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arrière-pensées des partis, etc. » Cette tentative ne fit guère qu'augmenter le nombre des ennemis des doctrinaires, et l'association fut dissoute au commencement de 1820. Le Courrier français fusionna alors avec la Renommée et eut pour principaux rédacteurs Benjamin Constant, Jouy, Casimir Perier, Cormenin, Mignet, Léon Faucher, Frédéric Bastiat, etc. Il fut un des journaux qui exercèrent la plus grande influence jusqu'à la fin de la Restauration et pendant les premières années du gouvernement de juillet. P. 362.

Lettre en réponse à un article du Drapeau blanc. Le journal le Drapeau blanc, publié par A. Martainville et plusieurs hommes de lettres (janvier-juin 1819, 24 numéros formant 2 vol. in-80). Ce journal avait pour épigraphe : Vive le roi quand même! Après les lois de 1819, il parut en grand format et devint quotidien sous le titre de : Le Drapeau blanc, journal de la politique, de la littérature et des 'théâtres (du 16 juin 1819 au jer février 1827, 15 vol. in-fol.). Ce journal, qui se fit une bruyante réputation par sa violence, avait paru pour la première fois au moment de la chute du ministère Decazes, à l'époque où M. de Villèle personnifia les hommes du Conservateur, parmi lesquels s'était opérée une scission. Le plus grand nombre avait suivi son chef au pouvoir. L'autre partie, qu'on appela l'incorruptible, continua le Drapeau blanc. Les principaux rédacteurs furent : Martainville, La Mennais, Saint-Victor, Achille de Jouffroy, Ch. Nodier, Henri de Bonald, etc. Tombé devant l'indifférence des royalistes, ou peut-être le veto de l’autorité qui le trouvait compromettant, le Drapeau blanc reparut deux ans après sous le titre de Démocrite (du 16 mai au 15 juillet 1829, in-fol.). Martainville, le rédacteur en chef, avait été, dit-on, encouragé par le prince de Polignac. Après les quarante-cinq premiers numéros, ce journal reprit son ancien titre le Drapeau blanc (du 16 juillet 1829 au 26 juillet 1830, 2 vol. in-fol.). Sous cette nouvelle forme il eut encore le même directeur, qui mourut le 31 juillet 1830.

P. 364, 1. 5-7. – Un homme de grand sens, qui s'est rendu célèbre en enseignant et pratiquant la philosophie.

Allusion à Victor Cousin, illustre écrivain, philosophe, membre de l'Académie française (1830), de l'Académie des sciences morales (1832), né à Paris le 28 novembre 1792, mort à Cannes le 12 janvier 1867.

Courrier français (1er février 1823). P. 367, 1. 30. Ce sont jeux de princes.

Ce vers est emprunté à la fable de La Fontaine intitulée le Jardinier et son Seigneur (liv. IV, fab. 4). . P. 368, 1. 19.

Alien bill. C'est-à-dire loi des étrangers, mesure exceptionnelle et temporaire par laquelle tout étranger est soumis, à son arrivée en Angleterre, à une enquête sévère, et peut, si sa présence paraît dangereuse, être expulsé du royaume.

Constitutionnel (8 octobre 1823) P. 372. —

Constitutionnel. - Journal célèbre dans les annales de la presse, fondé par Gémond, ancien membre du jury révolutionnaire qui a condamné la reine MarieAntoinette. Son premier titre fut : l'Indépendant, chronique nationale, politique et littéraire (du ser mai au 7 août 1815). Après en avoir changé plusieurs fois, il prit définitivement celui de Constitutionnel à partir du 2 mai 1819 et exerça une grande influencé au commencement de la Restauration. P. 373, 1. 8 et 9. — On ý parle d'un prince.

C'està-dire du duc d'Orléans, plus tard Louis-Philippe.

Journal du Commerce (3 novembre 1823). P. 376.

- Journal du Commerce. Ce journal ne paraît être autre chose que le Constitutionnél, dont c'était le sous-titre, aprés en avoir été le seul titre (du 24 juilet 1817 au jer mai 1819). Il n'existait plus à la date du 3 novembre 1823, indiquée dans cette lettré. C'est sans doute une erreur de Courier, qui par un reste d'habitude aura appelé le Constitutionnel, Journal du Commerce. P. 376.

La Quotidienne. La Quotidienne, ou Nouvelle gazette universelle, par une société de gens de lettres (1792-1847), in-40 et in-fol. Ce journal, organe du royalisme le plus ardent, est un de ceux qui, pour échapper aux poursuites de ses adversaires, subit les métamorphoses les plus nombreuses; il est resté fidèle à ses idées, mais a passé par les diverses nuances de la même opinion. (Voir Hatin, Histoire de la presse, t. VII, p. 293 ; t. VIII, p. 68, 198, 485, 591, etc.) P. 378, 1. 24.

Cormery.

Commune du département d'Indre-et-Loire, canton de Montbazon, arrondissement de Tours.

P. 378, l. 25. – Ambillou. Voir p. 451 la note relative à la ligne 8 de la p. 340. P. 378, 1. 25.

Montbazon. Chef-lieu de canton du département d'Indre-et-Loire, arrondiss. de Tours.

P. 379, 1. I et 2. - N'en effacez pas trois ( mots), comme le veut Boileau.

Ainsi recommençant un ouvrage vingt fois,
Si j'écris quatre mots, j'en effacerai trois.

(BOILEay, Satire II, vers si et 52.)

P. 379,

1. 14 et 15.

Le ciel n'est pas plus pur... Racine a dit (Phèdre, acte IV, sc. II) :

Le jour n'est pas plus pur que le fond de mon caur

PAMPHLET DES PAMPHLETS

PAR P.-L. COURIER, VIGNERON.

(1824)

L'édition originale du Pamphlet des pamphlets a été isprimée à Paris, chez F.-P. Hardy, 1824, in-80 de 31 pages.

P. 385, 1. 1. - Duroc. — Duroc, duc de Frioul (17721813), aide de camp de Bonaparte, auquel il resta attaché jesgai sa mori. Il devint général de division, grand saréchal de palais et sénateur. Le roi Louis-Philippe a fait transporter ses restes aux Invalides, à côté de ceux de l'esperenr, qui l'aima particulièrement.

P. 385, 1. 7 et 8. Bonaparte, nouveau propriétaire de la vicille musisor. Cette maison était située à Paris, rae Chantereine, apjourd'hui rue de la Victoire. Bonaparte l'avait achetée à Talma avant la campagne d'Italie. A son retour, il s'y installa avec Joséphine. C'est là que fut préparé le 18 brumaire.

P. 385, 1 19. – Savary. Général de division et komme politique (1774-1833), aide de camp de Bonaparte, il devint ambassadeur en Russie après la paix de Tilsitt. Créé duc de Rovigo (1808), Savary remplaça Fouche au ministère de la police (du 3 juin 1810 au 3 avril 1814).

P. 390, I. 27. -- M. Franchet. — C'est-à-dire Desperey, appelé plus loin par ironie l'abbé Franchet, parce qu'il a été mėlé à des intrigues ecclésiastiques. En décembre 1821, lors de la formation du ministère Villèle, il fut nommé directeur général de la police du royaume. Son administration fut une véritable inquisition. Instrument déroue des congrégations religieuses, il conserva, dit-on, des fonctions occultes, même lorsque le ministère Martignac, qui succéda à celui de M. de Villèle en 1828, se prira de ses services officiels.

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