Voyage aux Pyrénées françaises et espagnoles, par J.P. P***

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Delion Deville Ainé, 1832 - Pyrenees - 430 pages
 

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Page 170 - Que ne puis-je vous donner mon expérience ! que ne puis-je vous faire voir l'ennui qui dévore les grands et la peine qu'ils ont à remplir leurs journées ! Ne voyez-vous pas que je meurs de tristesse dans une fortune qu'on aurait peine à imaginer, et qu'il n'ya que le secours de Dieu qui m'empêche d'y succomber...
Page 259 - Qui n'y apporte assez d'allégresse pour pouvoir jouyr le plaisir des compagnies qui s'y trouvent, et des promenades et exercices à quoy nous convie la beauté des lieux où sont communément assises ces eaux, il perd sans double la meilleure pièce et plus asseurée de leur effect.
Page 41 - La tragédie, informe et grossière en naissant. N'était qu'un simple chœur, où chacun, en dansant, Et du dieu des raisins entonnant les louanges, S'efforçait d'attirer de fertiles vendanges. Là, le vin et la joie éveillant les esprits, Du plus habile chantre un bouc était le prix. Thespis fut le premier qui, barbouillé de lie, Promena par les bourgs cette heureuse folie; Et, d'acteurs mal ornés chargeant un tombereau, Amusa les passants d'un spectacle nouveau.
Page 139 - Au milieu de l'édifice, un jet d'eau qui jaillit d'un bassin récrée agréablement la vue. Quand on est déshabillé , on se ceint les reins d'une serviette , on prend des sandales , et l'on entre dans une allée étroite où la chaleur commence à se faire sentir. La porte se referme.
Page 140 - ... lavé, bien purifié, on s'enveloppe de linges chauds, et l'on suit le guide à travers les détours qui conduisent à l'appartement extérieur. Ce passage insensible du chaud au froid empêche qu'on en soit incommodé.
Page 178 - N'y court point engraisser quelque fripon d'oracle; Mais le granit du seuil, par ses genoux usé, Voit tous les ans se faire un assez grand miracle ; Car la plus timide beauté Qui, dans cette solennité, De pourpre la joue un peu teinte, Et le scapulaire au côté, Trotte vers la demeure sainte, En jupon de laine écourté, Dans cet asile respecté Entre avec sa virginité, Et bientôt en revient enceinte. Nous choisîmes précisément ce jour pour faire, de notre côté, une...
Page 170 - Sous une voûte ténébreuse Où pend et brille en perle un sel jaunâtre et dur, Des veines d'un rocher, recouvert d'un vieux mur, S'échappe à gros bouillons une onde sulfureuse, Qui, tombant sur le marbre ou sur la pierre creuse, Y dépose un limon doux, savonneux et pur.
Page 258 - Par de longues douleurs racheté du trépas; II trempe un bras débile en une eau secourable Non comme dans le Styx pour être invulnérable , Mais pour courir encore où le péril l'attend. Je vois auprès de lui Lise se lamentant , Rose décolorée et qui vient languissante Refleurir dans le sein de cette eau bienfaisante ; Un hypocondre Anglais de son spleen consumé , Un livide Espagnol parla bile enflammé, Le chanoine amaigri , scandale du chapitre, Les vaporeux titres , les vaporeux sans titres.
Page 173 - Là, d'impures vapeurs la vie environnée, Par un air corrompu languit empoisonnée; Là, le long de ces lits où gémit le malheur, Victime des secours plus que de la douleur, L'ignorance, en courant, fait sa ronde homicide; L'indifférence observe, et le hasard décide. Mais la pitié revient achever ses travaux, Sépare les douleurs, et distingue les maux, Les recommande à l'art que sa bonté seconde ; Tantôt, les délivrant d'une vapeur immonde, Ouvre ces longs canaux, ces frais ventilateurs,...
Page 129 - Cauldrès, les uns pour boire, les autres pour prendre de la boue. Vers le temps du retour, vinrent des pluies si excessives qu'il fut impossible de demeurer dans les maisons de Cauldrès, remplies d'eau.

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