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LI BIS.

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ver sa santé par un trop grand régime. (1665

- n° 298.) Il y a de belles choses qui ont plus d'éclat

LVII. quand elles demeurent imparfaites, que quand elles sont trop achevées. (1665 — no 262.)

Il est plus facile de prendre de l'amour quand

on n'en a pas, que de s'en défaire quand on en a. LII.

(1665-no 500.)

LVIII. La magnanimité est un noble effort de l'orgueil par lequel il rend l'homme maître de lui- La plupart des femmes se rendent plutôt par même, pour le rendre maître de toutes choses. foiblesse que par passion. De là vient que, pour (1665 - n° 271.)

l'ordinaire, les hommes entreprenants réussisLIII.

sent mieux que les autres, quoiqu'ils ne soient

pas plus aimables. (1665 - n° 301.) Le luxe et la trop grande politesse dans les

LIX. états sont le présage assuré de leur décadence, parceque tous les particuliers s'attachant à leurs

N'aimer guère en amour, est un moyen asintérêts propres, ils se détournent du bien pu- suré pour être aimé. (1665 — n° 302.) blic. (1665 - n° 282.)

LX.
LIV.

La sincérité que se demandent les amants et De toutes les passions , celle qui est la plus in- les maitresses pour savoir l'un et l'autre quand connue à nous-mêmes, c'est la paresse ; elle est ils cesseront de s'aimer, est bien moins pour la plus ardente et la plus maligne de toutes, vouloir être avertis quand on ne les aimera quoique sa violence soit insensible, et que les plus, que pour être mieux assurés qu'on les dommages qu'elle cause soient très cachés : si aime, lorsque l'on ne dit point le contraire. nous considérons attentivement son pouvoir, (1665 — no 303.) nous verrons qu'elle se rend en toutes rencon

LXI. tres maîtresse de nos sentiments, de nos intérêts et de nos plaisirs : c'est la rémore qui a la La plus juste comparaison qu'on puisse faire force d'arrêter les plus grands vaisseaux, c'est de l'amour, c'est celle de la fièvre; nous n'avons une bonace plus dangereuse aux plus impor- non plus de pouvoir sur l'un que sur l'autre, tantes affaires que les écueils et que les plus soit pour sa violence ou pour sa durée. (1665 grandes tempêtes. Le repos de la paresse est un – no 505.)

LXII. charme secret de l'ame qui suspend soudainement les plus ardentes poursuites et les plus

La plus grande habileté des moins habiles est opiniâtres résolutions. Pour donner enfin la vé- de savoir se soumettre à la bonne conduite d'auritable idée de cette passion, il faut dire que la trui. (1665 — no 309.) paresse est comme une beatitude de l'ame, qui la console de toutes ses pertes, et qui lui tient

LXIII. lieu de tous les biens. ( 1665 - no 290.)

On craint toujours de voir ce qu'on aime, LV.

quand on vient de faire des coquetteries ail

leurs. (1675 — n° 372.) On aime bien à deviner les autres, mais l'on

LXIV. n'aime pas à être deviné. (1665 - no 296.)

On doit se consoler de ses fautes, quand on LVI.

a la force de les avouer. (1675 – no 375.) C'est une ennuyeuse maladie que de conser

SECOND SUPPLÉMENT. est fait, on en est assez content pour ne se

mettre pas d'ordinaire fort en peine du succès

de l'entreprise que l'on veut faire réussir ; et il PENSÉES

est certain que ceux qui s'exposent et font au

tant qu'il est nécessaire pour prendre une place TIRÉES DES LETTRES MANUSCRITES que l'on attaque, ou pour conquérir une pro

vince, ont plus de mérite, sont meilleurs offiQUI SE TROUVENT A LA BIBLIOTHÈQUE DU ROI'.

ciers, et ont de plus grandes et plus utiles vues que ceux qui s'exposent seulement pour mettre

leur honneur à couvert; il est fort commun de I.

