Comana Pontica Sébastia, Sébastopolis, Divcésarée , Césarée, autrement Mazaca, 7'yane.

La LYCAONIE et L’ISAURIE. Iconium, Isauria.
La Pisidie. Séleucie et Antioche de Pisidie.

LA Lydie; vil. Thyatira, Sardes, Philadelphie; riv. Caystrus et Hermus, où se jette le Pactole; mont. Sipyle et Tmolus.

LA GRANDE PHRYGIE. Synnada, Apamée.

IV. LA Syrie, maintenant la Sourie, appelée sous les empereurs romains l'Orient, dont les principales provinces sont :

11€ LA PALESTINE. Ce nom est quelquefois donné à toute la Judée. Vil. Jérusalem, Samarie, Césarée de Palestine; riv. le Jourdain. On appelle aussi Palestine la contrée du pays de Chanaan qui s'étendait le long de la mer Méditerranée, dont les principales villes étaient Gaza, Ascalon, Azoth, Accaron et Geth;

2° LA PHÉNICIE, vil. Ptolemaide, Tyr, Sidon, ryte; mont. Liban et anti-Liban;

3e LA Syrie proprement dite, ou L'ANTIOCHÈNE; vil. Antioche, Apamée, Laodicée, Séleucie;

Je ne vois point de Comana dans la petite Arménie.

-L.

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4° LA COMMAGÈNE, vil. Samosate;

5° LA CÉLÉSYRIE, vil. Zeugma, Thapsacus, Palmyre, Damas.

V. L'ARABIE PÉTRÉE, vil. Petra, Bostra; mont. Casius ; DÉSERTE, HEUREUSE.

LIVRE TROISIÈME.

HISTOIRE DES ASSYRIENS.

Ce troisième livre renfermera l'histoire de l'empire des Assyriens, tant de Ninive que de Babylone, du royaume des Mèdes et de celui des Lydiens.

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L'EMPIRE des Assyriens a été sans contredit l'un des plus puissants empires du monde. Les auteurs se partagent en deux sentiments principaux sur le temps qu'il a subsisté. Les uns, comme Diodore de Sicile, lui donnent quatorze cents ans de durée; les autres ne lui en donnent que cinq cent vingt, et c'est ce que pense Hérodote. L'affaiblissement, et peut-être même l'interruption du pouvoir dans ce vaste empire, ont pu donner lieu à cette différence de sentiments; ce qui semble pouvoir aussi en quelque sorte les concilier.

L'histoire de ces temps reculés est si obscure, les monuments qui nous l'ont conservée si opposés entre eux, les systêmes des ' modernes sur cette matière si différents les uns des autres , qu'il est difficile de donner aucun sentiment comme certain et incontestable. Au défaut de la certitude , je crois qu’un lecteur raisonnable peut se contenter de la vraisemblance; et il me semble qu'on ne peut guère se tromper en donnant à l'empire des Assyriens la même antiquité qu'à la ville de Babylone, qui en était la capitale. Or, l'Écriture sainte nous apprend que celle-ci fut bâtie par Nemrod, qui fut certainement un grand conquérant , et, selon toutes les apparences, le premier et le plus ancien de tous

ceux qui ont ambitionné ce nom. Porphyr. Les Babyloniens, comme Callisthène, philosophe de apud Sim- la suite d'Alexandre , l’écrivit à Aristote, comptaient au 1.1., de cal. moins 1903 ans d'antiquité lorsque ce prince entra [Pag. 123, triomphant dans Babylone; ce qui fait remonter son ed. Ald.] origine à l’an du monde 1771, c'est-à-dire, 115 ans

après le déluge. Ce calcul, à peu d'années près, revient au temps où nous croyons que Nemrod en jeta les fondements. Ce témoignage de Callisthène, dont il n'est point parlé ailleurs, paraît suspect à quelques savants; mais sa conformité avec l'Ecriture doit le rendre respectable ?

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* Ceux qui voudront approfondir 2 Dans un mémoire sur les obsercette matière pourront lire les dis- vations de Callisthène, M. Larcher sertations de M. l'abbé Banier et de en rejette entièrement l'authenticité, M. Fréret sur l'empire des Assyriens, d'après les mêmes arguments qui dans les mémoires de l'académie des avaient déja servi à Marsham, DodBelles-Lettres, les premières , t. III , well , Stanley , le Clerc, etc. (V. Mé et les autres, t. V; et ce qu'a écrit mnoir, de la Classe d'Hist, de l'Insur ce sujet le P. Tournemine, dans stitut. t. IV, p. 458, suiv.)--L. son édition de Ménocbius.

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