L'immanence de la raison dans la connaissance sensible

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Baillière, 1896 - Association of ideas - 346 pages
 

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Page 99 - Ces vérités éternelles, que tout entendement aperçoit toujours les mêmes, par lesquelles tout entendement est réglé, sont quelque chose de Dieu, ou plutôt sont Dieu même.
Page 149 - ... propres degrés infinis d'être, comme nous l'avons expliqué plusieurs fois; il en voit l'existence ou vérité actuelle , dans sa propre volonté, qui est l'unique raison ou cause de cette existence. Il est inutile de demander si Dieu ne connaît pas les objets en eux-mêmes; il les connaît tels qu'ils sont.
Page 186 - J'ai cru trouver un premier être par cette preuve : mais ne pourrais-je point me tromper? Ce raisonnement prouve bien qu'il ya réellement dans la nature quelque chose qui est infiniment parfait; mais il ne prouve point que cette perfection infinie soit distinguée de tous les êtres qui paraissent m'environner.
Page 147 - ... nombres, plus on s'éloigne de l'être précis et réel, qui n'est que dans l'unité. Les compositions ne sont que des assemblages de bornes ; tout y porte le caractère du néant ; c'est un je ne sais quoi qui n'a aucune consistance, qui échappe de plus en plus à mesure que l'on s'y enfonce et qu'on y veut regarder de plus près. Ce sont des nombres magnifiques, et qui semblent promettre les unités qui les composent ; mais ces unités ne se trouvent point.
Page 107 - Il faut donc trouver dans la nature quelque chose d'existant et de réel qui soit mes idées, quelque chose qui soit au dedans de moi et qui ne soit point moi, qui me soit supérieur, qui soit en moi lors même que je n'y pense pas; avec qui je croie être seul, comme si je n'étais qu'avec moi-même; enfin qui me soit plus présent et plus intime que mon propre fond. Ce je ne sais quoi si admirable, si familier et si inconnu , ne peut être que Dieu.
Page 178 - ... d'amour selon lesquels Dieu les aime sont effectivement infinis. Mais tu dois savoir qu'il ya les mêmes rapports entre les infinis qu'entre les finis, et que tous les infinis ne sont pas égaux. Il ya des infinis doubles, triples, centuples les uns des autres : et...
Page 143 - Dieu est donc véritablement en lui-même tout ce qu'il ya de réel et de positif dans les esprits, tout ce qu'il ya de réel et de positif dans les corps, tout ce qu'il ya de réel et de positif dans les essences de toutes les autres créatures possibles, dont je n'ai point d'idée distincte.
Page 178 - Lorsque Dieu conçoit une infinité de dizaines et une infinité d'unités, il conçoit un infini dix fois plus grand qu'un autre. Dieu conçoit, sans doute, que deux corps se peuvent mouvoir durant toute l'éternité. Il sait à présent toutes les lignes que décriront les corps qu'il a créés, et que tu peux penser devoir être en mouvement des siècles infinis. Si tu supposes donc qu'un de ces corps se meuve une, deux ou trois fois plus vite que quelque autre, la ligne de son mouvement sera...
Page 186 - Pour mieux développer cette indivisibilité du tout , je me représente que la séparation des parties entre elles ne doit pas me faire conclure qu'aucune de ces parties puisse jamais être séparée du tout. La séparation des parties entre elles n'est qu'un changement de situation , et point une division réelle. Afin que les parties fussent réellement divisées, il faudrait qu'elles ne fissent plus un même tout ensemble. Pendant qu'une partie qui est dans une extrême distance d'une autre tient...
Page 158 - ... qu'elles sont communes : elles ne sont donc différentes que par leur degré d'être , ou leur borne , qui est une négation. Suivant que les natures sont plus ou moins bornées, suivant qu'elles ont plus ou moins d'être , elles sont plus ou moins parfaites. Comme les divers degrés du thermomètre marquent le plus ou le moins de chaleur dans l'air, les divers degrés de l'être font le plus ou le moins de perfection des natures.

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