Poésies de Malherbe: suivies d'un choix de ses lettres

Front Cover
P. Pourrat F.res, 1832 - 416 pages
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 117 - Tu nous rendras alors nos douces destinées ; Nous ne reverrons plus ces fâcheuses années Qui pour les plus heureux n'ont produit que des pleurs. Toute sorte de biens comblera nos familles, La moisson de nos champs lassera les faucilles, Et les fruits passeront la promesse des fleurs.
Page 100 - L'augmenteront toujours? Le malheur de ta fille au tombeau descendue Par un commun trépas, Est-ce quelque dédale où ta raison perdue Ne se retrouve pas? Je sais de quels appas son enfance étoit pleine, Et n'ai pas entrepris, Injurieux ami, de soulager ta peine Avecque son mépris.
Page 189 - Ils sont mangés des vers. Là se perdent ces noms de maîtres de la terre, D'arbitres de la paix, de foudres de la guerre ; Comme ils n'ont plus de sceptre, ils...
Page 106 - Mais, ô loi rigoureuse à la race des hommes, C'est un point arrêté, que tout ce que nous sommes Issus de pères rois et de pères bergers, La Parque également sous la tombe nous serre, Et les mieux établis au repos de la terre N'y sont qu'hôtes et passagers. Tout ce que la grandeur a de vains équipages, D'habillements de pourpre et de...
Page 189 - N'espérons plus, mon ame, aux promesses du monde; Sa lumière est un verre, et sa faveur une onde Que toujours quelque vent empêche de calmer. Quittons ces vanités , lassons-nous de les suivre : C'est Dieu qui nous fait vivre , C'est Dieu qu'il faut aimer.
Page 153 - Quelque soir en sa chambre apparois devant elle, Non le sang en la bouche et le visage blanc, Comme tu demeuras sous l'atteinte mortelle Qui te perça le flanc; Viens-y tel que tu fus quand aux monts de Savoie Hymen en robe d'or te la vint amener, Ou tel qu'à Saint-Denis entre nos cris de joie Tu la fis couronner.
Page 217 - Beaux et grands bâtiments d'éternelle structure , Superbes de matière et d'ouvrages divers, Où le plus digne roi qui soit en l'univers Aux miracles de l'art fait céder la nature : Beau parc et beaux jardins qui, dans votre clôture, Avez toujours des fleurs et des ombrages verts, Non sans quelque démon qui défend aux hivers D'en effacer jamais l'agréable peinture : Lieux qui donnez aux cœurs tant d'aimables désirs , Bois...
Page 46 - En la paix naissent les plaisirs ; Elle met les pompes aux villes, Donne aux champs les moissons fertiles, Et, de la majesté des lois Appuyant les pouvoirs suprêmes, Fait demeurer les diadèmes Fermes sur la tête des rois.
Page 47 - La troupe de leurs nourrissons ; Tous leurs vœux seront de te plaire ; Et si ta faveur tutélaire Fait signe de les avouer, Jamais ne partit de leurs veilles Rien qui se compare aux merveilles Qu'elles feront pour te louer.
Page 152 - L'image de ses pleurs, dont la source féconde Jamais depuis ta mort ses vaisseaux n'a taris, C'est la Seine en fureur qui déborde son onde Sur les quais de Paris.

Bibliographic information