trouver des gens de la dernière espèce, et fort L'intérêt est l'ame de l'amour-propre : de rare d'en trouver de l'autre. (MAXIME 219.) sorte que comme le corps privé de son ame

Lettre à M. Esprit, manusc.,

folio 173. est sans vue, sans ouïe, sans connoissance, sans

V. sentiment et sans mouvement; de même l'amour-propre séparé, s'il le faut dire ainsi, de Le goût change, mais l'inclination ne change son intérêt, ne voit, n'entend, ne sent et ne point. (MAXIME 252.) se remue plus : de là vient qu'un même homme Lettre à madame de Sablé, manusc., folio 223. qui court la terre et les mers pour son intérêt devient soudainement paralytique pour l'inté

VI. rêt des autres; de là vient le soudain assou

Le pouvoir que des personnes que nous aipissement et cette mort que nous causons à tous

mons ont sur nous, est presque toujours plus ceux à qui nous contons nos affaires; de là vient

grand que celui

celui que nous avons nous - mêmes. leur prompte résurrection lorsque dans notre

(Maxime 259.) narration nous y melons quelque chose qui les

Lettre à madame de Sablé, manusc., folio 211. regarde : de sorte que nous voyons

dans conversations et dans nos traités, que

VII. mème moment un homme perd connoissance et revient à soi, selon que son propre intérêt

Ce qui fait croire si facilement que les autres s'approche de lui ou qu'il s'en retire.

ont des défauts, c'est la facilité que l'on a de Lettre à madame de Sablé, manusc., folio 214. croire ce que l'on souhaite. (Maxime 397.)

Lettre à madame de Sablé, manusc., folio 223. JI.

VIII. Ce qui fait tant crier contre les maximes qui découvrent le coeur de l'homme, est que l'on

Je sais bien que le bon sens et le bon esprit craint d'y être découvert. (MAXIME 103.)

ennuient à tous les âges, mais les goûts n'y Manusc., folio 310. mènent pas toujours, et ce qui seroit bien en III.

un temps, ne seroit pas bien en un autre. Ce

qui me fait croire que peu de gens savent être L'espérance et la crainte sont inséparables. vieux. (MAXIME 423.) (MAXIME 168.)

Lettre à madame de Sablé, manusc., folio 202. Lettre à madame de Sablé, manusc., folio 222.

IX.
IV.

Dieu a permis, pour punir l'homme du péIl est assez ordinaire de hasarder sa vie pour ché originel, qu'il se fit un bien de son amourempêcher d'être déshonoré; mais quand cela propre pour en être tourmenté dans toutes les · Nous avons indiqué les numéros des Maximes auxquelles les

actions de sa vie. (MAXIME 494.) Pensées de ce Supplement peuvent servir de variantes.

Manusc., folio 510.

nos

dans un

X.

Je ne prétends pas détruire, par ce que je

dis, la confiance si nécessaire entre les hommes, Il me semble que voilà jusqu'où la philoso- puisqu'elle est le lien de la société et de l'amitié. phie d'un laquais méritoit d'aller ; je crois que je prétends seulement y mettre des bornes et toute gaité en cet état-là est bien suspecte'. la rendre honnête et fidèle. Je veux qu'elle soit (MAXIME 504.)

Lettre à madame de Sablé, manusc., folio 161. toujours vraie et toujours prudente, et qu'elle Lettre à madame de Sablé, manusc., folio 161. n'ait ni foiblesse ni intérêt. Je sais bien qu'il

est malaisé de donner de justes limites à la

manière de recevoir toute sorte de confiance de RÉFLEXIONS

nos amis, et de leur faire part de la nôtre.

On se confie le plus souvent par vanité, par DIVERSES

envie de parler, par le desir de s'attirer la DU DUC DE LA ROCHEFOUCAULD. confiance des autres, et pour faire un échange

de secrets.

