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ABEL FRAN ('OTS VILLEMAIN

. (Littérateur et Ilistorien)

Membre de l'Académie francaise, Professeur d'Eloquence à la Faculté des Lettres.

Ne à Paris le 9 Juin 1701.

DE

LITTÉRATURE

1047 FRANÇAISE.

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MEMBRE DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE, PROFESSEUR D'ÉLOQUENCE A LA FACULTÉ

DES LETTRES DE PARIS.

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PARIS,
PICHON ET DIDIER, ÉDITEURS,

LIBRAIRES - COMMISSIONNAIRES, SUCCESSEURS DE BÉCIIET AINÉ,

QUAI DES AUGUSTINS

1828.

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AVIS DES ÉDITEURS.

M. Villemain s'était proposé d'observer l'influence sociale et politique de la littérature française sur toute l'Europe du dixhuitième siècle. Cette influence de la France, M. Villemain l'a cherchée en Angleterre et en Italie, pays célèbres, l'un par le génie politique et l'étude des sciences sérieuses, l'autre par l'éclat de l'imagination et le bon goût dans les arts. Après avoir caractérisé les travaux historiques de Robertson, de Hume, de Gibbon, il a examiné les ouvra- . ges de Beccaria, de Filangieri, et en dernier lieu il a soumis à une discussion détaillée les écrits et le système théâtral d’Alfieri. On a remarqué des réflexions à la fois ingénieuses et profondes sur l'état social de l'Italie et sur les résultats salutaires de la conquête française. De là le professeur a jeté un.

coup d'æil rapide sur les rapports de la France du dix-huitième siècle avec l'Allemagne. Les noms de Joseph II, de Frédéric de Catherine, l'ont conduit à tracer quelques-unes de ces esquisses élégantes qu'il sème avec tant de facilité dans ses improvisations. Ramené à la France, il a indiqué, comme sujet de ses études ultérieures, les disciples de ces premiers penseurs qui avaient agité l'esprit de l'Europe. « Ce n'est plus, dit-il, par des noms d'hommes que nous caractérisons l'époque qu'il nous reste à retracer. Il n'y a plus d'hommes dont les noms parlent assez haut; mais nous examinerons dans les écrivains du second ordre la philosophie, la théorie des arts ou la critique, et enfin l'application du talent à tous les objets d'utilité sociale, à toutes les questions d’ordre politique. Ainsi nous serons conduits par une pente insensible à cette grande époque où la théorie fit place à l'action; et nous aurons vu la littérature, après avoir dévoré tous les sujets spéculatifs, après s'être exercée sur tout ce qui intéresse l'imagination

a

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