Mémoires de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, Volume 4

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La Société, 1867 - Chartres (France)
 

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Popular passages

Page 279 - Ah ! mon cher fils , est-il mort sur-le-champ ? n'at-il pas eu un seul moment? ah! mon Dieu! quel sacrifice! et là-dessus elle tombe sur son lit , et tout ce que la plus vive douleur peut faire, et par des convulsions, et par des évanouissements , et par un silence mortel , et par des cris étouffés , et par des larmes amères , et par des élans vers le ciel , et par des plaintes tendres et pitoyables , elle a tout éprouvé.
Page 279 - Sa pensée n'osa aller plus loin. — Madame, il se porte bien de sa blessure. — II ya eu un combat! et mon fils? — On ne lui répondit rien. — Ah! mademoiselle, mon fils, mon cher enfant, répondez-moi , est-il mort?— Madame, je n'ai point de paroles pour vous répondre.
Page 10 - ... de raisin, des fleurs d'aveline et des racines de fougère desséchées et réduites en poudre: on y mêlait un peu de farine; d'autres firent de même avec du blé encore vert : il y en eut même beaucoup qui, manquant absolument de farine, cueillaient différentes herbes; quand ils en avaient mangé, ils enflaient et ne tardaient pas à mourir. D'autres périrent, épuisés par la faim. Les marchands rançonnaient cruellement le peuple, au point de donner à peine, pour un triens, une mesure...
Page 279 - L'esprit tourne à la pauvre madame de Nogent * ; madame de Longueville •'' fait fendre le cœur, à ce qu'on dit ; je ne l'ai point vue, mais voici ce que je sais.
Page 7 - Bordeaux , un incendie qui , embrâsant soudainement les maisons et les champs , dévora toutes les récoltes , sans que le feu eût été suscité en aucune manière, si ce n'est peutêtre par la volonté divine. Un cruel incendie ravagea aussi la ville d'Orléans, en telle sorte qu'il ne resta absolument rien aux plus riches ; et si quelqu'un...
Page 277 - Mademoiselle de Montpensier, Mademoiselle d'Orléans ; Mademoiselle, cousine germaine du roi ; Mademoiselle destinée au trône ; Mademoiselle, le seul parti de France qui fût digne de Monsieur. Voilà un beau sujet de discourir. Si vous criez, si vous êtes hors de vous-même, si vous dites que nous avons menti. que cela est faux. qu'on se moque de vous, que voilà une belle raillerie, que cela est bien fade à imaginer : si enfin vous nous dites des injures : nous...
Page 125 - Tels d'entre nous possèdent déjà en ce pays des maisons et des serviteurs qui lui appartiennent comme par droit héréditaire ; tel autre a épousé une femme qui n'est point sa compatriote, une Syrienne ou Arménienne, ou même une Sarrasine qui a reçu la grâce du baptême...
Page 17 - Le ciel , tout autour, était profondément obscur ; en sorte que , placée comme dans un creux , elle reluisait au milieu des ténèbres , scintillait, et étalait sa chevelure : il en partait un rayon d'une grandeur merveilleuse , qui paraissait au loin comme la fumée d'un grand incendie ; on la vit à l'occident, à la première heure de la nuit. On vit aussi dans la ville de Soissons , le saint jour de Pâques , le ciel ardent , comme s'il eût été embrasé de deux incendies : il y enavaitun...
Page 363 - Je suis un juif! Un juif n'at-il pas des yeux? Un juif n'at-il pas des mains, des organes, des proportions, des sens, des affections, des passions? N'est-il pas nourri de la même nourriture, blessé...
Page 11 - XXV. — Dans une autre île dépendante de la cité de Vannes, il y avait un grand étang rempli de poissons, dont l'eau, à la profondeur d'une aune, se changea en sang. Pendant plusieurs jours il s'assembla autour de cet étang une multitude innombrable de chiens et d'oiseaux qui buvaient ce sang, et le soir s'en allaient rassasiés.

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