Le parterre du Parnasse françois. Ou nouveau recueil des pieces les plus rares & plus curieuses, des descriptions, caracteres, allusions, pensées morales, ingénieuses & galantes des plus célebres poëtes françois, depuis Marot jusqu' à present

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aux depens d'Estienne Roger, 1709 - French poetry - 276 pages

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Popular passages

Page 182 - fort peu de réfidence. Hors de la Cour fans doute on n'a pas cet appui, Et ces titres d'honneur qu'elle donne aujourd'hui ; Mais on n'a pas auffi, perdant ces avantages, Le chagrin de jouer de fort fots perfonnages. On n'a point à fouffrir mille rebuts cruels, On n'a point à louer les vers
Page 115 - Tous les jours mis par elle à deux doits du naufrage.,. Tu voiois tous tes biens au fort abandonnez Devenir le butin d'un pique ou d'un fonnez ? Le doux charme pour toi,. de voir chaque journée De nobles champions ta femme environnée, Sur une table longue & façonnée exprès D'un Tournois de Baflette ordonner les apprêts:
Page 131 - trouve à l'avouer toujours un peu de honte ; On 's'en défend d'abord, mais de l'air qu'on s'y prend, On fait connoître aflèz que nôtre cœur fe rend ; Qu'à nos vœux par honneur nôtre bouche s'oppofe, Et que de tels refus promettent toute chofe.
Page 124 - remede eft facile; Et fi du bon chemin on la fait écarter, Deux mots incontinent l'y peuvent rejetter. Mais une Femme habile eft bien une autre bête, Nôtre fort ne dépend que de fa feule tête : De ce qu'elle s'y met rien ne la fait gauchir. Et nos enfeignemens ne font là que blanchir. Son bel efprit lui
Page 14 - l'abfolu changement Devient par fes leçons l'ouvrage d'un moment ;. De la nature en nous il force les obftacles, Et fes effets foudains ont de l'air des miracles ; D'un avare à l'inftant il fait un liberal, Un vaillant d'un poltron, un
Page 160 - qu'elles font.. Il eft bien difficile enfin d'être fidèle A de certains maris faits d'un certain modèle ; Et qui donne à fa fille un homme qu'elle hait,. Eft refponfable au Ciel des. fautes qu'elle fait.
Page 239 - D'un feul fouffle il abbat fes plus' fiers ennemis. Que peuvent contre lui tous les Rois de la Terre ? En vain ils s'uniraient pour lui faire la guerre. Pour
Page 171 - N'imiter pas ces gens un peu trop débonnaires. Qui tirent vanité de ces fortes d'affaires, De leurs femmes toujours vont citant les galans. En font par tout l'éloge, & prônent leurs talens , Témoignent avec eux d'étroites fimpathies, Sont de tous leurs
Page 172 - qui gronde , Attire au bruit qu'il fait les yeux de tout le monde ; Et qui par cet éclat femblent ne pas vouloir, Qu'aucun puifle ignorer ce qu'ils peuvent avoir. Entre ces deux partis il en eft un
Page 181 - Je ne fai ni tromper, ni feindre, ni mentir, Et quand je le pourrais, je n'y puis confentir. Je ne fai point en lâche efluïer les outrages D'un faquin orgueilleux qui vous tient à fes gages : De mes Sonnets

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