Il y a des personnes qui peuvent avoir raison 1.

de se fier en nous, vers qui nous n'aurions pas

raison d'avoir la même conduite; et on s'acDe la Confiance.

quitte avec ceux-ci en leur gardant le secret , et Bien que la sincérité et la confiance aient en les payant de légères confidences. du rapport , elles sont néanmoins différentes Il y en a d'autres dont la fidélité nous est en plusieurs choses.

connue, qui ne ménagent rien avec nous, et à La sincérité est une ouverture de coeur qui qui on peut se confier par choix et par estime. nous montre tels que nous sommes ; c'est un On doit ne leur rien cacher de ce qui ne reamour de la vérité, une répugnance à se dé- garde que nous; se montrer à eux toujours guiser, un desir de se dédommager de ses dé- vrais dans nos bonnes qualités et dans nos défauts, et de les diminuer même par le mérite fauts même, sans exagérer les unes et sans dide les avouer.

minuer les autres; se faire une loi de ne leur La confiance ne nous laisse pas tant de li- faire jamais des demi-confidences : elles emberté: ses règles sont plus étroites ; elle demande barrassent toujours ceux qui les font, et ne plus de prudence et de retenue, et nous ne contentent jamais ceux qui les reçoivent. On sommes pas toujours libres d'en disposer. Il ne leur donne des lumières confuses de ce qu'on s'agit pas de nous uniquement, et nos intérêts veut cacher; on augmente leur curiosité; on les sont mêlés d'ordinaire avec les intérêts des met en droit de vouloir en savoir davantage, autres : elle a besoin d'une grande justesse pour et ils se croient en liberté de disposer de ce ne pas livrer nos amis en nous livrant nous- qu'ils ont pénétré. Il est plus sûr et plus honmêmes, et pour ne pas faire des présents de nête de ne leur rien dire, que de se taire quand leur bien , dans la vue d'augmenter le prix de on a commencé à parler. Il y a d'autres règles ce que nous donnons.

à suivre pour les choses qui nous ont été conLa confiance plaît toujours à celui qui la re- fiées; plus elles sont importantes, et plus la çoit : c'est un tribut que nous payons à son prudence et la fidélité y sont nécessaires. mérite; c'est un dépôt que l'on commet à sa Tout le monde convient que le secret doit foi ; ce sont des gages qui lui donnent un droit être inviolable ; mais on ne convient pas tousur nous, et une sorte de dépendance où nous jours de la nature et de l'importance du secret. nous assujettissons volontairenient.

Nous ne consultons le plus souvent que nous

mêmes sur ce que nous devons dire et sur ce · La Rochefoucauld cite, dans la 504e Maxime, le trait d'un laquais qui dansa sur l'échafaud où il alloit être roué.

que nous devons taire. Il y a peu de secrets de • Les Réflexions suivantes sont tirées d'un Recueil de pièces tous les temps, et le scrupule de le révéler ne d'histoire et de littérature, Paris, 1731, tome fer, page 32. Ga- dure briel Brotier est le premier qui les ait insérées à la suite des

pas toujours. Maximes, dans l'édition qu'il a donnée de cet ouvrage.

