Traité de versification française

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L. Levit, 1863 - French language - 274 pages
 

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Page 93 - Celui qui met un frein à la fureur des flots Sait aussi des méchants arrêter les complots. Soumis avec respect à sa volonté sainte, Je crains Dieu, cher Abner, et n'ai point d'autre crainte Cependant je rends grâce au zèle officieux Qui sur tous mes périls vous fait ouvrir les yeux.
Page 93 - Un trésor est caché dedans. Je ne sais pas l'endroit; mais un peu de courage Vous le fera trouver: vous en viendrez à bout. Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'août: Creusez, fouillez, bêchez; ne laissez nulle place Où la main ne passe et repasse.
Page 93 - TRAVAILLEZ, prenez de la peine ; C'est le fonds qui manque le moins. Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine, Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins. Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage Que nous ont laissé nos parents : Un trésor est caché dedans.
Page 158 - N'espérons plus, mon âme, aux promesses du monde; Sa lumière est un verre, et sa faveur une onde Que toujours quelque vent empêche de calmer. Quittons ces vanités, lassons-nous de les suivre; C'est Dieu qui nous fait vivre, C'est Dieu qu'il faut aimer. En vain pour satisfaire à nos lâches envies, Nous passons près des rois tout le temps de nos vies A souffrir des mépris et ployer les genoux. Ce qu'ils peuvent n'est rien; ils...
Page 94 - Rions, chantons, dit cette troupe impie : De fleurs en fleurs, de plaisirs en plaisirs, Promenons nos désirs. Sur l'avenir insensé qui se fie. De nos ans passagers le nombre est incertain : Hâtons-nous aujourd'hui de jouir de la vie; Qui sait si nous serons demain?
Page 229 - Était prête et toute bâtie. Il y mourut en traînant son lien : Sage s'il eût remis une légère offense. Quel que soit le plaisir que cause la vengeance, C'est l'acheter trop cher que l'acheter d'un bien Sans qui les autres ne sont rien.
Page 196 - Et d'où je crois me voir bannir, Entends les adieux de Marie, France, et garde son souvenir. Le vent souffle, on quitte la plage ; Et, peu touché de mes sanglots, Dieu, pour me rendre à ton rivage, Dieu n'a point soulevé les flots! Adieu, charmant pays de France, Que je dois tant chérir ! Berceau de mon heureuse enfance, Adieu ! te quitter c'est mourir.
Page 136 - Le petit enfant Amour Cueilloit des fleurs à l'entour D'une ruche, où les avettes Font leurs petites logettes. Comme il les alloit cueillant, Une avette sommeillant Dans le fond d'une fleurette, Luy piqua la main douillette. Si tost que piqué se vit, Ah ! je suis perdu (ce dit) Et s'en-courant vers sa mere Luy monstra sa playe amere.
Page 216 - Il n'en fallut pas plus. Notre souffleur à gage Se gorge de vapeurs, s'enfle comme un ballon, Fait un vacarme de démon, Siffle, souffle, tempête, et brise en son passage Maint toit qui n'en peut mais, fait périr maint bateau : Le tout au sujet d'un manteau.
Page 134 - Quoi ! tandis que partout, ou sincères ou feintes, Des lâches, des pervers, les larmes et les plaintes Consacrent leur Marat parmi les immortels, Et que, prêtre orgueilleux de cette idole vile, Des fanges du Parnasse un impudent reptile Vomit un hymne infâme au pied de ses autels, La vérité se tait ! Dans sa bouche glacée, Des liens de la peur sa langue embarrassée Dérobe un juste hommage aux exploits glorieux ! Vivre est-il donc si doux ? De quel prix est la vie, Quand, sous un joug honteux,...

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