Lettres de Madame de Sévigné: de sa famille, et de ses amis. Édition ornée de vingt-cinq portraits dessinés par Devéria, augmentée de plusieurs lettres inédites, des cent cinq lettres publiées en 1814 par Klostermann, des notes et notices de Grouvelle, et des réflexions de l'abbé de Vauxelles

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Page 277 - Je ne puis me résoudre à la dire, devinez-la; je vous le donne en trois; jetez-vous votre langue aux chiens? Hé bien! il faut donc vous la dire: M. de Lauzun épouse dimanche au Louvre, devinez qui? Je vous le donne en quatre, je vous le donne en dix, je vous le donne en cent.
Page 276 - Hauteville ; une chose enfin qui se fera dimanche, où ceux qui la verront, croiront avoir la berlue ; une chose qui se fera dimanche, et qui ne sera peut-être pas faite lundi.
Page 202 - Levez-vous, comte; je ne veux point vous tuer à terre, ou reprenez votre épée pour recommencer notre combat. Mais il vaut mieux que je vous donne la vie, et que nous vivions en paix. Vous avouerez seulement la chose comme elle s'est passée, c'est tout ce que je veux. Voilà un procédé assez honnête: vous ne me pouvez plus appeler justement une petite brutale.
Page cxxvii - ... la contrainte est bannie. Tout ce que vous dites a un tel charme, et vous sied si bien que vos paroles attirent les ris et les grâces autour de vous; et le brillant de votre esprit donne un si grand éclat à votre teint et à vos yeux, que, quoiqu'il semble que l'esprit ne dût toucher que les oreilles, il est pourtant certain que le vôtre éblouit les yeux, et que, quand on vous écoute, on ne voit plus qu'il manque quelque chose à la régularité de vos traits, et l'on vous cède la beauté...
Page cix - France épouse, non pas le plus joli garçon, mais un des plus honnêtes hommes du royaume ; c'est M. de Grignan*, que vous connaissez il ya longtemps. Toutes ses femmes sont mortes pour faire place à votre cousine, et même son père et son fils, par une bonté extraordinaire, de sorte qu'étant plus riche qu'il n'a jamais été, et se trouvant d'ailleurs, et par sa naissance, et par ses...
Page 42 - Enfin Malherbe vint, et, le premier en France, Fit sentir dans les vers une juste cadence, D'un mot mis en sa place enseigna le pouvoir, i Et réduisit la muse aux règles du devoir.
Page 69 - Ministre avare et lâche, esclave malheureux, Qui gémis sous le poids des affaires publiques ; Victime dévouée aux chagrins politiques, Fantôme révéré sous un titre onéreux ; Vois combien des grandeurs le comble est dangereux ; Contemple...
Page 136 - Tout le monde s'intéresse dans cette grande affaire. On ne parle d'autre chose , on raisonne , on tire des conséquences, on compte sur ses doigts, on s'attendrit, on craint, on souhaite, on hait, on admire, on est triste, on est accablé; enfin, mon pauvre monsieur, c'est une...
Page 284 - Lauzun, avec dessein de lui donner les titres, les noms et les ornements nécessaires pour être nommé dans le contrat de mariage, qui fut fait le même jour. Elle lui donna donc, en attendant mieux, quatre duchés : le premier, c'est le comté d'Eu, qui est la première pairie de France, et qui donne le premier rang; le duché de Montpensier, dont il porta hier le nom toute la journée; le duché de Saint-Fargeau; le duché de Châtellerault : tout cela estimé vingt-deux millions.
Page 213 - Madame, je solliciterai pour le cavalier, parce que je l'aime quatre fois plus que la dame. Si vous voulez que je sollicite pour la dame, je le ferai de très-bon cœur, parce que je vous aime quatre millions de fois mieux que le cavalier. Si vous m'ordonnez la neutralité, je la garderai. Enfin, parlez, et vous serez ponctuellement obéie.

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