Histoire philosophique de l'Académie de Prusse depuis Leibniz jusqu'à Schelling, particulièrement sous Frédéric-le-Grand

Front Cover
M. Ducloux, 1850 - Philosophy - 472 pages

From inside the book

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Selected pages

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page xvii - Le second, de diviser chacune des difficultés que j'examinerais en autant de parcelles qu'il se pourrait et qu'il serait requis pour les mieux résoudre. Le troisième, de conduire par ordre mes pensées, en commençant par les objets les plus simples et les plus, aisés à connaître, pour monter peu à peu comme par degrés jusques à la connaissance des plus composés, et supposant même de l'ordre entre ceux qui ne se précèdent point naturellement les uns les autres. Et le dernier, de faire...
Page 356 - Chose admirable ! la religion chrétienne, qui ne semble avoir d'objet que la félicité de l'autre vie, fait encore notre bonheur dans celle-ci.
Page 263 - Quoique j'aie prévu , écrit-il , les difficultés qu'il ya pour « un Allemand d'écrire dans une langue étrangère, je me suis « pourtant déterminé en faveur du français , à cause que c'est la « plus polie et la plus répandue en Europe , et qu'elle paraît en « quelque façon fixée par les bons auteurs du règne de Louis XIV.
Page xvi - Descartes, ce mortel dont on eût fait un dieu Chez les païens, et qui tient le milieu Entre l'homme et l'esprit ; comme entre l'huître et l'homme...
Page 135 - S'il est vrai de dire qu'on doit » l'ombre du chêne qui nous couvre à la vertu du » gland qui l'a produit, toute la terre conviendra » qu'on trouve dans la vie laborieuse de ce prince » et dans les mesures qu'il prit avec sagesse, les » principes de la prospérité dont la maison royale a > joui après sa mort.
Page 143 - J'ai fait acquisition de Wolff, de Maupertuis, d'Algarotti. J'attends la réponse de S'Gravesande, de Vaucanson, et d'Euler. J'ai établi un nouveau collége pour le commerce et les manufactures; j'engage des peintres et des sculpteurs; et je pars pour la Prusse, pour y recevoir l'hommage, etc., sans la sainte ampoule, et sans les cérémonies inutiles et frivoles que l'ignorance et la superstition ont établies, et que la coutume favorise.
Page 259 - Majesté, qui ont étonné le siècle présent , seront en admiration à ceux de l'avenir, j'estimai que les glorieux succès qui lui sont arrivés, m'obligeaient à lui faire son histoire, tant pour empêcher que beaucoup de circonstances , dignes de ne mourir jamais dans la mémoire des hommes , ne fussent ensevelies dans l'oubli...
Page 265 - Voltaire n'écrira jamais une bonne histoire. Il est comme les moines, qui n'écrivent pas pour le sujet qu'ils traitent, mais pour la gloire de leur ordre. Voltaire écrit pour son couvent.
Page 160 - L'émeraude, l'azur, le pourpre, le rubis, Sont l'immortel tissu dont brillent ses habits^ Chacun de ses rayons, dans sa substance pure, Porte en soi les couleurs dont se peint la nature; Et, confondus ensemble, ils éclairent nos yeux, IIs animent le monde, ils emplissent les cieux.
Page 253 - L'histoire est l'école des princes; c'est à eux de s'instruire des fautes des siècles passés, pour les éviter, et pour apprendre qu'il faut se former un système et le suivre pied à pied, et que celui qui a le mieux calculé sa conduite est le seul qui puisse l'emporter sur ceux qui agissent moins conséquemment que lui.

Bibliographic information