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A PARIS,
DE L'IMPRIMERIE ET DE LA FONDERIE STÉRÉOTYPES
DE PIERRE DIDOT L'AINÉ, ET DE FIRMIN DIDOT.

1817.

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Quoique jusqu'à l'adolescence tout le cours de la vie soit un temps de foiblesse, il est un point, dans la durée de ce premier âge,oà, le progrès des forces ayant passé celui des besoins, l'animal croissant, encore absolument foible, devient fort par relation. Ses besoins n'étant pas tous développés, ses forces actuelles sont plus que suffisantes pour pourvoir à ceux qu'il a. Comme homme il seroit très foible, comme enfant il est très fort.

D'où vient la foiblesse de l'homme ? De l'inégalité qui se trouve entre sa force et ses desirs. Ce sont nos passions qui nous rendent foibles , parcequ'il fandroit

pour les contenter plus de forces que ne nous en donna la nature; diminuez donc les desirs, c'est comme si vous augmentiez les forces : celui qui peuty plus qu'il ne desire en a de reste ; il est certainemeut un être très fort. Voilà le troisieme état de l'enfance, et celui dont j'ai maintenant à parler. Je continue

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ÉMILE, 2.

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