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leurs saints. Le fondement en est admirable. mêmes. Mais qu'on est bien disposé à les en-
C'est le plus ancien livre du monde, et le plus tendre et à connoître Jésus-Christ, quand on se
authentique; et au lieu que Mahomet, pour hait véritablement soi-même!
faire subsister le sien, a défendu de le lire,
Moise, pour faire subsister le sien, a ordonné à

XV. tout le monde de le lire.

Les Juifs charnels tiennent le milieu entre les
XI.

chrétiens et les païens. Les païens ne connois

sent point Dieu, et n'aiment que la terre. Les La religion juive est toute divine dans son au- Juifs connoissent le vrai Dieu, et n'aiment que torité, dans sa durée, dans sa perpétuité, dans la terre. Les chrétiens connoissent le vrai Dieu, sa morale , dans sa conduite, dans sa doctrine, et n'aiment point la terre. Les Juifs et les païens dans ses effets, etc. Elle a été formée sur la res- aiment les mêmes biens. Les Juifs et les chrétiens semblance de la vérité du Messie; et la vérité du connoissent le même Dieu. Messie a été reconnue par la religion des Juifs, qui en étoit la figure.

XVI.
Parmi les Juifs, la vérité n'étoit qu'en figure.
Dans le ciel, elle est découverte. Dans l'Église, servir de témoin au Messie. Il porte les livres,

C'est visiblement un peuple fait exprès pour elle est couverte, et reconnue par

le rapport à

et les aime, et ne les entend point. Et tout cela la figure. La figure a été faite sur la vérité, et la vérité a été reconnue sur la figure.

est prédit; car il est dit que les jugements de

Dieu leur sont confiés, mais comme un livre XII.

scellé.

Tandis que les prophètes ont été pour mainQui jugera de la religion des Juifs par les gros- tenir la loi, le peuple a été négligent. Mais desiers, la connoîtra mal. Elle est visible dans les puis qu'il n'y a plus eu de prophète, le zèle a saints livres, et dans la tradition des prophètes, succédé, ce qui est une providence admirable. qui ont assez fait voir qu'ils n'entendoient pas la loi à la lettre. Ainsi notre religion est divine

XVII. dans l'Évangile, les apôtres et la tradition; mais

La création du monde commençant à s'éloielle est toute défigurée dans ceux qui la traitent mal.

gner, Dieu a pourvu d'un historien contempoXIT.

rain, et a commis tout un peuple pour la garde

de ce livre, afin que cette histoire fût la plus Les Juifs étoient de deux sortes : les uns n'a- authentique du monde, et que tous les hommes voient que les affections païennes , les autres pussent apprendre une chose si nécessaire à saavoient les affections chrétiennes. Le Messie, voir, et qu'on ne peut savoir que par-là. selon les Juifs charnels, doit être un grand prince temporel. Selon les chrétiens charnels,

XVIII. il est venu nous dispenser d'aimer Dieu, et nous donner des sacrements qui opèrent tout sans

Moïse étoit habile homme:rela est clair. Donc, nous. Ni l'un ni l'autre n'est la religion chré- s'il eût eu dessein de tromper, il eût fait en sorte tienne, ni juive. Les vrais Juifs et les vrais chre qu'on n'eût pu le convaincre de tromperie. Il a liens ont reconnu un Messie qui les feroit ai fait tout le contraire ; car, s'il eût débité des famer Dieu, et, par cet amour, triompher de leurs bles, il n'y eût point eu de Juif qui n'en eût pu

reconnoître l'imposture. ennemis. XIV.

Pourquoi, par exemple, a-t-il fait la vie des

premiers hommes si longue, et si peu de généLe voile qui est sur les livres de l'Écriture pour rations? Il eût pu se cacher dans une multitude les Juifs y est aussi pour les mauvais chrétiens, de générations, mais il ne le pouvoit en si peu ; es pour tous ceux qui ne se haïssent pas eux- | car ce n'est pas le nombre des années, mais la

multitude des générations , qui rend les choses pendant avec joie, soit dans les biens qu'il lui obscures.

