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Nota. La division n° 26 se prononce exactement comme le n° 6, mais elle s'écrit par un caractère différent ; je les ai distinguées ici par une se prononce comme pi no 2, mais il s'écrit différemment; le caractère chinois da prno 2 signifie le filet, ce qui est la désigeation figurative

chinois, pour les années de l'ère chrétienne +1800 et 2357.

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enthographe française différente. Le KOVET n° 6 signifie en chinois les mawais esprits, et le LOEY no 26 signifie la cuisse. De même pr do 25 dus Hyades. Le PY 25 signifie le mar;

j'ai écrit ce dernier avec un Y pour le distinguer du premier.

DE RÉAUMUR ET DE LA GÉNÉRATIoN DEs INSECTEs.

CINQUIÈME ET DERNIER ARTICLE*.

De Redi. La terre est la mère commune de tout ce qui vit, disaient les anciens. Et de cette origine, si simple, l'homme n'était pas excepté. Cependant Épicure veut bien convenir que, de son temps, la terre, épuisée par sa fécondité même, ne produisait plus d'hommes mi de grands animaux; elle ne produisait plus que des insectes, mais elle produisait tous les insectes. Au beau milieu du xvII° siècle, en 1668, époque où parut l'ouvrage de Redi*, la science en était juste au point où § l'avait laissée. Et même, à la rigueur, ce n'était plus la terre, mère encore assez noble, c'était la corruption, la putréfaction, c'étaient le fromage, les herbes, les fruits pourris, c'étaient les chairs corrompues qui produisaient les insectes. De plus, chaque espèce de chair corrompue produisait son espèce particulière d'insectes : la chair corrompue du taureau produisait des abeilles; celle du cheval, des guêpes; celle de l'âne, des scarabées; celle de l'écrevisse, des scorpions; celle des canards, des crapauds, etc. Redi a eu la constance de soumettre à l'expérience toutes ces opinions, jusqu'aux plus absurdes; et non-seulement ni la chair du taureau n'a donné des abeilles, ni celle du cheval, des guêpes, ni celle de l'âne, des scarabées, etc. mais aucune chair corrompue n'a donné d'insectes. Voici la manière dont a procédé Redi. Dans un vase de verre, Redi met un morceau de chair fraîche et saine, et il laisse le vase ouvert. Bientôt la chair se corrompt; les mouches accourent de toutes parts sur la chair corrompue et y déposent leurs œufs ou leurs vers*. Au bout de quelques jours, les vers se transforment en chrysalides, et ces chrysalides en mouches, en mouches les plus ordinaires, les plus communes, en celles-là même que Redi avait vues naguère se poser sur les chairs pourries et y déposer leurs œufs ou

· Voir, pour les quatre premiers articles, les cahiers de mars 186o, mai 186o, mars et avril 1861. -* Esperienze intorno alla generazione degli insetti. —* Car il y en a d'ovipares et de vivipares, ou plutôt d'ovo-vivipares.

