Oeuvres complètes de Voltaire, Volume 51

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la Société littéraire-typographique, 1784
 

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Page 353 - Depuis cinq ans entiers chaque jour je la vois, Et crois toujours la voir pour la première fois.
Page 349 - II ne me laissait plus que de tristes adieux. Jugez de ma douleur, moi dont l'ardeur extrême, Je vous l'ai dit cent fois, n'aime en lui que lui-même ; Moi qui, loin des grandeurs dont il est revêtu, Aurais choisi son cœur et cherché sa vertu.
Page 138 - II n'est rien qui ne cède à l'ardeur de régner; Et, depuis qu'une fois elle nous inquiète, La nature est aveugle , et la vertu muette. Te le dirai-je, Araspe? il m'a trop bien servi; Augmentant mon pouvoir, il me l'a tout ravi : II n'est plus mon sujet qu'autant qu'il le veut être; Et qui me fait régner en effet est mon maître.
Page 105 - Il peut arriver sans doute des aventures très funestes à de simples citoyens; mais elles sont bien moins attachantes que celles des souverains, dont le sort entraîne celui des nations. Un bourgeois peut être assassiné comme Pompée; mais la mort de Pompée fera toujours un tout autre effet que celle d'un bourgeois. Si vous traitez les intérêts d'un bourgeois dans le...
Page 12 - Je meurs dans cet espoir satisfaite et tranquille. Si je n'ai pas vécu la compagne d'Achille, J'espère que du moins un heureux avenir A vos faits immortels joindra mon souvenir; Et qu'un jour mon trépas , source de votre gloire Ouvrira le récit d'une si belle histoire.
Page 379 - Venez , Haine implacable • ! Sortez du gouffre épouvantable Où vous faites régner une éternelle horreur. Sauvez-moi de l'amour, rien n'est si redoutable; Rendez-moi mon courroux, rendez-moi ma fureur, Contre un ennemi trop aimable.
Page 319 - Eh bien ! si cet amour a sur vous tant de force, Régnez : qui fait des lois peut bien faire un divorce. Du trône on considère enfin ses vrais amis, Et quand vous pourrez tout, tout vous sera permis.
Page 377 - Quoi ! des plus chères mains craignant les trahisons, J'ai pris soin de m'armer contre tous les poisons; J'ai su, par une longue et pénible industrie, Des plus mortels venins prévenir la furie : Ah ! qu'il eût mieux valu, plus sage et plus heureux, Et repoussant les traits d'un amour dangereux, Ne pas laisser remplir d'ardeurs empoisonnées Un cœur déjà glacé par le froid des années ! De ce trouble fatal par où dois-je sortir?
Page 131 - Et nous verrons ainsi qui fait mieux un brave homme, Des leçons d'Annibal, ou de celles de Rome.
Page 224 - Théâtre, toute médiocre qu'elle est, faisait regarder comme un législateur en littérature. Cet abbé, qui avait été long-temps prédicateur, s'était acquis beaucoup de crédit dans les plus grandes maisons de Paris.

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