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tées à des contemporains; d'autres enfin font disparaître le moraliste sous les critiques et les commentaires.

C'est seulement en 1827 que nous retrouvons, dans le 71e volume de la belle Collection des Classiques français publiée par le libraire Lefèvre, en 75 volumes in-8°, le véritable texte de La Rochefoucauld rétabli par Aimé Martin.

Vient ensuite, en 1853, l'édition en un volume in-16, de la Bibliothèque Elzevirienne, donnée par Gratet-Duplessis.

Puis en la présente année 1869, la belle et fidèle reproduction in-8° de l'édition de 1678, due à un bibliophile distingué, M. Louis Lacour.

Enfin, ce texte, qui doit être l'objet du respect de tout éditeur digne de ce nom, a été scrupuleusement suivi par M. L. Gilbert, dans l'excellente édition des OEuvres de La Rochefoucauld dont il est spécialement chargé dans la Collection des Grands écrivains de la France, actuellement en cours de publication.

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MANUSCRITS. Quoique les Manuscrits de La Rochefoucauld conservés au château de la Roche-Guyon ne soient pas du domaine de la bibliographie, il nous paraît utile d'en parler, en raison du caractère d'authenticité qu'ils impriment aux pièces inédites qui en ont été tirées.

Ces manuscrits consistent en un cahier broché, et en trois volumes in-folio, richement et uniformément reliés en maroquin rouge, avec gaufrures et armes imprimées en

or sur le plat. Ils sont cotés A. B. et D 1.

Le volume A renferme les vingt Réflexions diverses qui dans notre édition occupent

les pages 215 à 287.

- Ce volume n'est pas autographe; c'est une mise au net, d'une belle écriture, et portant plusieurs corrections de la main de La Rochefoucauld. Le volume B, plus petit de format que

le précédent, comprend : 1° Le fragment abrégé des Mémoires sur la Régence, donné dans toutes les éditions anciennes; 2° le manuscrit

I ll est présumable que le volume de poésies dont il est parlé ci-dessus, p. 23, note 1, était marqué de la lettre C.

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entièrement autographe des Maximes, mais auquel plusieurs pages font défaut. Le fragment sur la Régence est de la main qui a écrit les Réflexions diverses.

Le volume contient les Mémoires, dont le texte a été assez exactement reproduit par l'impression.

Il n'est pas autographe; c'est donc une copie de plus à ajouter aux huit copies du temps que possède la Bibliothèque impériale.

Le cahier broché, qui par son objet se rattache au volume D, est d'une écriture trèsdifférente, mais n'est pas de la main de La Rochefoucauld ; il a pour titre : Mémoires de M. Vineuil. Ce cahier renferme la partie des Mémoires dite Guerre de Paris, c'est-à-dire celle qui a été le plus vivement reprochée à La Rochefoucauld lors de la publication faite à Cologne (Amsterdam) en 1662. C'est là qu'on trouve le jugement sévère attribué à La Rochefoucauld touchant madame de Longueville.

A la page 297 ci-dessus, on trouve la lettre qu'il écrivit à ce sujet à une personne dont nous n'avons pu découvrir le nom.

:

ABEILLES. Leur industrie, leur règle, leur subor

dination, leur rapport avec l'homme, R. XI,

p. 246.

ABSENCE. Son effet sur les passions, M. 276.

C'est en l'achetant qu'on récompense le mérite

des gens incommodes, M. 403. ACCENT DU PAYS. Il demeure dans l'esprit et dans

le cour, comme dans le langage, M. 342. ACCIDENTS (heureux ou malheureux). Parti différent

que savent en tirer les gens habiles et les imprudents, M. 59. — Les plus surprenants et les plus terribles laissent les héros dans un état paisible , M. 217. Il en est d'où il faut être un peu fou

pour se bien tirer, M. 310. ACCOUTUMANCE, Habitude. C'est

par
elle
que

les vieillards supportent le poids d'une vie triste et

languissante, R. XIX, p. 287. Actions (bonnes ou mauvaises, grandes ou belles). La

fortune ou notre industrie les arrangent, M. 1 et 634. — Éclatantes, ce qui les produit, M. 7.

Grandes, souvent un effet du hasard, M. 57.

Ont leurs étoiles, qui les rendent louables ou blâmables, M. 58. Ce que valent celles qui ne sont pas l'effet d'un grand dessein, M. 160. Doivent être proportionnées aux desseins, M. 161.

Comment nous imitons les bonnes et les maulvaises, M. 230. - Elles sont comme les boutsrimés, M. 382. Cas où nous serions honteux des plus belles, M. 409. - Moyen de se donner part aux belles actions, M. 432.

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