Oeuvres complètes de J. J. Rousseau: Philosophie; Discours. Émile. Politique. Lettres de la montagne. Lettres sur la botanique

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Page 110 - ... celle des choses, qui est de la nature; celle des hommes, qui est de la société. La dépendance des choses, n'ayant aucune moralité, ne nuit point à la liberté, et n'engendre point de vices; la dépendance des hommes étant désordonnée, les engendre tous, et c'est par elle que le maître et l'esclave se dépravent mutuellement. S'il ya quelque moyen de remédier à ce mal dans la société, c'est de substituer la loi à l'homme, et d'armer les volontés générales d'une force réelle,...
Page 434 - Il faut étudier la société par les hommes, et les hommes par la société : ceux qui voudront traiter séparément la politique et la morale, n'entendront jamais rien à aucune des deux.
Page 7 - ... les saisons ; il mutile son chien , son cheval , son esclave ; il bouleverse tout , il défigure tout; il aime la difformité , les monstres ; il ne veut rien tel que l'a fait la nature , pas même l'homme...
Page 18 - Vivre est le métier que je lui veux apprendre. En sortant de mes mains, il ne sera, j'en conviens, ni magistrat, ni soldat, ni prêtre; il sera premièrement homme : tout ce qu'un homme doit être , il saura l'être au besoin tout aussi bien que qui que ce soit; et la fortune aura beau le faire changer de place, il sera toujours à la sienne.
Page 125 - Posons pour maxime incontestable que les premiers mouvements de la nature sont toujours droits : il n'ya point de perversité originelle dans le cœur humain; il ne s'y trouve pas un seul vice dont on ne puisse dire comment et par où il y est entré.
Page 10 - Tout ce que nous n'avons pas à notre naissance , et dont nous avons besoin étant grands , nous est donné par l'éducation.
Page 13 - Les bonnes institutions sociales sont celles qui savent le mieux dénaturer l'homme, lui ôter son existence absolue pour lui en donner une relative, et transporter le moi dans l'unité commune; en sorte que chaque particulier ne se croie plus un, mais partie de l'unité, et ne soit plus sensible que dans le tout.
Page 263 - ... leur odeur ne lui fit-elle pas soulever le cœur? « comment ne fut-il pas dégoûté , repoussé , saisi « d'horreur , quand il vint à manier l'ordure de ces « blessures , à nettoyer le sang noir et figé qui les
Page 350 - ... ses semblables : or c'est pourtant ce qu'il fait, selon vous, en lui transmettant ses richesses, qui sont la preuve et le prix du travail. Celui qui mange dans l'oisiveté ce qu'il n'a pas gagné luimême...
Page 432 - Mais quand la force d'une ame expansive m'identifie avec mon semblable , et que je me sens pour ainsi dire en lui , c'est pour ne pas souffrir que je ne veux pas qu'il souffre ; je m'intéresse à lui pour l'amour de moi...

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