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Depuis les 30 degrés de latitude nord, les résultats que j'ai obtenus s'accordent très-bien avec les observations de MM. Perrins, et Quevedo. Ce n'est probablement pas à l'influence locale des saisons, comme nous venons de le prouver plus haut, mais au mouvement des eaux et à des causes lointaines, qu'il faut attribuer l'étendue des variations de température observée entre les tropiques dans le voyage de Londres à Bombay. Ces variations se sont élevées à 5°, tandis que dans la mer du Sud je ne les ai trouvées que de 20,7. M. Quevedo, en traversant du sud au nord un espace de 640 lieues, ne vit changer la chaleur de l'Océan Atlantique, depuis le tropique du Capricorne jusqu'à 9° de latitude boréale, que de 10,7 : jusqu'aux 23° de lati

maximum du froid qu'atteint l'Océan sous les 45° de latitude, en prenant la moyenne de plusieurs jours ? A quel mois ce matinum correspond-il? On assure que, près de Marseille , la mer n'est jamais plus froide que 6°,5, et plus chaude que 25o, quoique les extrêmes de la température de l'air soient souvent — 4° et +35o. (Mém. de la Soc. royale de Méd., 1778, p. 70.) Peut-on admettre qu'au large, la chaleur de l'Atlantique s'élève à 20° par les 45° de latitude ?

tude boréale, les plus grands écarts de la température de la mer ne s'élevoient encore qu'à 30,7

Cette grande régularité dans la distribution de la chaleur de l'Océan se manifeste aussi d'une manière bien sensible, lorsqu'on compare, dans les deux hémisphères, des zones également éloignées de l'équateur:

COMPARAISON DE LA TEMPÉRATURE DES MERS DANS LES DEUX HÉMISPHÈRES.

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En discutant ces observations faites en différentes saisons, il faut comparer les mois qui, dans les deux hémisphères, sont à peu près également éloignés des solstices. Il est nécessaire aussi d'avoir égard à la lenteur avec laquelle, dans la zone tempérée, la mer reçoit et perd la chaleur qui lui' est communiquée par l'air. Les anomalies qui se manifestent proviennent peut-être en partie des variations que subissent dans un même lieu, mais en différentes années, les températures moyennes atmosphériques des mois.

Le tableau précédent fait voir que les idées

que l'on se forme généralement de la basse température de l'hémisphère austral ne sont pas tout-à-fait exactes. Près des pôles, et dans des latitudes très - élevées, le froid des mers est sans doute moins grand au nord qu'au sud de l'équateur; mais cette différence n'est pas sensible entre les tropiques; elle l'est même très-peu jusqu'aux 35 et 40 degrés de latitude. M. Kirwan'est parvenu à un résultat analogue pour l'air qui repose sur l'Océan,

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Voyez un Mémoire très-intéressant, inséré dans les Mém. de l'Acad. d'Irlande, Vol. VII, p. 122.

en prenant les moyennes d'un grand nombre d'observations faites pendant l'hiver et l'été de chaque hémisphère, et consignées dans les journaux de route des navigateurs. Depuis l'équateur jusqu'aux 34° de latitude australe, les hivers sont plus tempérés que sous les mêmes parallèles dans l'hémisphère boréal ; et encore par les 51° sud, aux îles Malouines , 'le mois de juillet est beaucoup moins froid que le mois de janvier à Londres.

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