Gwerziou Breiz-Izel: Chants populaires de la Basse-Bretagne, Volume 1

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Popular passages

Page 123 - Monsieur saint Jacques le bienheureux, Je voulais aller à votre maison: Je vous ferai un présent Qui sera beau le jour de votre pardon. Je vous donnerai une ceinture de cire, Qui fera le tour de toute votre terre; Le tour de votre maison et du cimetière, Et de toute votre terre bénite; Qui fera une ou deux fois le tour de votre maison, Et viendra se nouer au crucifix.
Page iii - ... Basse-Bretagne, tels absolument que je les ai trouvés dans nos campagnes armoricaines , et qu'on peut les y retrouver encore; souvent incomplets, altérés, interpolés, irréguliers, bizarres; mélange singulier de beautés et de trivialités, de fautes de goût, de grossièretés qui sentent un peu leur barbarie, et de poésie simple et naturelle, tendre et sentimentale, humaine toujours, et qui va droit au cœur, qui nous intéresse et nous émeut, par je ne sais quels secrets, quel mystère,...
Page 129 - En arrivant à Moncontour, Elle a fait trois fois le tour de l'église ; Elle a fait trois fois le tour de l'église, Et on aurait pu la suivre aux traces de son sang ; De ses genoux coulait le sang, Et de ses yeux tombaient les larmes ! — Monsieur saint Mathurin le bienheureux, Je ne puis entrer dans votre maison, Car bien closes sont vos portes, Et vos fenêtres aussi — Elle avait à peine fini de parler, Que les cloches se sont mises à sonner; Et tout le monde disait dans le pays : — Encore...
Page v - ... chaque vers breton par une ligne correspondante de français. J'ai voulu que le lecteur pût ainsi contrôler plus facilement l'exactitude scrupuleuse de ma traduction, et même, — ce qui ne m'a pas semblé indifférent, — trouver dans mon livre d'utiles exercices pour étudier et apprendre la langue. J'ai divisé ma publication en deux parties, les Gwerziou et les Soniou. Cette division était naturellement indiquée ; elle renferme, à l'exception des cantiques, tout ce qui se chante en...
Page 407 - Le ludee, vous l'entendez, Aussi blonds que l'or sont vos cheveux ; Mais fussent-ils plus blonds de moitié, Vous n'aurez pas Philippe Olivier. Il est allé à Guingamp, depuis jeudi, Pour recevoir les Ordres. Et comme il s'en retournait avec les Ordres, La petite Jeanne était sur le seuil de sa maison...
Page 114 - Qui avait l' cœur couvert de sang. • Ah! tiens-le bien, ma chère femme, Ah! tiens-le bien entre tes bras, Celui qui m'a mis au trépas. Garde-le bien, ma chère femme; Garde-le bien toute ta vie; Moi, je m'en vais dans I...
Page 48 - Et ça pour un maudit péché Que nous avons commis ensemble. — Oh! dites-moi, dites, ma mie, Ne peut-on pas vous soulager Avec quelques messes à dire Ou quelques vigiles à chanter? — Oh ! non mon bel ami, oh ! non, Oh! non, ne m'en faites pas dire; Tant plus prieras ton Dieu pour moi, Et tant plus souffrirai martyre. Tu diras à ma sœur Marguerite Qu'ell' ne fasse pas comme moi, Que jamais ell' ne se promène Sur le soir, dans les grands bois...
Page 127 - Et je vuus ferai un présent, Qui sera beau, le jour de votre pardon. « Je vous donnerai en présent Un calice d'or et un ostensoir; « Je vous donnerai une bannière blanche Avec sept clochettes d'argent à chaque extrémité ; « Je vous donnerai une ceinture de cire Qui fera trois fois le tour de votre terre ;
Page iii - Il ne faut jamais perdre de vue que ces chants du peuple sont généralement, sinon toujour?, lorsqu'il s'agit des Bas-Bretons surtout, l'œuvre de gens illettrés, qui ne savaient ni lire ni écrire, et qui ne connaissaient d'autre règle que leur inspiration , d'autres modèles que les vieux gwerz légués par leurs pères, lesquels furent aussi ignorants que leurs fils des préceptes d'Horace et de Boileau. Je ne sais si mon avis sera partagé par tout le monde : je trouve à nos chants bretons...
Page 48 - Et voila la belle arrivée. — Oh! la belle, la belle, où avez-vous été Que vos fraîches couleurs en ont si fort changé ? — Ce sont les diables des enfers Qui ont ainsi rongé mes membres, Et ça pour un maudit péché Que nous avons commis ensemble.

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