On a des liaisons étroites avec des amis dont on connoît la fidélité ; ils nous ont toujours plus grandes choses ; il voit et connoît les plus parlé sans réserve, et nous avons toujours petites; ses pensées sont relevées, étendues, gardé les mêmes mesures avec eux. Ils savent justes et intelligibles : rien n'échappe à sa pénos habitudes et nos commerces, et ils nous nétration, et elle lui fait souvent découvrir la voient de trop près pour ne pas s'apercevoir vérité au travers des obscurités qui la cachent du moindre changement. Ils peuvent savoir par aux autres. ailleurs ce que nous sommes engagés de ne Un bel esprit pense toujours noblement; il dire jamais à personne. Il n'a pas été en notre produit avec facilité des choses claires, agréapouvoir de les faire entrer dans ce qu'on nous bles et naturelles; il les fait voir dans leur a confié; ils ont peut-être même quelque in- plus beau jour, et il les pare de tous les ornetérêt de le savoir, on est assuré d'eux comme ments qui leur conviennent; il entre dans le de soi, et on se voit réduit à la cruelle néces- goût des autres, et retranche de ses pensées ce site de perdre leur amitié, qui nous est pré- qui est inutile, ou ce qui peut déplaire. cieuse, ou de manquer à la foi du secret. Cet Un esprit adroit, facile, insinuant, sait éviétat est sans doute la plus rude épreuve de la ter et surmonter les difficultés. Il se plie aifidélité ; mais il ne doit pas ébranler un hon- sément à ce qu'il veut, il sait connoître l'esprit nète homme : c'est alors qu'il lui est permis de et l'humeur de ceux avec qui il traite; et en se préférer aux autres. Son premier devoir est ménageant leurs intérêts, il avance et il étade conserver indispensablement ce dépôt en blit les siens. son entier. Il doit non seulement ménager ses Un bon esprit voit toutes choses comme elles paroles et ses tons, il doit encore ménager doivent être vues; il leur donne le prix qu'elles ses conjectures, et ne laisser rien voir dans méritent, il les fait tourner du côté qui lui est ses discours ni dans son air, qui puisse tour- le plus avantageux, et il s'attache avec fermeté ner l'esprit des autres vers ce qu'il ne veut à ses pensées, parcequ'il en connoît toute la

force et toute la raison. On a souvent besoin de force et de prudence Il y a de la différence entre un esprit utile pour les opposer à la tyrannie de la plupart et un esprit d'affaires; on peut entendre les afde nos amis, qui se font un droit sur notre con- faires, sans s'appliquer à son intérêt particulier. fiance, et qui veulent tout savoir de nous : on Il y a des gens habiles dans tout ce qui ne les ne doit jamais leur laisser établir ce droit sans regarde pas, et très malhabiles dans tout ce exception. Il y a des rencontres et des circon- qui les regarde; et il y en a d'autres au constances qui ne sont pas de leur juridiction : s'ils traire qui ont une habileté bornée à ce qui les s'en plaignent, on doit souffrir leurs plaintes, touche, et qui savent trouver leur avantage en et s'en justifier avec douceur ; mais s'ils demeu- toutes choses. rent injustes, on doit sacrifier leur amilié à son On peut avoir tout ensemble un air sérieux devoir, et choisir entre deux maux inévitables, dans l'esprit, et dire souvent des choses agréadont l'un se peut réparer, et l'autre est sans bles et enjouées. Cette sorte d'esprit convient à

toutes personnes et à tous les âges de la vie. Les II.

jeunes gens ont d'ordinaire l'esprit enjoué et

moqueur, sans l'avoir sérieux ; et c'est ce qui De la Différence des esprits.

les rend souvent incommodes.

Rien n'est plus aisé à soutenir que le dessein Bien que toutes les qualités de l'esprit se d’être toujours plaisant ; et les applaudissements puissent rencontrer dans un grand génie, il y qu'on reçoit quelquefois, en divertissant les en a néanmoins qui lui sont propres et parti- autres ,ne valent pas que l'on s'expose à la honte culières; ses lumières n'ont point de bornes, de les ennuyer souvent quand ils sont de méil agit toujours également et avec la même acti-chante humeur. vité; il discerne les objets éloignés comme s'ils La moquerie est une des plus agréables et étoient présents ; il comprend , il imagine les des plus dangereuses qualités de l'esprit. Elle

pas dire.

remède.

plaît toujours quand elle est délicate; mais on qualités de l'esprit puisse convenir à un bel craint aussi toujours ceux qui s'en servent trop esprit, néanmoins comme ce titre a été donné souvent. La moquerie peut néanmoins être per- à un nombre infini de mauvais poètes et d'aumise quand elle n'est mêlée d'aucune malignité, teurs ennuyeux, on s'en sert plus souvent pour et quand on y fait entrer les personnes mêmes tourner les gens en ridicule que pour les dont on parle.

