Essai d'un traité complete de philosophie: du point de vue du catholicisme et du progrès, Volume 1

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Page 461 - Le second, de diviser chacune des difficultés que j'examinerais en autant de parcelles qu'il se pourrait et qu'il serait requis pour les mieux résoudre. Le troisième, de conduire par ordre mes pensées, en commençant par les objets les plus simples et les plus, aisés à connaître, pour monter peu à peu comme par degrés jusques à la connaissance des plus composés, et supposant même de l'ordre entre ceux qui ne se précèdent point naturellement les uns les autres.
Page 316 - Après avoir conçu les choses par nos idées, nous comparons ces idées ensemble ; et, trouvant que les unes conviennent entre elles et que les autres ne conviennent pas, nous les lions ou délions, ce qui s'appelle affirmer ou nier, et généralement juger. Ce jugement s'appelle aussi proposition, et il est aisé de voir qu'elle doit avoir deux termes : l'un de qui l'on affirme ou de qui l'on nie, lequel...
Page 551 - L'Espèce est la collection de tous les individus qui se ressemblent plus entre eux qu'ils ne ressemblent à d'autres ; qui peuvent, par une fécondation réciproque, produire des individus fertiles , et qui se reproduisent par la génération, de telle sorte qu'on peut par analogie les supposer tous sortis originairement d'un seul individu...
Page 546 - Les parties d'un être devant toutes avoir une convenance mutuelle, il est tels traits de conformation qui en excluent d'autres; il en est qui, au contraire, en nécessitent; quand on connaît donc tels ou tels traits dans un être, on peut calculer ceux qui coexistent avec ceux-là, ou ceux qui leur sont incompatibles...
Page 418 - Il y en a qui appellent plus particulièrement les regards ; ils sont plus frappans ; ils dominent ; et tous les autres semblent s'arranger autour d'eux pour eux. Voilà ceux qu'on observe d'abord ; et quand on a remarqué leur situation respective , les autres se mettent dans les intervalles , chacun à leur place. On commence donc par les objets principaux : on les observe successivement, et on les compare, pour juger des rapports où ils sont.
Page 266 - Je distingue trois sortes de signes : i° les signes accidentels , ou les objets que quelques circonstances particulières ont liés avec quelquesunes de nos idées , en sorte qu'ils sont propres à les réveiller ; 2° les signes naturels , ou les cris que la nature a établis pour les sentimens de joie , de crainte, de douleur, etc.; 3° les signes d'institution , ou ceux que nous avons nous-mêmes choisis, et qui n'ont qu'un rapport [arbitraire avec nos idées.
Page 467 - On peut même dire , à parler en rigueur, que presque toutes nos connaissances ne sont que probables; et dans le petit nombre des choses que nous pouvons savoir avec certitude, dans les sciences mathématiques elles-mêmes, les principaux moyens de parvenir à la vérité, l'induction et l'analogie, se fondent sur les probabilités ; en sorte que le système entier des connaissances humaines se rattache à la théorie exposée dans cet essai.
Page 461 - Ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle ; c'est-à-dire éviter soigneusement la précipitation et la prévention -et ne comprendre rien de plus en mes jugements que ce qui se présenterait si clairement; et si distinctement à mon esprit que je n'eusse aucune occasion de le mettre en doute.
Page 427 - ... particulièrement de son maître quel est cet ami. Or, encore que dans toute question il y ait quelque chose d'inconnu, autrement il n'y aurait rien à chercher, il faut néanmoins que cela même qui est inconnu soit marqué et désigné par de certaines conditions qui nous déterminent à rechercher une chose plutôt qu'une autre, et qui puissent nous faire juger, quand nous l'aurons trouvée, que c'est ce que nous cherchions. Et ce sont ces conditions que nous devons bien envisager...
Page 277 - Quoiqu'il fût né de parents catholiques , qu'il assistât « à la messe , qu'il fût instruit à faire le signe de la croix et à se « mettre à genoux dans la contenance d'un homme qui prie, il...

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