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NOTES ET VARIANTES

NOTA. Le premier chiffre de la note est celui de la page,

et le second, celui du vers. Val. indique les notes de l’édition Valincourt (1713); Br., les notes de Brossette.

Page 1. L'ART POÉTIQUE fut composé de 1669 à 1674, et parut en 1674, in-4° et grand in-12.

2, 11. Ainsi tel autrefois... L'édition de 1713 répète la note de 1701.

Faret, auteur du livre intitulé . l'Honnête Homme, et ami de Saint-Amant. Val. — Nicolas Faret, de Bresse, un des premiers de l'Académie française en 1633. Il fut secrétaire puis intendant du comte d'Harcourt, qu'il accompagna dans son expédition des îles de Saint-Honorat et de Sainte-Marguerite. Faret, qui vécut toujours dans la bonne compagnie de son temps, n'a dû sa réputation de buveur qu'à la rime facile de son nom avec cabaret.

3, 10. Cf. Ginguené, Histoire littéraire de l'Italie, t. VI, p. 436-438.

22. Voici le vers de Scudéri : Ce ne sont que festons, ce ne sont que couronnes. 4, 23. Le burlesque effronté... Le style burlesque fut extrêmement en vogue depuis le commencement du dernier (BRÉBEUF, la Pharsale, 1. VII.) 6, 10. La plupart de nos anciens romans françois sont en vers confus et sans ordre, comme le Roman de la Rose et plusieurs autres. Val.

siecle jusque vers l'an 1660 qu'il tomba. Val. SaintMarc cite un chanoine d'Embrun, Jean-Jacques, qui aurait mis en vers burlesques la Passion de Jésus-Christ.

5, 2. Il paraît à peu près certain que Tabarin n'était qu’un nom de tréteaux, et que celui qui l'avait pris était d'origine italienne. De 1618 à 1630, il servit de compère à Montdor, charlatan qui débitait un onguent sur la place Dauphine. M. Gustave Aventin (Vinant) a réuni ses parades sous le titre de : Euvres complètes de Tabarin; Paris, P. Jannet, 1858, 2 vol. in-16.

6. D’Assouci, pitoyable auteur qui a composé l'Ovide en belle humeur. Val. Charles Coypeau, sieur d’Assoucy, mit en outre en vers burlesques le Ravissement de Proserpine de Claudien. On a aussi de lui un Recueil de poésies et des Aventures de Voyage, où il se montre singulièrement sensible

ce que Boileau dit de lui.

10. Typhon, ou la Gigantomachie, ou la Guerre des Dieux contre les Géants, poëme de Scarron publié en 1644.

13. Les vendeurs de Mithridate et les joueurs de marionnettes se mettent depuis longtemps sur le Pont-Neuf. Val.

16.
De mourans et de morts cent montagnes plaintives,
D'un sang impétueux cent vagues fugitives.

18. Parlant grec et latin. Boileau, entre autres exemples, citait ce vers où Ronsard (1. I, sonnet 68) dit à sa maîtresse :

Etes-vous pas ma seule entéléchie ? pour ma seule perfection. (BROSSETTE.)

22. Desportes et Bertaut. Philippe Desportes, oncle de Régnier, abbé de Tiron, etc.; poëte favori de Henri III.

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Ses premières oeuvres ont été réunies en 1575, in-4°, et ses traductions en vers de psaumes ont paru en 1603, in-8. Jean Bertaut, évêque de Séez, abbé d'Aulnay, aumônier de Catherine de Médicis, etc., fut l'un des catéchistes de Henri IV. Ses æuvres ont été réunies en 1620, in-8.

8, 4. Scudéri disait toujours, pour s'excuser de travailler si vite, qu'il avoit ordre de finir. Val.

12, 8. Ronsard, dans ses églogues, appelle Henri II, Henriot; Charles IX, Carlin; Catherine de Médicis, Catin. Il emploie aussi les noms de Guillot, Pierrot, Michau, Marion, etc. (BROSSETTE).

M. Daunou fait observer que ces noms n'avaient rien de ridicule et que les diminutifs se prenaient en bonne part.

13, 21. Pise, en Elide, où l'on celebroit les jeux olympiques. Val.

14, 12. Lille et Courtrai furent prises en 1667, et Dôle en 1668.

13. François Eudes de Mezeray, historiographe de France, secrétaire perpétuel de l'Académie française. La première édition de son Histoire de France est de Paris, 16431651, 3 vol. in-fol.; et la première édition de son Abrégé chronologique est de Paris, 1668, 3 vol. in-4°. On le croit l'auteur des Satires ou Mazarinades, imprimées sous le nom de Sandricourt.

