Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe, Volume 8

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Janet et Cotelle, 1822
 

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Page 89 - Je n'appelle plus Rome un enclos de murailles. Que ses proscriptions comblent de funérailles : Ces murs , dont le destin fut autrefois si beau , N'en sont que la prison , ou plutôt le tombeau ; Mais pour revivre ailleurs dans sa première force, Avec les faux Romains elle a fait plein divorce; Et comme autour de moi j'ai tous ses vrais appuis, Rome n'est plus dans Rome, elle est toute où je suis.
Page 379 - On trouve dans une lettre manuscrite d'un homme de ce temps-là, qu'il s'éleva un murmure très désagréable dans le parterre, à ces vers d'Aglatide: Hélas ! .... je n'entends pas des mieux Comme il faut qu'un hélas s'explique ; Et lorsqu'on se retranche au langage des yeux, Je suis muette à la réplique.
Page 296 - Dis-moi donc, lorsque Othon s'est offert à Camille, At-il paru contraint? at-elle été facile? Son hommage auprès d'elle at-il eu plein effet? Comment l'at-elle pris, et comment l'at-il fait
Page 53 - II hait des passions l'impétueux tumulte ; Et son feu, que j'attache aux soins de ma grandeur, Dédaigne tout mélange avec leur folle ardeur. J'aime en Sertorius ce grand art de la guerre Qui soutient un banni contre toute la terre; J'aime en lui ces cheveux...
Page 355 - Aucun personnage n'agit dans la pièce. Un subalterne apprend à Camille que quinze ou vingt soldats ont proclamé Othon ; et Camille, qui aimait cet Othon, consent tout d'un coup qu'on lui fasse couper la tête, et prononce une maxime de comédie sur le retour de l'amour au courroux, et du courroux à l'amour.
Page 198 - Des actions des rois ce téméraire arbitre Dédaigne insolemment ceux qui n'ont que le titre. Jamais d'un roi sans trône il n'eût souffert la loi, Et ce mépris peut-être eût passé jusqu'à moi. Il fallait qu'il lui vît sa couronne à la tête, Et que ma main devînt sa dernière conquête, Si nous voulions régner avec l'autorité Que le juste respect doit à la dignité. J'aime donc Massinisse, et je prétends qu'il m'aime...
Page 276 - J'eus donc pour m'y produire un des trois à choisir. Je les voyais tous trois se hâter sous un maître Qui, chargé d'un long âge, a peu de temps à l'être, Et tous trois à l'envi s'empresser ardemment A qui dévorerait ce règne d'un moment.
Page 25 - Cependant sur le dos de la plaine liquide S'élève à gros bouillons une montagne humide: L'onde approche, se brise et vomit à nos yeux Parmi des flots d'écume un monstre furieux Son front large est armé de cornes menaçantes Tout son corps est couvert d'écaillés jaunissantes, Indomptable taureau, dragon impétueux...
Page 241 - Qui ne saurait déplaire à notre âge indompté; Mais quand à cette ardeur un monarque défère, II s'en fait un plaisir et non pas une affaire...
Page 95 - S'il est vrai qu'il l'aime si tendrement, il joue le rôle d'un lâche de l'avoir répudiée par crainte de Sylla; et Pompée, ainsi avili, ne peut plus intéresser les spectateurs, comme on vient de le faire voir.

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