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HINTS ON TRANSLATING UNSEEN

PASSAGES.

I.

Read the passage carefully through, at least

twice.

2.

3.

When you are stopped by an unknown word,

consider any possible derivation of the word looking to the form and sound, and

the meaning of the context. Observe most accurately distinctions of tense

and mood, and give their force. Mind the small words, the pronouns, con

junctions, negative and other adverbs, and auxiliary verbs.

4.

5. Keep as close as possible to the original

in sense, but use English idiom boldly.

6. Never write down nonsense.

FRENCH PASSAGES FOR

UNSEEN TRANSLATION.

En 1813, Beyle fut témoin involontaire de la déroute d'une brigade entière, chargée inopinément par cinq cents cosaques. Beyle vit courir environ deux mille hommes, dont cinq généraux reconnaissables à leur chapeau brodé. Il courut comme les autres, mais mal, n'ayant qu'un pied chaussé et portant une botte à la main. Dans tout ce corps français, il ne se trouva que deux héros qui firent tête aux cosaques : un gendarme nommé Menneval et un conscrit qui tua le cheval du gendarme en voulant tirer sur les cosaques. Beyle fut chargé de raconter cette panique à l'empereur, qui l'écoutait avec une fureur concentrée, en faisant tourner une de ces machines de fer qui servent à fixer les persiennes. On chercha le gendarme pour lui donner la croix, mais il se cachait et nia d'abord qu'il eût été de l'affaire, persuadé que rien n'est si mauvais que d'être remarqué dans une déroute. Il croyait qu'on voulait le fusiller.

PROSPER MÉRIMÉE.

B

II.

La troisième nuit de mon emprisonnement à Lille, tout étant prêt pour l'évasion, nous résolûmes de partir. Huit des condamnés passèrent par l'ouverture, et s'échappèrent sans attirer l'attention de la sentinelle. Il en restait encore sept, et nous tirâmes à la plus courte paille pour voir qui partirait le premier. Le hasard me favorisa, et j'ôtai mes habits afin de rendre plus facile mon passage à travers l'ouverture, qui était très-étroite; mais lorsque j'eus passé la moitié de mon corps, il me fut tout-à-coup impossible de m'avancer, et mes camarades, malgré tous les efforts qu'ils firent, ne purent me retirer. A la fin mes souffrances devinrent si vives, que je fus forcé à crier à la sentinelle, qui se précipita vers moi en alarme, et la baïonnette appuyée contre ma poitrine, me menaça d'une mort prompte si je faisais le moindre mouvement. Elle appela ensuite la garde, qui arriva sur-le-champ, suivie des geôliers et des guichetiers, portant des flambeaux. Après de longs efforts on me tira de l'horrible position où j'étais, mais non sans laisser derrière moi une partie considérable de ma peau.

VIDOCQ.

III.

L'aide de camp reçut avec respect la tasse que lui offrait l'empereur, et ayant fait quelques pas en arrière de

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