Oeuvres completes de Millevoye: dédiées au roi, et ornées d'un beau portrait et de six vignettes, Volume 4

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Page 53 - Hélas! quand reviendront de semblables moments! Faut-il que tant d'objets si doux et si charmants Me laissent vivre au gré de mon âme inquiète!
Page 228 - Ainsi le grand vieillard, en images hardies, Déployait le tissu des saintes mélodies. Les trois enfants, émus à son auguste aspect, Admiraient, d'un regard de joie et de respect, De sa bouche abonder les paroles divines, Comme en hiver la neige aux sommets des collines. Et partout accourus, dansant sur son chemin, Hommes, femmes, enfants...
Page 51 - Un mal qui répand la terreur, Mal que le ciel en sa fureur Inventa pour punir les crimes de la terre, La peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom), Capable d'enrichir en un jour l'Achéron, Faisait aux animaux la guerre.
Page 79 - De la dépouille de nos bois, L'automne avait jonché la terre : Le bocage était sans mystère, Le rossignol était sans voix. Triste et mourant, à son aurore Un jeune malade, à pas lents, Parcourait une fois encore Le bois cher à ses premiers ans. " Bois, que j'aime ! adieu ... je succombe; Votre deuil me prédit mon sort; Et dans chaque feuille qui tombe Je vois un présage de mort.
Page 224 - L'avait loin du vaisseau rejoint sur le rivage. — Le sort, dit le vieillard, n'est pas toujours de fer. Je vous salue, enfants venus de Jupiter. Heureux sont les parents qui tels vous firent naître ! Mais venez, que mes mains cherchent à vous connaître; Je crois avoir des yeux. Vous êtes beaux tous trois. Vos visages sont doux, car douce est votre voix. Qu'aimable est la vertu que la grâce environne!
Page 52 - Hélas ! dirai-je, il pleut Mon frère at-il tout ce qu'il veut, Bon souper, bon gîte et le reste ? » Ce discours ébranla le cœur De notre imprudent voyageur : Mais le désir de voir et l'humeur inquiète L'emportèrent enfin.
Page 224 - Car jadis, abordant à la sainte Délos, Je vis près d'Apollon, à son autel de pierre, Un palmier, don du ciel, merveille de la terre3. Vous croîtrez, comme lui, grands, féconds, révérés, Puisque les malheureux sont par vous honorés.
Page 81 - Mais, vers la solitaire allée, Si mon amante échevelée Venait pleurer quand le jour fuit.. Éveille par ton léger bruit Mon ombre un instant consolée ! > II dit, s'éloigne... et sans retour !... La dernière feuille qui tombe A signalé son dernier jour. Sous le chêne on creusa sa tombe... Mais son amante ne vint pas Visiter la pierre isolée, Et le pâtre de la vallée Troubla seul du bruit de ses pas Le silence du mausolée.
Page 228 - ... J'ai vu Corinthe, Argos, et Crète et les cent villes, Et du fleuve Egyptus les rivages fertiles ; Mais la terre et la mer et l'âge et les malheurs Ont épuisé ce corps fatigué de douleurs. La voix me reste. Ainsi la cigale innocente, Sur un arbuste assise, et se console et chante. Commençons par les Dieux : Souverain Jupiter, Soleil qui vois, entends, connais tout, et toi, mer, Fleuves, terre, et noirs dieux des vengeances trop lentes, Salut ! Venez à moi de l'Olympe habitantes, Muses;...
Page 227 - Syros, deux fois hospitalière! Car sur ses bords heureux je suis déjà venu, Amis, je la connais. Vos pères m'ont connu : Ils croissaient comme vous ; mes yeux s'ouvraient encore Au soleil, au printemps, aux rosés de l'aurore; J'étais jeune et vaillant.

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