plaît de me donner, soit dans les maux qu'il La vérité ne s'altère que par le changement m'envoie pour mon bien , et qu'il m'a appris à des hommes. Et cependant il met deux choses souffrir par son exemple. les plus mémorables qui se soient jamais imagi- Dès là je réfute toutes les autres religions : nées, savoir, la création et le déluge, si proches, par-là je trouve réponse à toutes les objections. qu'on y touche par le peu qu'il fait de généra- Il est juste qu'un Dieu si pur ne se découvre tions. De sorte qu'au temps où il écrivoit ces qu'à ceux dont le cour est purifié. choses, la mémoire devoit encore en être toute Je trouve d'effectif que depuis que la mémoire récente dans l'esprit de tous les Juifs.

des hommes dure, voici un peuple qui subsiste Sem, qui a vu Lamech, qui a vu Adam, a vu plus ancien que tout autre peuple. Il est annonce au moins Abraham ; et Abraham a vu Jacob, qui constamment aux hommes qu'ils sont dans une a vu ceux qui ont vu Moïse. Donc le déluge et la corruption universelle, mais qu'il viendra un création sont vrais. Cela conclut entre de cer- réparateur : ce n'est pas un seul homme qui le taines gens qui l'entendent bien.

dit , mais une infinité, et un peuple entier proLa longueur de la vie des patriarches, au lieu phétisant durant quatre mille ans. de faire que les histoires passées se perdissent, servoit, au contraire, à les conserver. Car ce qui

ARTICLE IX. fait que l'on n'est pas quelquefois assez instruit dans l'histoire de ses ancêtres, c'est qu'on n'a ja- Des figures; que l'ancienne loi étoit figurative. mais guère vécu avec eux, et qu'ils sont morts souvent avant que l'on eût atteint l'âge de rai

I. son. Mais lorsque les hommes vivoient si longtemps, les enfants vivoient long-temps avec leurs

Il y a des figures claires et démonstratives; pères, et ainsi ils les entretenoient long-temps. turelles, et qui ne prouvent qu'à ceux qui sont

mais il y en a d'autres qui semblent moins nal'histoire de leurs ancêtres , puisque toute l'his- persuadés d'ailleurs. Ces figures-là seroient semitoire étoit réduite à celle-là, et qu'ils n'avoient blables à celles de ceux qui fondent des propheniles sciences, ni les arts qui occupent une grande

ties sur l'Apocalypse, qu'ils expliquent à leur partie des discours de la vie ? Aussi l'on voit fantaisie. Mais la différence qu'il y a, c'est qu'ils qu'en ce temps-là les peuples avoient un soin n'en ont point d'indubitables qui les appuient. particulier de conserver leurs généalogies.

Tellement qu'il n'y a rien de si injuste que quand

ils prétendent que les leurs sont aussi bien fonXIX.

dées que quelques unes des nôtres; car ils n'en Plus j'examine les Juifs, plus j'y trouve de vé ont pas de démonstratives comme nous en avons. rités; et cette marque qu'ils sont sans prophètes, La partie n'est donc pas égale. Il ne faut pas ni roi, et qu'étant nos ennemis, ils sont d'admi- égaler et confondre ces choses, parcequ'elles rables témoins de la vérité de ces prophéties, où semblent être semblables par un bout , étant si leur vie et leur aveuglement même est prédit.

différentes par l'autre. Je trouve en cette enchâssure cette religion toute

II. divine dans son autorité, dans sa durée , dans sa perpétuité, dans sa morale, dans sa conduite, Une des principales raisons pour lesquelles dans ses effets. Et ainsi je tends les bras à mon les prophètes ont voilé les biens spirituels qu'ils libérateur, qui, ayant été prédit durant quatre promettoient sous les figures des biens tempomille ans, est venu souffrir et mourir pour moi rels, c'est qu'ils avoient affaire à un peuple charsur la terre dans les temps et dans toutes les cir- nel, qu'il falloit rendre dépositaire du testament constances qui en ont été prédites, et, par sa spirituel. grace, j'attends la mort en paix, dans l'espé- Jésus-Christ, figuré par Joseph, bien-aimé de rance de lui être éternellement uni; et je vis ce-son père, envoyé du père pour voir ses frères , est l'innocent vendu par ses frères vingt de- | deux sens , il est sûr qu'il sera venu en Jésusniers, et par-là devenu leur seigneur, leur sau- Christ. veur, et le sauveur des étrangers, et le sauveur Toute la question est donc de savoir si elles du monde; ce qui n'eût point été sans le dessein ont deux sens, si elles sont figures, ou réalités; de le perdre , sans la vente et la réprobation c'est-à-dire, s'il faut y chercher quelque autre qu'ils en firent.