15, 7. Jean Ogier de Gombauld, calviniste, l'un des premiers de l'Académie française. Outre ses poésies et une tragédie, les Danaïdes, on a publié de lui : Traitez et Lettres touchant la Religion; Amst., 1676, in-i2. François Maynard, de l'Académie française ; il y a quelques pièces de lui dans un recueil de 1626 et dans le Cabinet satyrique. Claude de Malleville, secrétaire du Roi, dont les poésies ont été réunies. (Paris, 1649, in-4°.)

10. Sercy, libraire du palais. Val. Charles de Sercy, qui publia tant de recueils de Poésies choisies, demeurait au Palais, dans la salle Dauphine, à la Bonne-Foy couronnée.

23. La Sylvie de Mairet. Val. Jean Mairet, qui ne fut pas de l'Académie française, a composé, en outre, beaucoup de tragi-comédies. On a de lui : Euvres lyriques, contenant...; Paris, 1631, in-4°. 16, 6.

Et le docteur en chaire en sema l'Evangile. Le Petit Père André, augustin. Val. André Boulanger, des augustins réformés, exerça pendant plus de cinquante ans la prédication ; il est le dernier représentant de ces prédicateurs au style trivial, mais énergique, qui furent si populaires au XVIe siècle. Il n'a publié que : Oraison funèbre de Marie de Lorraine, abbesse de Chelles ; Paris, 1627, in-8.

18, 6-7. Var. : Suivant Brossette, Boileau aurait d'abord écrit :

Heureux si, moins hardi, dans ses vers pleins de sel,

Il n'avoit point traîné les Muses au b.....! Arnauld lui fit changer ces deux vers.

19, 1. Il s'agit ici de Claude Petit, ou Lepetit, auteur de Paris ridicule et de quelques chansons impies, à cause desquelles il fut pendu puis brûlé.

15. Robert Nanteuil a gravé, en 1658, un portrait du père de Boileau. Cf. Robert Dumesnil, tome IV. 21, 17. Il y a de pareils exemples dans Euripide. Val.

26. Dans une pièce de Lope de Vega, Valentin et Orson, qui naissent au premier acte, sont fort âgés au dernier.

23, 12. Voyez Quintilien, 1. X, chap. I. Val. Ce renvoi est erroné; Quintilien, au lieu indiqué, loue la tragédie et n'avoue la foiblesse latine que quant à la comédie in comedia maxime claudicamus.

15. Leurs piéces sont imprimées. Val.

22. Ce ne fut que sous Louis XIII que la tragédie commença à prendre une bonne forme en France. Val.

– 23. Ce masque antique s'appliquoit sur le visage de

l'acteur et représentoit le personnage qu'on introduisoit sur la scéne. Val.

24. Esther et Athalie ont montré combien l'on a perdu en supprimant les cheurs et la musique. Val.

25, 10. La Cléopâtre est de Gaultier Costes de La Calprenède, auteur de la Mort de Mithridate, Edouard, Bradamante, Clarionte, le comte d'Essex, la Mort des enfants d'Hérode, tragédies; de Cassandre, Pharamond et Cléopâtre,

romans.

18. Boileau nomme Sénèque, mais il pouvait aussi avoir en vue Corneille, auquel il reproche, à la fin de la préface du Traité du sublime, les grands mots du début de la Mort de Pompée.

27, 24. L'auteur avoit en vue Saint-Sorlin Desmarets qui a écrit contre la fable. Val. C'est en tête de son poëme de Clovis, ou la France chrétienne. 29, 14. Var. :

Et n'allons point parmi nos ridicules songes. Corneille avait dit dans Polyeucte, acte IV, scène III :

Voila de vos chrétiens les ridicules songes.

21. Childebrand est le héros de Charles Martel, ou les Sarrasins chassés de France, poëme en seize livres par Carel de Sainte-Garde.

30, 4. Polynice et Etéocle, frères ennemis, auteurs de la Guerre de Thèbes. Voyez la Thébaïde de Stace. Val.

17. 1713 répète la note de 1701. 31, 14. Dans une lettre à Brossette, du 7 janvier 1709, Boileau discute si de Styx et d’Achéron est plus poétique que du Styx et de l’Achéron.

32, 4-5. Racine aurait-il imité ces deux vers dans Esther, acte II, scène vii :

Je ne trouve qu'en vous je ne sçais quelle grâce
Qui me charme toujours et jamais ne me lasse?

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