L'enseignement secondaire à Troyes du moyen âge à la révolution

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Hachette, 1888 - Education - 390 pages

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Popular passages

Page 230 - Je me suis retranché dans la citadelle de la raison ; j'en sortirai avec le canon de la vérité, et je pulvériserai les scélérats qui ont voulu m'accuser.
Page 119 - Arnauld, soit à Paris, soit à Bruxelles. L'étude suivie que j'ai faite de ses écrits m'a offert un homme, au milieu d'une persécution continue, supérieur aux deux grands mobiles des déterminations humaines, la crainte et l'espérance, un homme détaché, comme le plus parfait anachorète, de toutes vues d'intérêts, d'ambition, de bien-être, de sensualité, qui, dans tous les temps, ont formé les recrues de tous les partis.
Page 319 - Je veulx et entends que ma maison où je demeure et es environ d'ycelle soit dressé un collège pour enseigner la jeunesse sans estre employé ailleurs ; et sans que les jésuites y soient aucunement reçus : autrement je désire que le tout soit vendu pour estre employé aux pauvres. Je...
Page 298 - Si nous avions vécu au dix-septième siècle, c'est aux oratoriens que nous aurions confié nos enfants, non sans jeter cependant un regard d'envie sur PortRoyal, où les méthodes pour l'enseignement des humanités étaient certainement supérieures. Mais à Port-Royal la discipline était trop austère, et entre l'éducation un peu rude, un peu inhumaine de ces jansénistes dont on a dit pourtant que « qui ne les connaissait pas ne connaissait pas l'humanité » , et l'instruction agréable,...
Page 219 - En rhétorique on apprend d'abord à étendre une pensée, à circonduire et allonger des périodes; et peu à peu l'on en vient enfin à des discours en forme, toujours ou presque toujours en langue latine. On donne à ces discours le nom d'amplifications ; nom très convenable en effet, puisqu'ils consistent, pour l'ordinaire, « noyer dans deux feuilles de verbiage ce qu'on pourrait et ce qu'on devrait dire en deux lignes.
Page 301 - Il donnait lui-même ses leçons en français et de vive voix dans la chambre des grands, et l'histoire de France en était toujours l'objet. Dans les autres chambres, de la sixième à la seconde, il remettait des cahiers d'histoire aux préfets de pension. On voyait l'histoire sainte dans les deux dernières chambres, où étaient les jeunes écoliers, et dans les trois chambres suivantes on faisait apprendre l'histoire grecque et l'histoire romaine 2.
Page 177 - ... 0 pauvres pères! hélas! que vous estes deceuz en vos opinions ! car vous pensez , quand vous envoyez vos enfans aux universitez pour estudier, qu'un jour ils doivent estre l'honneur, la réputation et la gloire de vostre maison ; et, le plus souvent, ils sont la honte de vostre race et la perte d'eux-mesmes , quand , oublians leur devoir, ils s'adonnent trop à leurs voluptez. Je ne dis pas que quelqu'un ne proffite...
Page 74 - Kl entends (dil-il dans son testament) que a ma maison où je demeure et es enviions d'ycelle, soit » dressé un collège pour enseigner la jeunesse, sans être » employé ailleurs, et sans que les Jésuites y toyent aucunement reçus, autrement je désire que le tout soit vendu pour être employé aux pauvres.
Page 221 - La Providence te fait grâce Des jours que tu devais couler. Que personne dans ta demeure N'obscurcisse ses vêtements ; Qu'on accueille ta dernière heure Ainsi que tes premiers moments ; Que les fronts y soient sans nuage ; Que rien n'y révèle un tombeau, Quand on est pur comme à ton âge Le dernier jour est le plus beau.
Page 228 - Je ne crois pas que l'on prenne de soi même sans étude cet air soutenu et suivi que demande un discours de longue haleine, et je crois encore moins qu'on sache employer les richesses et les agrémens de notre langue sans les avoir étudiés » *. Or ce livre resté manuscrit doit être de l'époque de la Henriade.

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