(397 p.)

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chez Lefèvre, 1818
 

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Page 336 - Finalement, il n'ya aucune constante existence, ny de nostre estre, ny de celuy des objects. Et nous, et nostre jugement, et toutes choses mortelles, vont coulant et roulant sans cesse. Ainsin il ne se peut establir rien de certain de l'un à l'autre, et le jugeant et le jugé estans...
Page 298 - Les loix prennent leur authorité de la possession et de l'usage ; il est dangereux de les ramener à leur naissance; elles grossissent et s'ennoblissent en roulant...
Page 335 - Nostre fantasie ne s'applique pas aux choses estrangeres, ains elle est conceue par l'entremise des sens ; et les sens ne comprennent pas le subject estranger, ains seulement leurs propres passions ; et par ainsi la fantasie et apparence n'est pas du subject, ains seulement de la passion et souffrance du sens, laquelle passion et subject sont choses diverses ; parquoy qui juge par les apparences, juge par chose autre que le subject.
Page 278 - Epicurus, qu'en mesme temps que les choses sont icy, comme nous les veoyons, elles sont toutes pareilles et en mesme façon en plusieurs aultres mondes ; ce qu'il eust...
Page 12 - ... la tempérance, si, comme par miracle, quelque rare complexion ne l'y porte, il ne va ny de pied, ny d'aile.
Page 33 - ... quelle inclination naturelle et servile les ouvrages qui surpassent tout ce que nous pouvons par nature et par art...
Page 43 - ... tirée du sens naturel : Ce qui fait bruit, se remue ; ce qui se remue, n'est pas gelé ; ce qui n'est pas gelé, est liquide, et ce qui est liquide, plie soubs le faix?
Page 55 - ... ce que je maintiens ordinairement, qu'il se trouve plus de différence de tel homme à tel homme que de tel animal à tel homme.
Page 251 - Ayant ( essayé par expérience que ce à quoy l'un s'estoit failly, l'autre y est arrivé; et que ce qui estoit incogneu à un siècle, le siècle suyvant l'a esclaircy; et que les sciences et les arts ne se jettent pas en moule, ains se forment et figurent peu à peu en les maniant et pollissant à plusieurs fois, comme les ours façonnent leurs petits en les léchant à loisir...
Page 152 - Dieu comme une puissance incompréhensible, origine et conservatrice de toutes choses, toute bonté, toute perfection, recevant et prenant en bonne part l'honneur et la révérence que les humains luy rendoient soubs quelque visage, sous quelque nom et en quelque manière que ce fut : Jupiter omnipotent rerum, regumque deumque Progenitor genitrixque a.

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