Almanach des muses, Volume 32

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Claude Sixte Sautreau de Marsy, Charles-Joseph Mathon de La Cour, Vigée (M., Louis-Jean-Baptiste-Étienne), Marie Justin Gensoul
Chez Delalain, 1796 - French poetry
 

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Page 180 - J'ai passé les premiers à peine. Au banquet de la vie à peine commencé Un instant seulement mes lèvres ont pressé La coupe en mes mains encor pleine. Je ne suis qu'au printemps, je veux voir la moisson, Et, comme le soleil, de saison en saison, Je veux achever mon année. Brillante sur ma tige, et l'honneur du jardin, Je n'ai vu luire encor que les feux du matin ; Je veux achever ma journée.
Page 180 - Mon beau voyage encore est si loin de sa fin ! Je pars, et des ormeaux qui bordent le chemin J'ai passé les premiers à peine. Au banquet de la vie à peine commencé, Un instant seulement mes lèvres ont pressé La coupe en mes mains encor pleine.
Page 179 - S'il est des jours amers, il en est de si doux! Hélas! quel miel jamais n'a laissé de dégoûts? Quelle mer n'a point de tempête?
Page 179 - Est-ce à moi de mourir ? Tranquille je m'endors, Et tranquille je veille ; et ma veille aux remords Ni mon sommeil ne sont en proie. Ma bienvenue au jour me rit dans tous les yeux ; Sur des fronts abattus mon aspect dans ces lieux Ranime presque de la joie.
Page 179 - L'illusion féconde habite dans mon sein. D'une prison sur moi les murs pèsent en vain, J'ai les ailes de l'espérance.
Page 22 - Son hôte, son parent, son ami, lui font peur : Tout son cœur s'épouvante au nom de bienfaiteur. Est-il quelque mortel, à son heure suprême, Qui n'expire appuyé sur le mortel qu'il aime, Qui ne trouve des pleurs dans les yeux attendris D'un frère ou d'une sœur, d'une épouse ou d'un fils? L'infortuné qu'il est! à son heure dernière, Souffre à peine une main qui ferme sa paupière ; Pas un ancien ami qu'il cherche encor des yeux ; Et le soleil lui seul a reçu ses adieux.
Page 120 - L'inscription suivante, gravée en i792 sur une pierre dans la muraille, mérite d'être citée: Réduit par Jean-Jacque habité , Tu me rappelles son génie , Sa solitude, sa fierté, Et ses malheurs et sa folie. A la gloire , à la vérité , II osa consacrer sa vie , Et fut toujours persécuté Ou par lui-même , ou par l'envie.
Page 103 - Plus fiers d'une mort infaillible , Sans peur, sans désespoir , calmes dans leurs combats , De ces républicains l'âme n'est plus sensible Qu'à l'ivresse d'un beau trépas.
Page 21 - La crainte le reçut au sortir du berceau ; La crainte le suivra jusqu'aux bords du tombeau. Vous qui de ses écrits savez goûter les charmes , Vous tous qui lui devez des leçons et des larmes, Pour prix de ces leçons et de ces pleurs si doux, Cœurs sensibles, venez, je le confie à vous. Il n'est pas importun : plein de sa défiance , Rarement des mortels il souffre la présence.
Page 84 - Bornant le monde à ce que j'aime, Je n'étonnerai point le vulgaire jaloux.. Oui, comme toi cherchant la solitude, Ne me plaisant qu'en ces vallons déserts, J'y viens rêver, et soupirer des vers , Qui ne doivent rien à l'étude.

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