Page images
PDF
EPUB

Tygromètre de Saussure, 910,5 à 92°,7.

Inclinaison magnétique, 47°,5; oscillations, 237; bonne observation. La côte montagneuse de Paria est relevée à 4 lieues de distance ; petit frais, temps beau et serein,

[ocr errors]

Vent de nord-est foible, beau; mer trèsbelle.

Température de l'Océan, sur le bas-fond près de la Punta Araya, 2304; mer au large, 259,2. A 5 milles de distance du port de Cumana, dans le N. N. E., la surface de l'Océan n'avoit que 22°,2 de température sans qu'il fût possible de trouver du fond à 60 brasses de profondeur. Ce froid est-il dû au courant qui vient des bas-fonds de l'ile de la Marguerite ? Dans les mers très-étroites, par exemple dans la Baltique, la température de l'eau offre également des changemens très-brusques. Au port de Cumana, l’eau de la mer s'est soutenue en 1799 et 1800, constamment entre 259,2 et 26°,3, la température

[graphic]
[ocr errors]

noître exactement l'élévation absolue de celle montagne; cette connoissance est aussi nécessaire pour le perfectionnement des cartes des îles Canaries, parce que MM. de Borda et Varela, lors de l'expédition de la frégate la Boussole, se sont servis des angles de hauteur du Pic et des azimuts pour fixer les distances relatives de Ténériffe , de Gomère et de Palma.

Quoique, dès l'année 1648, les opérations de Pascal et de Perrier eussent prouvé que le baromètre pouvoit être appliqué avec succès aux mesures de hauteur, ce n'est pourtant que depuis le commencement du dix-huitième siècle qu'on a des idées précises de l'élévation de quelques montagnes. Riccioli donnoit encore dix milles italiens, et Nicholls quinze lieues de hauteur au Pic de Teyde'. Edens ne tenta pas même une mesure, quoiqu'il fût parvenu à la cime du volcan en 1915. Son voyage ", le plus ancien de ceux qui furent publiés, fixa cependant l'attention des géographes et des physiciens

Zach, Journ, astron., 1800, T. I, p. 396. Viera, Noticias Historicas, T. I, p. 234.

» Phil. Trans., Vol. XXVII, p. 317.

mes

e

en Europe, et le premier essai d'une mesure fut fait par le père Feuillée' en 17244. Ce voyageur trouva, par une opération trigonométrique, la hauteur absolue du Pic, de 2213 toises. La Caille, en parlant de cette mesure dans les Mémoires de l'Académie, jeta des doutes sur l'exactitude du résultat. Ces doutes ont été reproduits par Bouguer qui, en fixant les limites des neiges perpétuelles sous différentes zones, a discuté, avec sa sagacité ordinaire, l'opération du père Feuillée. Il conclut que la hauteur du Pic n'excède pas 2062 toises ,

Il existe encore une autre mesure de cette montagne, faite pendant le voyage du père

vec

* Journal manuscrit du père Feuillée,

· Mém. de l'Académie, 1746, p. 143. Voyage de la Flore, T. I, p. 114.

3 Figure de la Terre, p. 48. Deluc, Rech. sur les modif. de Patmosphere, S. 280 et 763. Malgré la discussion de Bouguer et la mesure si connue de Borda, on trouve encore, dans plusieurs ouvrages de physique, la hauteur du Pic évaluée à 2097, 2180 et 2270 toises, Voyez la troisième édition de l'excellente Histoire de Sumatra, par M. Marsden, publiée en 1811, p. 14, et la Géologie de M. Breislack, T. I, p. 6, dont la tabla des hauteurs fourmille d'erreurs typograpbiques.

Feuillée, par M. Verguin. Cette mesure, purement barométrique, a été négligée jusqu'ici, parce que, calculée d'après la méthode de Cassini , elle avoit donné l'excessive hauteur de 2624 toises'. Cette erreur, qui excède les de la hauteur totale du volcan, se réduit à , si l'on applique la formule de La Place et le coëfficient de Ramond aux observations de M. Verguin, et si l'on suppose, ce qui est assez probable par une latitude aussi méridionale, que la pression de l'air n'a pas changé très-sensiblement dans l'espace de trois jours. Le 31 juillet 1724, le baromètre du P. Feuillée se soutint, au port de l'Orotava, à 27po. 9. 7. Le 3 août, on trouva le même instrument, au Monte-Verde, à 23pool., et à la cime du Pic, à 17po. 5li.. Le père Feuillée ne parle ni de la température de l'air aux deux stations, ni d'observations correspondantes faites à la même heure sur la côte. Les voyageurs construisoient eux-mêmes, à celte époque, leurs baromètres sur les lieux, et les instrumens météorologiques étoient totalement inconnus

[ocr errors]

C

· Mém. de l'Académie, 1733, p. 45.

« PreviousContinue »