Itinéraire de Paris a Jérusalem, Volume 2

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Popular passages

Page 215 - Me voilà tel que le Tout-Puissant m'a créé, souverain de la nature, porté triomphant sur les eaux, tandis que les habitants des fleuves accompagnent ma course, que les peuples de l'air me chantent leurs hymnes, que les bêtes de la terre me saluent, que les forêts courbent leur cime sur mon passage. Est-ce sur le front de l'homme de la société, ou sur le mien, qu'est gravé le sceau immortel de notre origine?
Page 218 - Voici le vent; il court sur la cime des arbres ; il les secoue en passant sur ma tête. Maintenant c'est comme le flot de la mer qui se brise tristement sur le rivage. Les bruits ont réveillé les bruits. La forêt est toute harmonie. Est-ce les sons graves de l'orgue que j'entends, tandis que des sons plus légers...
Page 93 - On n'égorge jamais , dans l'enceinte du lieu sacré , aucune victime ; on n'y brûle point, comme ailleurs , la graisse des génisses et des taureaux ; on n'y répand jamais leur sang : on présente seulement devant l'autel les bêtes...
Page 415 - Romains, c'était celle des sauvages de l'Amérique ; l'autre naît de la vieillesse des peuples : elle est fille des lumières et de la raison : c'est cette liberté des Etats-Unis qui remplace la liberté de l'Indien.
Page 217 - Chateaubriand à d'autres prestiges : 3 heures. — Qui dira le sentiment qu'on éprouve en entrant dans ces forêts aussi vieilles que le monde, et qui, seules, donnent une idée de la création telle qu'elle sortit des mains de Dieu? Le jour, tombant d'en haut à travers un voile de feuillage, répand dans la profondeur du bois une demi-lumière changeante et mobile qui donne aux objets une grandeur fantastique.
Page 92 - En arrivant dans l'île, je sentis un air doux qui rendait les corps lâches et paresseux, mais qui inspirait une humeur enjouée et folâtre. Je remarquai que la campagne, naturellement fertile et agréable, était presque inculte, tant les habitants étaient ennemis du travail. Je vis de tous côtés des femmes et de jeunes filles vainement parées, qui allaient, en chantant les louanges de Vénus, se dévouer à son temple.
Page 98 - ... le juste est condamné à mort ; le plus grand de tous les crimes donne lieu à la plus parfaite obéissance qui fut jamais ; Jésus, maître de sa vie et de toutes choses, s'abandonne volontairement à la fureur des méchants , et offre le sacrifice qui devoit être l'expiation du genre humain.
Page 191 - ... des couronnes à sa famille et à ses soldats ; il se dépêche dans ses monuments, dans ses lois, dans ses victoires. Penché sur le monde, d'une main il terrasse les rois, de l'autre il abat le géant révolutionnaire; mais, en écrasant l'anarchie, il étouffe la liberté, et finit par perdre la sienne sur son dernier champ de bataille. Chacun...
Page 93 - A la porte du temple est sans cesse une foule de peuples qui viennent faire leurs offrandes. On n'égorge jamais , dans l'enceinte du lieu sacré , aucune victime ; on n'y brûle point, comme ailleurs , la graisse des génisses et des taureaux...
Page 35 - Ces messieurs Sauvages et ces dames Sauvagesses. » II se louait beaucoup de la légèreté de ses écoliers : en effet, je n'ai jamais vu faire de telles gambades. M. Violet, tenant son petit violon entre son menton et sa poitrine, accordait l'instrument fatal ; il criait en iroquois : A vos places! Et toute la troupe sautait comme une bande de démons.

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