Les sources & l'évolution des essais de Montaigne: L'évolution des essais

Front Cover
Hachette, 1908 - 576 pages

From inside the book

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Selected pages

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 182 - ... establis et se continuent tant de siècles pour sa commodité et pour son service? Est-il possible de rien imaginer si ridicule que cette misérable et...
Page 298 - ... vont pillotant la science dans les livres, et ne la logent qu'au bout de leurs lèvres, pour la dégorger seulement et mettre au vent.
Page 209 - qui en est communément tenu ; on reçoit cette vérité avec tout « son bastiment et attelage d'argumens et de preuves, comme « un corps ferme et solide qu'on n'esbranle plus, qu'on ne juge « plus ». (2). Aristote est toujours le grand maître des sciences. C'est le « monarque de la doctrine moderne » comme dit Montaigne, « le dieu de la science scholastique» (3), « c'est religion de debatre « de ses ordonnances, comme de celles de Lycurgus à Sparte.
Page 409 - Ils veulent se mettre hors d'eux et eschapper à l'homme. C'est folie ; au lieu de se transformer en anges, ils se transforment en bestes ; au lieu de se hausser, ils s'abattent.
Page 258 - Je ne puis asseurer mon object. Il va trouble et chancelant, d'une yvresse naturelle. Je le prens en ce point, comme il est, en l'instant que je m'amuse à luy. Je ne peints pas l'estre, je peints le passage : non un passage d'aage en autre, ou, comme dict le peuple, de sept en sept ans, mais de jour en jour, de minute en minute.
Page 456 - Les abeilles pillotent deçà delà les fleurs ; mais elles en font après le miel, qui est tout leur...
Page 280 - Mes fantasies se suyvent, mais par fois c'est de loing, et se regardent, mais d'une veuë oblique.
Page 236 - Je ne puis tenir registre de ma vie par mes actions : fortune les met trop bas ; je le tiens par mes fantasies.
Page 201 - Finalement, il n'ya aucune constante existence, ny de nostre estre, ny de celuy des objects. Et nous, et nostre jugement, et toutes choses mortelles, vont coulant et roulant sans cesse, Ainsin il ne se peut establir rien de certain de l'un à l'autre, et le jugeant et le jugé estans en continuelle mutation et branle.
Page 104 - Or ceux qui escrivent les vies, d'autant qu'ils s'amusent plus aux conseils qu'aux evenemens, plus à ce qui part du dedans qu'à ce qui arrive au dehors, ceux là me sont plus propres.

Bibliographic information