Gwerziou soniou ha marvailhou brezonek ha gallek: gant toniou - barz ar gouet

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René Prud'homme, 1903 - Breton language - 293 pages

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Popular passages

Page 137 - Du palais d'un jeune lapin Dame belette, un beau matin, S'empara : c'est une rusée. Le maître étant absent, ce lui fut chose aisée. Elle porta chez lui ses pénates, un jour Qu'il était allé faire à l'aurore sa cour Parmi le thym et la rosée.
Page 139 - Et quand ce serait un royaume, Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi En a pour toujours fait l'octroi A Jean, fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume, Plutôt qu'à Paul, plutôt qu'à moi...
Page 213 - Le joyeux laboureur ne m'invite à m'asseoir ; Et de loin je vois sa famille, Autour du sarment qui pétille, Chercher sur ses genoux les caresses du soir. Vers la chapelle hospitalière En pleurant j'adresse mes pas, La seule demeure ici-bas Où je ne sois point étrangère. La seule devant moi qui ne se ferme pas ! Souvent je contemple la pierre Où commencèrent mes douleurs ; J'y cherche la trace des pleurs Qu'en m'y laissant peut-être y répandit ma mère. Souvent aussi mes pas errants Parcourent...
Page 140 - L'ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, transmis. Le premier occupant, est-ce une loi plus sage? — Or bien, sans crier davantage, Rapportons-nous ', dit-elle, à Raminagrobis. » C'étoit un chat vivant comme un dévot ermite, Un chat faisant la chattemite, Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras, Arbitre expert sur tous les cas.
Page 213 - Jamais sous son toit de feuillée Le joyeux laboureur ne m'invite à m'asseoir; Et de loin je vois sa famille, Autour du sarment qui pétille Chercher sur ses genoux les caresses du soir. Vers la chapelle hospitalière En pleurant j'adresse mes pas, La seule demeure ici-bas Où je ne sois pas étrangère, La seule devant moi qui ne se ferme pas!
Page 208 - Tombe, tombe, feuille éphémère, Voile aux yeux ce triste chemin ; Cache au désespoir de ma mère La place où je serai demain. Mais, vers la solitaire allée, Si mon amante échevelée Venait pleurer quand le jour fuit, Éveille par ton léger bruit Mon ombre un instant consolée !
Page 209 - II dit, s'éloigne... et sans retour !... La dernière feuille qui tombe A signalé son dernier jour. Sous le chêne on creusa sa tombe... Mais son amante ne vint pas Visiter la pierre isolée, Et le pâtre de la vallée Troubla seul du bruit de ses pas Le silence du mausolée.
Page 206 - L'automne avait jonché la terre : Le bocage était sans mystère, Le rossignol était sans voix. Triste et mourant, à son aurore, Un jeune malade, à pas lents, Parcourait une fois encore Le bois cher à ses premiers ans : " Bois que j'aime ! adieu... je succombe; Votre deuil me prédit mon sort ; Et dans chaque feuille qui tombe Je vois un présage de mort.
Page 212 - S'éveillant avec la nature, Le jeune oiseau chantait sur l'aubépine en fleurs; Sa mère lui portait sa douce nourriture ; Mes yeux se sont mouillés de pleurs ! Oh!
Page 207 - Les feuilles des bois A tes yeux jauniront encore, Et c'est pour la dernière fois. La nuit du trépas t'environne; Plus pâle que la pâle automne, Tu t'inclines vers le tombeau. Ta jeunesse sera flétrie Avant l'herbe de la prairie , • Avant le pampre du coteau.

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