Histoire des institutions Mérovingiennes et du gouvernement des Mérovingiens jusqu' à l'édit de 615

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Joubert, 1842 - 524 pages
 

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Page 73 - ... d'hérésie; lorsqu'elle était encore sous une croyance barbare , avec l'inspiration de Dieu, recherchant la clef de la science ; selon la nature de ses qualités, désirant la justice, gardant la piété ; la loi salique fut dictée par. les chefs de cette nation , qui en ce temps commandaient chez elle.
Page 319 - ... arrachait aux flammes une partie de ce qu'il possédait, cela lui était enlevé par les voleurs attachés à sa poursuite. Dans le territoire de Chartres , du vrai sang coula du pain rompu à l'autel , et la ville de Bourges fut frappée d'une affreuse grêle.
Page 73 - ... le dur joug des Romains, et qui, après avoir reconnu la sainteté du baptême, orna somptueusement d'or et de pierres précieuses les corps des saints martyrs que les Romains avaient brûlés par le feu, massacrés , mutilés par le fer, ou fait déchirer par les bêtes.
Page 424 - Clotaire ayant entendu ces paroles dit aux siens : « Ces hommes parlent « bien ; ne marchons pas sur eux de peur de pécher « contre Dieu. » Mais ils lui dirent : « Nous savons « que ce sont des menteurs et qu'ils n'ont jamais ac« compli leur promesse ; marchons sur eux.
Page 437 - Se voyant livré à ses ennemis, Gondovald leva les mains et les yeux au ciel, et dit : « Juge éternel, véritable vengeur des innocents, Dieu de qui toute justice procède, à qui le mensonge déplaît, en qui ne réside aucune ruse ni aucune méchanceté, je te confie ma cause, te priant de me venger promptement de ceux qui ont livré un innocent entre les mains de ses ennemis.
Page 326 - Voilà , s'é» cria-t-elle, que nous avons perdu tous nos fils ! Voilà que » les larmes des pauvres, les lamentations des veuves, les » soupirs des orphelins les tuent entre nos bras ! Nous ac» cumulons des trésors sans savoir pour qui nous les accu» muions ; et voilà que nos trésors restent sans héritiers , » parce qu'ils sont pleins de rapines et de malédictions! Et » voilà que nous avons perdu quelque chose de bien plus » beau que tous ces trésors! Maintenant, si tu m'en crois,...
Page 439 - J'en ai fait briser quinze pièces comme ce grand- plat que rous Toyez, et n'ai gardé que celui-là et un autre de cent soixante-dix livres. Pourquoi en aurais-je gardé plus qu'il ne m'en faut pour mon usage de tous les jours ? Je n'ai malheureusement pas d'autre fils que Childebert qui a bien assez des trésors que lui a laissés son père, et de ceux que j'ai pris soin de lui envoyer des effets de ce misérable, trouvés à Avignon. Le reste doitêtre appliqué aux besoins des pauvres et des...
Page 280 - Voilà main» tenant la quatorzième année que Childebert règne. Depuis » la mort de son père il n'a rien exigé , et la ville n'a gémi » sous le poids d'aucun impôt. Maintenant il est en votre » pouvoir de le lever ou de ne pas le lever ; mais prenez garde » d'attirer quelque malheur sur le roi en allant contre son » serment. » Ils me répondirent : « Voilà dans nos mains le » livre en vertu duquel ce peuple est imposé. » Je répondis : « Ce livre n'a pas été apporté du trésor...
Page 425 - ... meurent libres et qu'il n'y ait pas de guerre entre « nous. » Mais les Francs ne voulurent point encore consentir à cela. Le roi Clotaire leur dit : « Renoncez, « je vous prie , renoncez à votre projet , car le « droit n'est pas de notre côté; ne vous obstinez « pas à un combat où vous serez vaincus; mais si « vous voulez y aller de votre propre volonté , je ne
Page 211 - Gaule a se séparer de l'empire romain, à se soustraire au joug des lois romaines et à vivre d'après leurs propres lois. Les Bretons donc prirent les armes et voyant qu'il y allait de leur salut, ils parvinrent à mettre leurs cités à l'abri des attaques des Barbares. Toute cette longue côte de l'Armorique et les autres cités de la Gaule suivirent l'exemple des Bretons, secouèrent comme eux le joug des magistrats romains et se constituèrent en une espèce de république indépendante *....

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