L'évolution du vers français au dis-septième siècle

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Hachette et cie., 1893 - France - 494 pages
 

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Page 242 - Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois.» A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie, Et pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Page 239 - Hé, bonjour, monsieur du Corbeau Que vous êtes joli! que vous me semblez beau! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois.
Page 265 - Rare et fameux esprit, dont la fertile veine Ignore en écrivant le travail et la peine, Pour qui tient Apollon tous ses trésors ouverts, Et qui sais à quel coin se marquent les bons vers, Dans les combats d'esprit savant maître d'escrime, Enseigne-moi, Molière, où tu trouves la rime. On dirait, quand tu veux, qu'elle te vient chercher...
Page 358 - Malherbe vint, et, le premier en France, Fit sentir dans les vers une juste cadence, D'un mot mis en sa place enseigna le pouvoir, Et réduisit la muse aux règles du devoir. Par ce sage écrivain la langue réparée N'offrit plus rien de rude à l'oreille épurée.
Page 453 - Mais puisque, sans vouloir que je le justifie, Vous me rendez garant du reste de sa vie, Je répondrai, madame, avec la liberté D'un soldat qui sait mal farder la vérité.
Page 343 - Rime, qui donnes leurs sons Aux chansons, Rime, L'UNIQUE HARMONIE Du vers, qui, sans tes accents Frémissants, Serait muet au génie ; Rime, écho qui prends la voix Du hautbois Ou l'éclat de la trompette, Dernier adieu d'un ami Qu'à demi L'autre ami de loin répète; Rime, tranchant aviron, Éperon Qui fends la vague...
Page 391 - Et qu'un mot quelquefois n'y brave la césure : Mais c'est qu'en eux le vrai, du mensonge vainqueur , Partout se montre aux yeux , et va saisir le cœur ; Que le bien et le mal y sont prisés au juste; Que jamais un faquin n'y tint un rang auguste ; Et que mon cœur , toujours conduisant mon esprit, Ne dit rien aux lecteurs qu'à soi-même il n'ait dit. Ma pensée au grand jour partout s'offre et s'expose ; Et mon vers, bien ou mal, dit toujours quelque chose.
Page 333 - Non, monsieur. Tout ce qui n'est point prose est vers, et tout ce qui n'est point vers est prose.
Page 391 - Sais-tu pourquoi mes vers sont lus dans les provinces, Sont recherchés du peuple, et reçus chez les princes? Ce n'est pas que leurs sons, agréables, nombreux, Soient toujours à l'oreille également heureux; Qu'en plus d'un lieu le sens n'y gêne la mesure, Et qu'un mot quelquefois n'y brave la césure : Mais c'est qu'en eux le vrai, du mensonge vainqueur, Partout se montre aux yeux, et va saisir le cœur; Que le bien et le mal y...
Page 302 - Et je suis, quelque ardeur qu'elle m'ait pu donner, Le premier à les voir, comme à les condamner. Mais, avec tout cela, quoi que je puisse faire, Je confesse mon faible; elle a l'art de me plaire...

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