louer. Il est malaisé d'avoir un esprit de raillerie Bien qu'il y ait plusieurs épithètes pour l'essans affecter d'être plaisant, ou sans aimer à prit, qui paroissent une même chose, le ton et se moquer; il faut une grande justesse pour la manière de les prononcer y mettent de la railler long-temps sans tomber dans l'une ou différence : mais comme les tons et les manières l'autre de ces extrémités.

ne se peuvent écrire, je n'entrerai point dans La raillerie est un air de gaité qui remplit un détail qu'il seroit impossible de bien explil'imagination, et qui lui fait voir en ridicule les quer. L'usage ordinaire le fait assez entendre; objets qui se présentent : l'humeur y mêle plus et en disant qu'un homme a de l'esprit, qu'il a ou moins de douceur ou d'âpreté.

beaucoup d'esprit, et qu'il a un bon esprit, il Il y a une manière de railler , délicate et flat- n'y a que les tons et les manières qui puissent teuse, qui touche seulement les défauts que les mettre de la différence entre ces expressions, personnes dont on parle veulent bien avouer, qui paroissent semblables sur le papier, et qui qui sait déguiser les louanges qu'on leur donne expriment néanmoins différentes sortes d'essous des apparences de blåme, et qui découvre prit. ce qu'elles ont d'aimable, en feignant de le On dit encore qu'un homme n'a qu'une sorte vouloir cacher.

d'esprit, qu'il a de plusieurs sortes d'esprit, et Un esprit fin et un esprit de finesse sont qu'il a toutes sortes d'esprit. très différents

. Le premier plait toujours : il est On peut être sot avec beaucoup d'esprit, et délié, il pense des choses délicates, et voit les on peut n'être pas sot avec peu d'esprit. plus imperceptibles; un esprit de finesse ne Avoir beaucoup d'esprit est un terme équivova jamais droit : il cherche des biais et des que. Il peut comprendre toutes les sortes d'esdétours pour faire réussir ses desseins. Cette prit dont on vient de parler; mais il peut aussi conduite est bientôt découverte ; elle se fait n'en marquer aucune distinctement. On peut toujours craindre, et ne mène presque jamais quelquefois faire paroître de l'esprit dans ce aux grandes choses.

qu'on dit, sans en avoir dans sa conduite. On Il y a quelque différence entre un esprit de peut avoir de l'esprit, et l'avoir borné. Un esfeu et un esprit brillant : un esprit de feu va prit peut être propre à de certaines choses, et plus loin et avec plus de rapidité. Un esprit ne l'être pas à d'autres : on peut avoir beaucoup brillant a de la vivacité, de l'agrément et de d'esprit, et n'être propre à rien; et avec beaula justesse.

coup d'esprit on est souvent fort incommode. La douceur de l'esprit est un air facile et ac- Il semble néanmoins que le plus grand mérite de commodant, et qui plait toujours quand il n'est cette sorte d'esprit est de plaire quelquefois dans point fade.

la conversation. Un esprit de détail s'applique avec de l'ordre Bien que les productions d'esprit soient infiet de la règle à toutes les particularités des su- nies, on peut, ce me semble, les distinguer de jets qu'on lui présente. Cette application le cette sorte : renferme d'ordinaire à de petites choses ; elle Il y a des choses si belles, que tout le monde n'est pas néanmoins toujours incompatible avec est capable d'en voir et d'en sentir la beauté. de grandes vues ; et quand ces deux qualités se Il y en a qui ont de la beauté, et qui entrouvent ensemble dans un même esprit , elles nuient. l'élèvent infiniment au-dessus des autres.

Il y en a qui sont belles, et que tout le monde On a abusé du terme de bel esprit; et bien | sent, bien que tous n'en sachent pas la raison. que tout ce qu'on vient de dire des différentes Il y en a qui sont si fines et si délicates , que

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