chose que ce qui paroit d'abord, ou s'il faut s'arDans la prison , Joseph innocent entre deux rêter uniquement à ce premier sens qu'elles précriminels : Jésus en la croix entre deux larrons. sentent. Joseph prédit le salut à l'un, et la mort à l'au- Si la loi et les sacrifices sont la vérité, il faut tre , sur les mêmes apparences : Jésus-Christ qu'ils plaisent à Dieu, et qu'ils ne lui déplaisent sauve l'un , et laisse l'autre, après les mêmes point. S'ils sont figures, il faut qu'ils plaisent et crimes. Joseph ne fait que prédire : Jésus-Christ déplaisent. fait. Joseph demande à celui qui sera sauvé qu'il

Or, dans toute l'Écriture ils plaisent , et dése souvienne de lui quand il sera venu en sa plaisent. Donc ils sont figures. gloire; et celui que Jésus-Christ sauve lui demande qu'il se souvienne de lui quand il sera en

VI. son royaume. III.

Pour voir clairement que l'ancien Testament

n'est que figuratif, et que par les biens lempoLa grace est la figure de la gloire; car elle rels les prophètes entendoient d'autres biens, il n'est pas la dernière fin. Elle a été figurée par ne faut que prendre garde, premièrement, qu'il la loi, et elle figure elle-même la gloire; mais seroit indigne de Dieu de n'appeler les hommes de telle manière, qu'elle est en même temps un qu'à la jouissance des félicités temporelles ; semoyen pour y arriver.

condement, que les discours des prophètes expriment clairement la promesse des biens tem

porels; et qu'ils disent néanmoins que leurs La synagogue ne périssoit point, parcequ'elle discours sont obscurs, et que leur sens n'est pas étoit la figure de l'Église ; mais parcequ'elle n'é- celui qu'ils expriment à découvert : qu'on ne toit que la figure, elle est tonibée dans la servi- l'entendra qu'à la fin des temps. (JÉRÉM., 23, 22, tude. La figure a subsisté jusqu'à la vérité, afin et 30, 24.) Donc ils entendoient parler d'autres que l'Église fùt toujours visible, ou dans la sacrifices, d'un autre libérateur, etc. peinture qui la promettoit , ou dans l'effet.

Enfin, il faut remarquer que leurs discours

sont contraires et se détruisent, si l'on pense V.

qu'il n'ait entendu par les mots de loi et de

sucrifice autre chose que la loi de Moïse et ses Pour prouver tout d'un coup les deux Testa- sacrifices ; et il y auroit contradiction manifeste ments, il ne faut que voir si les prophéties de et grossière dans leurs livres, et quelquefois dans l'un sont accomplies en l'autre. Pour examiner un même chapitre. D'où il s'ensuit qu'il faut les prophéties, il faut les entendre; car si l'on qu'ils aient entendu autre chose. croit qu'elles n'ont qu'un sens , il est sûr que le

VII. Messie ne sera point venu; mais si elles ont

· Le mot est n'a-t-il point été transporté ici par erreur de co- Il dit que la loi sera changée; que le sacripiste ? Ne faudroit-il pas lire : Jésus-Christ est figuré par Jo

fice sera changé; qu'ils seront sans roi, sans seph, bien-aimé de son père, envoyé du père pour voir ses frères , l'innocent vendu par ses frères vingt deniers , et le princes et sans sacrifices; qu'il sera fait une reste? Car cette circonstance des vingt deniers regarde Joseph, nouvelle alliance; que la loi sera renouvelée ; et non Jésus-Christ, qui fut vendu trente deniers. Tout ce qui suit regarde également Joseph; le nom même de Suuveur

que les préceptes qu'ils ont reçus ne sont pas du monde est celui qui fut donné à Joseph, selon la Vulgate : bons; que leurs sacrifices sont abominables; que Salvutorem mundi. (Gen., 41, 45.) Tout cela regarde Joseph ;

Dieu n'en a point demandé. et en tout cela Jésus-Christ est figuré par Joseph. Voilà bien er que l'auteur a voulu dire. ( Note de l'édit. de 1787.)

