Discours sur l'histoire universelle, Volume 2

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De l'impr. et de la fonderie stéréotypes de P. Didot l'aîné, et de F. Didot, an XI., 1803 - Bible - 282 pages
 

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Page 280 - Il connaît la sagesse humaine, toujours courte par quelque endroit ; il l'éclaire, il étend ses vues, et puis il l'abandonne à ses ignorances ; il l'aveugle, il la précipite, il la confond par ellemême ; elle s'enveloppe, elle s'embarrasse dans ses propres subtilités, et ses précautions lui sont...
Page 167 - Mais cette suite des empires, même à la considérer plus humainement, a de grandes utilités, principalement pour les princes; puisque l'arrogance, compagne ordinaire d'une condition si éminente, est si fortement rabattue par ce spectacle. Car si les hommes apprennent à se modérer en voyant mourir les rois...
Page 281 - Celui-là seul tient tout en sa main , qui sait le nom de ce qui est et de ce qui n'est pas encore ; qui préside à tous les temps, et prévient tous les conseils.
Page 169 - ... de la fortune des empires. Qui veut entendre à fond les choses humaines, doit les reprendre de plus haut; et il lui faut observer les inclinations et les mœurs, ou, pour dire tout en un mot, le caractère, tant des peuples dominants en général que des princes en particulier, et enfin de tous les hommes extraordinaires, qui , par l'importance du personnage qu'ils ont eu à faire dans le monde, ont contribué, en bien ou en mal , au changement des États et à la fortune publique. J'ai tâché...
Page 168 - Et comme dans toutes les affaires il ya ce qui les prépare, ce qui détermine à les entreprendre et ce qui les fait réussir, la vraie science de l'histoire est de remarquer dans chaque temps ces secrètes dispositions qui ont préparé les grands changements, et les conjonctures importantes qui les ont fait arriver.
Page 225 - ... jamais conçus, et avec les plus justes espérances d'un heureux succès, il mourut sans avoir eu le loisir d'établir solidement ses affaires, laissant un frère imbécile et des enfants en bas âge, incapables de soutenir un si grand poids.
Page 282 - Césars flattaient les soldats, ils n'avaient pas dessein de donner des maîtres à leurs successeurs et à l'empire. En un mot, il n'ya point de puissance humaine qui ne serve malgré elle à d'autres desseins que les siens.
Page 224 - ... nom plus fameux que celui de Bacchus, il entra dans les Indes, où il poussa ses conquêtes plus loin que ce célèbre vainqueur. Mais celui que les déserts, les fleuves et les montagnes n'étaient pas capables d'arrêter, fut contraint de céder à ses soldats rebutés qui lui demandaient du repos.
Page 213 - Ils furent tous populaires, non point en flattant le peuple, mais en procurant son bien, et en faisant régner la loi. Que dirai-je de la sévérité des jugements? Quel plus grave tribunal y eut-il jamais que celui de l'aréopage, si révéré dans toute la Grèce, qu'on...
Page 97 - Où sont maintenant les sages? où sont les docteurs? que sont devenus ceux qui recherchaient les sciences de ce siècle ? Dieu n'at-il pas convaincu de folie la sagesse de ce monde ? » Sans doute , puisqu'elle n'a pu tirer les hommes de leur ignorance.

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