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leurs vers. « Les mouches qui s'y formaient, dit Redi, étaient de même « espèce que celles que j'avais vues s'y poser*. » Dans un autre vase de verre, Redi met de la chair fraîche, et il ferme immédiatement le vase; la chair se corrompt encore, mais elle a beau se corrompre, il ne s'y produit point de vers. Redi fait mieux. Dans ce vase fermé, l'air n'avait pu se renouveler. Redi fait construire une espèce de cage, qu'il entoure d'une gaze fine; et dès lors c'est sur la gaze elle-même que les mouches viennent déposer leurs œufs. La viande, protégée par la gaze, ne donne point de vers. « Je conclus donc, dit Redi, que la terre ne produit d'elle-même « aucune plante, aucun animal, aucun insecte..... Toutes les espèces se « perpétuent par le moyen d'une vraie semence; et, si l'on voit tous les «jours naître des insectes dans des chairs corrompues, dans des herbes, « des fleurs et des fruits pourris, ces matières ne contribuent à la géné« ration des insectes qu'en offrant aux mères un lieu propre à recevoir « leurs œufs, et en fournissant une nourriture convenable aux petits, « lorsqu'ils sont formés*. » De ses expériences sur les chairs corrompues, Redi passe à celles qu'il a faites sur le fromage, sur les herbes, sur les fruits pourris, etc. et le résultat est encore le même, comme on le pense bien. Dès qu'on préserve les matières pourries du contact des mouches, il ne s'y produit plus de vers; aucune matière pourrie, aucune matière morte ne produit d'animal vivant : ce n'est pas de la mort que naît la vie. Voilà, certes, des expériences très-nettes, très-précises, admirablement conduites. Mais, ô faiblesse à peine croyable et défaillance toujours prochaine de l'esprit humain! ce même Redi, qui vient de prouver si pleinement que tout insecte vient d'un autre insecte et d'un insecte de même espèce, arrivé aux insectes qui se développent dans les feuilles, dans les fruits, dans ces excroissances végétales qu'on appelle des galles, s'imagine que c'est l'arbre, l'arbre vivant, qui produit, à la fois et par la même vertu, la seuille et l'insecte, le fruit et l'insecte, la galle et l'insecte. « Une même vertu, dit-il, produit à la fois les fruits « et leurs vers*. » — « Le ver de la galle tire son étre et sa nourriture « de l'arbre*. » « J'ai prouvé, continue-t-il, que les vers naissent sur « toutes sortes d'herbes pourvu qu'elles soient imprégnées de la se« mence de ces insectes; mais, sans cette condition, il ne s'engendre «jamais rien, ni dans les herbes, ni dans les chairs corrompues, ni

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«dans aucune matière privée de vie. Au contraire, je pense que toute a matière vivante peut d'elle-même produire des vers qui se transfor« ment en insectes, comme on le voit dans les cerises, les prunes, les « poires, et dans les différentes espèces de gallest.»

« Il n'est peut-être rien de plus capable, s'écrie à cette occasion Réau« mur, d'humilier ceux qui raisonnent le mieux, et de leur inspirer une ajuste défiance des idées nouvelles qui peuvent s'offrir à eux, que de voir « qu'un si bel esprit ait pu adopter un sentiment si peu vraisemblable, ou, a pour trancher le mot, si pitoyable, et cela après avoir pourtant balancé «s'il ne suivrait pas celui qui était si naturel, et qu'il était même porté a à croire vrai, car il avait pensé que les mouches pouvaient déposer « des eufs dont les vers des galles sortaient?.»

De Swammerdam.

Swammerdam n'était pas homme à s'arrêter à mi-chemin dans une lutte engagée contre un préjugé. «M. Redi, qui a le premier combattu, « dit-il, par l'expérience, l'opinion de la génération fortuite et spontanée, « pensait que les insectes qui se trouvent dans les feuilles et dans les « fruits étaient engendrés par la vertu naturelle de cette même âme « végétative qui produit les fruits et les plantesø.

Swammerdam reprend donc l'étude des galles, et spécialement celle de la galle du saule, qui avait arrêté Redi. Redi avait cru que les vers de cette galle ne subissaient point de transformation. Swammerdam voit ces vers se transformer en mouches; et ce n'est pas tout, il trouve, dans l'intérieur de ces petites mouches, des æufs entièrement semblables à ceux que contient la galle : les aufs de la galle viennent donc de la mouche.

Cependant Swammerdam n'était pas tout à fait content. «Je con« viens, dit-il, qu'il n'y aurait plus rien à répliquer, si j'avais pu sur« prendre la mère de ces petits vers dans l'action même de la ponte; «je ne désespère pas de prendre ainsi quelque jour la nature sur le « fait 4.)

Cette bonne fortune était réservée à l'un de ses plus célèbres successeurs, à Malpighi.

Collection académique, t. IV, p. 448. — ! Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, t. III, p. 476. — Collection académique, t. V, p. 502. — * Ibid. p. 503.

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