Il est dit, au contraire, que la loi durera éter

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nellement ; que cette alliance sera éternelle; que les ennemis de l'homme sont ses passions; que le sacrifice sera éternel; que le sceptre ne sor- le Rédempteur seroit spirituel ; qu'il y auroit tira jamais d'avec eux, puisqu'il ne doit point deux avènements , l'un de misère, pour abaisen sortir que le roi éternel n'arrive. Tous ces ser l'homme superbe; l'autre de gloire, pour passages marquent-ils que ce soit réalité ? Non. élever l'homme humilié ; que Jésus-Christ sera Marquent-ils aussi que ce soit figure? Non: mais Dieu et homme. que c'est réalité ou figure. Mais les premiers ,

X. excluant la réalité, marquent que ce n'est que figure.

Jésus-Christ n'a fait autre chose qu'apprendre Tous ces passages ensemble ne peuvent être aux hommes qu'ils s'aimoient eux - mêmes , et dits de la réalité : tous peuvent être dits de la qu'ils étoient esclaves, aveugles, malades, malfigure. Donc ils ne sont pas dits de la réalité, heureux et pécheurs; qu'il falloit qu'il les délimais de la figure.

vrât, éclairât, guérit et béatifiât; que cela se

feroit en se hạïssant soi-même, et en le suivant VIII.

par la misère et la mort de la croix. Pour savoir si la loi et les sacrifices sont réa- La lettre tue ; tout arrivoit en figure : il falloit lité ou figure, il faut voir si les prophètes, en que le Christ souffrit : un Dieu humilié, circonparlant de ces choses, y arrêtoient leur vue et cision du coeur, vrai jeûne , vrai sacrifice, vrai leur pensée, en sorte qu'ils ne vissent que cette temple, double loi, double table de la loi, douancienne alliance, ou s'ils y voyoient quelque ble temple , double captivité : voilà le chiffre autre chose dont elles fussent la peinture, car qu'il nous a donné. dans un portrait on voit la chose figurée. Il ne Il nous a appris enfin que toutes ces choses faut pour cela qu'examiner ce qu'ils disent. n'étoient que des figures; et ce que c'est que

Quand ils disent qu'elle sera éternelle, enten- vraiment libre, vrai Israélite, vraie circoncision, dent-ils parler de l'alliance de laquelle ils disent vrai pain du ciel, etc. qu'elle sera changée? Et de même des sacri

XI. fices, etc. IX.

Dans ces promesses-là chacun trouve ce qu'il

a dans le fond de son coeur; les biens temporels, Les prophètes ont dit clairement qu'Israël seroit toujours aimé de Dieu, et que la loi seroit mais avec cette différence que ceux qui y cher

ou les biens spirituels; Dieu, ou les créatures; éternelle; et ils ont dit que l'on n'entendroit

chent les créatures, les y trouvent, mais avec point leur sens, et qu'il étoit voilé. Le chiffre a deux sens. Quand on surprend aimer, avec ordre de n'adorer que Dieu, et de

plusieurs contradictions, avec la défense de les une lettre importante où l'on trouve un sens clair, et où il est dit néanmoins que le sens est chent Dieu le trouvent , et sans aucune contra

n'aimer que lui; au lieu que ceux qui y chervoilé et obscurci ; qu'il est caché en sorte qu'on diction , et avec commandement de n'aimer que verra cette lettre sans la voir, et qu'on l'enten

lui. dra sans l'entendre; que doit-on penser, sinon

XII. que c'est un chiffre à double sens, et d'autant plus, qu'on y trouve des contrariétés manifestes Les sources des contrariétés de l'Écriture dans le sens littéral ? Combien doit-on donc es- sont un Dieu humilié jusqu'à la mort de la croix, timer ceux qui nous découvrent le chiffre et un Messie triomphant de la mort par sa mort, nous apprennent à connoitre le sens caché , et deux natures en Jésus-Christ, deux avènements, principalement quand les principes qu'ilsen pren- deux états de la nature de l'homme. nent sont tout-à-fait naturels et clairs? C'est ce Comme on ne peut bien faire le caractère qu'ont fait Jésus-Christ et les apôtres. Ils ont d'une personne qu'en accordant toutes les conlevé le sceau, ils ont rompu le voile et décou- trariétés, et qu'il ne suffit pas de suivre une suite vert l'esprit. Ils nous ont appris pour cela que de qualités accordantes, sans concilier les contraires ; aussi, pour entendre le sens d'un au- vos parfums, et vous donnera en récompense teur, il faut concilier tous les passages con- une terre fertile et abondante; c'est-à-dire, que traires.

