Philosophie. Dialogues

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Chez Firmin-Didot Frères, 1843
 

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Page 86 - Pesons le gain et la perte en prenant croix, que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien.
Page 97 - Qu'on en fasse l'épreuve; qu'on laisse un roi tout seul, sans aucune satisfaction des sens, sans aucun soin dans l'esprit, sans compagnie, penser à lui tout à loisir; et l'on verra qu'un roi sans divertissement est un homme plein de misères.
Page 108 - La puissance des rois est fondée sur la raison et sur la folie du peuple, et bien plus sur la folie. La plus grande et importante chose du monde a pour fondement la faiblesse : et ce fondement-là est admirablement sûr; car il n'ya rien de plus sûr que cela, que le peuple sera faible.
Page 87 - En voyant l'aveuglement et la misère de l'homme, et ces contrariétés étonnantes qui se découvrent dans sa nature ; et regardant tout l'univers muet et l'homme sans lumière, abandonné à lui-même, et comme égaré dans ce recoin de l'univers sans savoir qui l'ya mis, ce qu'il...
Page 103 - Il ne faut pas avoir l'âme fort élevée pour comprendre qu'il n'ya point ici de satisfaction véritable et solide; que tous nos plaisirs ne sont que vanité ; que nos maux sont infinis ; et qu'enfin la mort , qui nous menace à chaque instant, doit infailliblement nous mettre dans peu d'années dans l'horrible nécessité d'être éternellement "ou anéantis ou malheureux. Il n'ya rien de plus réel que cela , ni de plus terrible. Faisons tant que nous voudrons les braves , voilà la fin qui attend...
Page 84 - ... contre les jésuites. Il impute à l'essence de notre nature ce qui n'appartient qu'à certains hommes : il dit éloquemment des injures au genre humain. J'ose prendre le parti de l'humanité contre ce misanthrope sublime; j'ose assurer que nous ne sommes ni si méchants ni si malheureux qu'il le dit.
Page 98 - Et c'est pourquoi je n'entreprendrai pas ici de prouver par des raisons naturelles, ou l'existence de Dieu, ou la Trinité, ou l'immortalité de l'âme, ni aucune des choses de cette nature; non seulement parce que je ne me sentirais pas assez fort pour trouver dans la nature de quoi convaincre des athées endurcis, mais encore parce que cette connaissance, sans Jésus-Christ, est inutile et stérile.
Page 105 - Dieu qu'ils adorent, mais pour ceux en qui cette lumière est éteinte et dans lesquels on a dessein de la faire revivre, ces personnes destituées de foi et de grâce, qui recherchant de toute leur lumière tout ce qu'ils voient dans la nature qui les peut mener à cette connaissance, ne trouvent qu'obscurité et ténèbres...
Page 90 - ... ils ont un autre instinct secret, qui reste de la grandeur de notre première nature , qui leur fait connaître que le bonheur n'est en effet que dans le repos...
Page 96 - Comme on dit beauté poétique, on devrait aussi dire beauté géométrique et beauté médicinale. Cependant on ne le dit point : et la raison en est qu'on sait bien quel est l'objet de la géométrie et qu'il consiste en preuves, et quel est l'objet de la médecine et qu'il consiste en la guérison ; mais on ne sait pas en quoi consiste l'agrément qui est l'objet de la poésie.

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