Esther: tragedie de racine

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Albin Michel, 1689 - 68 pages
 

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Popular passages

Page 8 - Ainsi donc un perfide, après tant de miracles, Pourrait anéantir la foi de tes oracles, Raviroit aux mortels le plus cher de tes dons, Le Saint que tu promets et que nous attendons? Non, non, ne souffre pas que ces peuples farouches. Ivres de notre sang, ferment les seules bouches Qui dans tout l'univers célèbrent tes bienfaits: Et confonds tous ces dieux qui ne furent jamais.
Page 30 - Qui me charme toujours et jamais ne me lasse. De l'aimable vertu doux et puissants attraits! Tout respire en Esther l'innocence et la paix : Du chagrin le plus noir elle écarte les ombres, Et fait des jours sereins de mes jours les plus sombres.
Page 6 - II parle, et dans la poudre il les fait tous rentrer. Au seul son de sa voix, la mer fuit, le ciel tremble...
Page 47 - Oui , vos moindres discours ont des grâces secrètes ; Une noble pudeur à tout ce que vous faites Donne un prix que n'ont point ni la pourpre ni l'or.
Page 7 - J'irai pour mon pays m'offrir en sacrifice. Qu'on s'éloigne un moment. (Le chœur se retire vers le fond du théâtre, SCÈNE IV ESTHER, ÉLISE, LE CHOEOR. ESTHER. O mon souverain roi, Me voici donc tremblante et seule devant toi ! Mon père mille fois m'a dit dans mon enfance Qu'avec nous tu juras une sainte alliance, Quand, pour te faire un peuple agréable à tes yeux...
Page 49 - N'est point tel que l'erreur le figure à vos yeux : L'Éternel est son nom ; le monde est son ouvrage ; II entend les soupirs de l'humble qu'on outrage, Juge tous les mortels avec d'égales lois, Et du haut de son trône interroge les rois. Des plus fermes états la chute épouvantable, Quand il veut, n'est qu'un jeu de sa main redoutable.
Page 8 - Maintenant elle sert sous un maître étranger. Mais c'est peu d'être esclave, on la veut égorger : Nos superbes vainqueurs, insultant à nos larmes, Imputent à leurs dieux le bonheur de leurs armes, Et veulent aujourd'hui qu'un même coup mortel Abolisse ton nom, ton peuple et ton autel.
Page 12 - Le Dieu que nous servons est le Dieu des combats. Non, non, il ne souffrira pas Qu'on égorge ainsi l'Innocence.

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