la même intention qu'auroit un homme qui , Ainsi, pour entendre l'Écriture, il faut avoir agréant vos parfums , vous donneroit en récomun sens dans lequel tous les passages contraires pense une terre abondante, Dieu l'aura pour s'accordent. Il ne suffit pas d'en avoir un qui vous, parceque vous avez eu pour lui la même convienne à plusieurs passages accordants, mais intention qu'un homme a pour celui à qui il il faut en avoir un qui concilie les passages même donne des parfums. contraires. Tout auteur a un sens auquel tous les passages

XV. contraires s'accordent, ou il n'a point de sens du tout. On ne peut pas dire cela de l'Écriture, Tout ce qui ne va point à l'unique but en est la

L'unique objet de l'Écriture est la charité. ni des prophètes. Ils avoient effectivement trop bon sens. Il faut donc en chercher un qui ac figure : car, puisqu'il n'y a qu'un but, tout ce

qui n'y va point en mots propres est figure. corde toutes les contrariétés.

Dieu diversifie ainsi cet unique précepte de Le véritable sens n'est donc pas celui des

charité Juifs ; mais en Jésus-Christ toutes les contra- cherche la diversité , par cette diversité qui

pour satisfaire notre foiblesse qui redictions sont accordées.

nous mène toujours à notre unique nécessaire. Les Juifs ne sauroient accorder la cessation

Car une seule chose est nécessaire, et nous aide la royauté et principauté, prédite par Osée,

mons la diversité; et Dieu satisfait à l'un et à avec la prophétie de Jacob. Si on prend la loi, les sacrifices et le royaume

l'autre par ces diversités , qui mènent à ce seul

nécessaire. pour réalité, on ne peut accorder tous les pas

XVI. sages d'un même auteur, ni d'un même livre, ni quelquefois d'un même chapitre. Ce qui marque Les rabbins prennent pour figures les maassez quel étoit le sens de l'auteur.

melles de l'épouse, et tout ce qui n'exprime pas

l'unique but qu'ils ont des biens temporels. XIII.

XVII. Il n'étoit point permis de sacrifier hors de Jérusalem , qui étoit le lieu que le Seigneur avoit

Il y en a qui voient bien qu'il n'y a pas d'autre choisi , ni même de manger ailleurs les décimes. ennemi de l'homme que la concupiscence qui le

Osée a prédit qu'ils seroient sans roi, sans détourne de Dieu, ni d'autre bien que Dieu, et prince, sans sacrifices et sans idoles ; ce qui est

non pas une terre fertile. Ceux qui croient que accompli aujourd'hui, (les Juifs ) ne pouvant le bien de l'homme est en la chair, et le mal en faire de sacrifice légitime hors de Jérusalem.

ce qui le détourne des plaisirs des sens, qu'ils

s'en saoulent, et qu'ils y meurent. Mais ceux XIV.

qui cherchent Dieu de tout leur caur , qui n'ont

de déplaisir que d'être privés de sa vue, qui n'ont Quand la parole de Dieu , qui est véritable, de desir que pour le posséder, et d'ennemis que est fausse littéralement, elle est vraie spirituel ceux qui les en détournent; qui s'affligent de lement. Sede à dextris meis. Cela est faux , lit- se voir environnés et dominés de tels ennemis, téralement dit ; cela est vrai spirituellement. En qu'ils se consolent ; il y a un libérateur pour ces expressions, il est parlé de Dieu à la manière eux, il y a un Dieu pour eux. Un Messie a été des hommes ; et cela ne signifie autre chose , promis pour délivrer des ennemis ; et il en est sinon que l'intention que les hommes ont en venu un pour délivrer des iniquités, mais non faisant asseoir à leur droite, Dieu l'aura aussi.

pas

des ennemis. C'est donc une marque de l'intention de Dieu ,

XVIU. et non de sa manière de l'exécuter.

Ainsi quand il est dit : Dieu a reçu l'odeur de Quand David prédit que le Messie délivrera

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