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ments, une pleine innocence dans notre vie, et aucune peine dans nos esprits.

AUGUSTINE. Vous pouvez dire encore que nous servons Dieu, qui est le vrai bonheur.

ANASTASIE.

Je n'ai pas voulu, mademoiselle, mêler le nom de Dieu dans une conversation que nous ne faisons que pour nous divertir; mais c'est lui qui fait que nous jouissons en paix du bonheur que nous possédons ici.

HENRIETTE. Nous en sommes aussi persuadées que vous, mademoiselle, mais nous avons voulu vous faire parler, ce qui nous a fait un grand plaisir.

CONVERSATION LI.

SUR LES CONVERSATIONS.

AGLAÉ. On ne parle que de conversations ; il y en a dans toutes les classes; n'en aurons-nous pas dans la nôtre?

THÉRÈSE. Et comment en aurions-nous, mademoiselle? Nos beaux esprits sont tout occupés du catéchisme, et nous ne sommes pas capables d'en composer.

CONVERSATION XLIX!.

SUR L'HABITUDE.

MARIE.

On nous dit tous les jours que la coutume rend tout facile; d'où vient donc que nous avons tant de peine à faire ce que nous devons?

ÉLÉONORE.
C'est que nous ne le faisons pas tous les jours.

BLANCHE. Nous faisons pourtant tous les jours la même chose.

EUPHROSINE. Et l'on nous dit aussi tous les jours la même chose.

BLANDINE.

Mais on ne nous diroit pas tous les jours la même chose si nous voulions faire ce qu'on nous dit.

ATHÉNAÏS.
Et pourquoi ne le faisons-nous pas ?

ÉLÉONORE.
C'est que nous l'oublions trop facilement.

1 Cette Conversation et les deux suivantes n'étaient destinées qu'aux enfants de la classe rouge.

ments, une pleine innocence dans notre vie, et aucune peine dans nos esprits.

AUGUSTINE.

Vous pouvez

dire encore que nous servons Dieu, qui est le vrai bonheur.

ANASTASIE. Je n'ai pas voulu, mademoiselle, mêler le nom de Dieu dans une conversation que nous ne faisons que pour nous divertir; mais c'est lui qui fait que nous jouissons en paix du bonheur que nous possédons ici.

HENRIETTE.

Nous en sommes aussi persuadées que vous, mademoiselle, mais nous avons voulu vous faire parler, ce qui nous a fait un grand plaisir.

CONVERSATION LI.

SUR LES CONVERSATIONS.

AGLAÉ. On ne parle que de conversations ; il y en a dans toutes les classes ; n'en aurons-nous pas dans la nôtre?

THÉRÈSE. Et comment en aurions-nous, mademoiselle? Nos beaux esprits sont tout occupés du catéchisme, et nous ne sommes pas capables d’en composer.

CRSTLE. Essarons avant que de nous décourager; cela 'I st Rulzire pas si difficile que nous pensons.

DESIREE. Sur rei sujet roulez-vous donc essayer, mesermuiseries,

AGLIE. Suriis eemales memes: cherchons à quoi ve: 'II.

CLOTILDE. pu els nous annrendront à bien parler, une te rus ar ons fort mal.

THERÈSE. Our, mesuemeiseiles: mais, pour bien parler, il aut savoir ceļu un lit...

LARIE.
Il aut aussi peuser. Sungeons à quoi les conver-
ulous peuvent nous servir.

CLOTILDE.
Un fit ju eiles teront parvitre notre esprit.

DESIREE.
Un lit qu'elles l'augmenteront.

AGLIE.
Hous! Jone bien souvent, mesdemoiselles ;
so nur moi, je servis fort aise l'avoir beaucoup
dia

URSULE.
4.42 voulez-vous faire, mademoiselle?

AGLAÉ.
un vaire à tout le monde, et être préférée à

mpagnes.

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MARIE.

Croyez-vous que nous eussions moins de peine si nous prenions de bonnes habitudes ?

ÉLÉONORE. On le dit, et même que nous n'en aurions plus du tout.

MARIE.

Essayons pour voir si nos maîtresses ont raison.

BLANDINE. Il faut que je m'applique pendant quelques jours à bien prononcer.

BLANCHE. Et moi à avoir bonne grâce.

EUPHROSINE. Et moi à parler plus haut.

ATHÉNAIS. Et moi à regarder si vous tiendrez toutes vos résolutions.

CONVERSATION L.

SUR L'ESPRIT DU MONDE.

ANASTASIE.

Je suis ravie de vous voir, mesdemoiselles, et je vous assure que j'avois beaucoup d'impatience d’être avec vous.

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