Les poètes françois, depius le xiie siècle jusqu'à Malherbe [ed. by P.R. Auguis].

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Page 299 - TIRCIS, il faut penser à faire la retraite ; La course de nos jours est plus qu'à demi faite ; L'âge insensiblement nous conduit à la mort ; Nous avons assez vu sur la mer de ce monde Errer au gré des flots notre nef vagabonde ; Il est temps de jouir des délices du port.
Page 254 - Du feu de mes désirs et du feu de tes yeux. La beauté qui te suit depuis ton premier âge Au déclin de tes jours ne veut pas te laisser, Et le temps, orgueilleux d'avoir fait ton visage, En conserve l'éclat et craint de l'effacer. Regarde sans frayeur la fin de toutes choses, Consulte le miroir avec des yeux contents.
Page 251 - Las d'espérer et de me plaindre Des muses, des grands, et du sort, C'est ici que j'attends la mort, Sans la désirer ni la craindre.
Page 61 - L'augmenteront toujours ! Le malheur de ta fille au tombeau descendue^ Par un commun trépas , Est-ce quelque dédale où ta raison perdue Ne se retrouve pas?
Page 70 - D'arbitres de la paix, de foudres de la guerre ; Comme ils n'ont plus de sceptre, ils n'ont plus de flatteurs ; Et tombent avec eux d'une chute commune Tous ceux que leur fortune Faisait leurs serviteurs.
Page 137 - Les Muses, les neuf belles fées, Dont les bois suivent les chansons, Rempliront de nouveaux Orphées La troupe de leurs nourrissons; Tous leurs vœux seront de te plaire; Et si ta faveur tutélaire Fait signe de les avouer, Jamais ne partit de leurs veilles Rien qui se compare aux merveilles Qu'elles feront pour te louer.
Page 64 - La mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ; On a beau la prier, La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles, Et nous laisse crier. Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre, Est sujet à ses lois ; Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N'en défend point nos Rois.
Page 298 - Il voit ce que l'Olympe a de plus merveilleux; II y voit à ses pieds ces flambeaux orgueilleux Qui tournent à leur gré la Fortune et sa roue. Et voit comme fourmis marcher nos légions Dans ce petit amas de poussière et de boue, Dont notre vanité fait tant de régions (1).
Page 137 - C'est en la paix que toutes choses Succèdent selon nos désirs ; Comme au printemps naissent les roses, En la paix naissent les plaisirs; Elle met les pompes aux villes, Donne aux champs les moissons fertiles, Et de la majesté des lois Appuyant les pouvoirs suprêmes, Fait demeurer les diadèmes Fermes sur la tête des rois.
Page 348 - Et vit comme un déterminé. Un Prélat riche et fortuné. Sous un bonnet enluminé En est, s'il le faut ainsi dire, Coiffé. Ce n'est pas que Frère René D'aucun mérite soit orné, Qu'il soit docte, qu'il sache écrire; Ni qu'il dise le mot pour rire : Mais c'est seulement qu'il est né Coiffé.

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