Histoire comparée des systèmes de philosophie, relativement aux principes des connaissances humaines, Volume 5

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Page 282 - A la vérité, ma raison est en moi : car il faut que je rentre sans cesse en moi-même pour la trouver. Mais la raison supérieure qui me corrige dans le besoin, et que je consulte, n'est point à moi, et elle ne fait point partie de moi-même.
Page 193 - ... disposer. Et je ne vois point qu'il soit possible d'en disposer mieux, que si l'on a toujours une ferme et constante résolution de faire exactement toutes les choses que l'on jugera être les meilleures, et d'employer toutes les forces de son esprit à les bien connaître.
Page 55 - veut accomplir cette destinée doit donc triom» pher de ses penchants, obéir seulement aux in» spirations de l'esprit universel qui gouverne les » génies du ciel et de la terre. Car les astres, »l'homme, les animaux eux-mêmes, ont leurs génies particuliers, génies dont chacun ne se mêle »point aux espèces qui lui sont étrangères (1).» Dans ce système , la psychologie , la théologie, la morale, étaient non-seulement étroitement alliées, mais identifiées en quelque sorte. Le même...
Page 281 - Il faut donc trouver dans la nature quelque chose d'existant et de réel qui soit mes idées, quelque chose qui soit au dedans de moi et qui ne soit point moi, qui me soit supérieur, qui soit en moi lors même que je n'y pense pas , avec qui je croie être seul , comme si je n'étais qu'avec moi-même; enfin qui me soit plus présent et plus intime que mon propre fond.
Page 166 - Le premier était de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle; c'est-à-dire d'éviter soigneusement la précipitation et la prévention, et de ne comprendre rien de plus en mes jugements que ce qui se présenterait si clairement et si distinctement à mon esprit que je n'eusse aucune occasion de le mettre en doute.
Page 338 - Les difficultés, si j'en rencontre en lisant, je n'en ronge pas mes ongles ; je les laisse là, après leur avoir fait une charge ou deux. Si je m'y plantais, je m'y perdrais, et le temps : car j'ai un esprit primesautier ; ce que je ne vois de la première charge, je le vois moins en m'y obstinant. Je ne fais rien sans gaîté, et la continuation et...
Page 300 - Dieu ait en lui-même les idées de tous les êtres qu'il a créés, puisqu'autrement il n'aurait pas pu les produire, et qu'ainsi il voit tous ces êtres en considérant les perfections qu'il renferme auxquelles ils ont rapport.
Page 412 - substance absolument infinie (1). » Ensuite il établira ses axiomes, en y confondant la vérité réelle avec la vérité purement intellectuelle : • Tout ce qui est, est en soi ou dans un autre; » ce qui ne peut être conçu par un autre doit être » conçu par soi. L'effet résulte nécessairement de » la cause déterminée, et la suppose ; la connais» sance de l'effet dépend de celle de la cause et la
Page 205 - Et de là il suit non seulement que le néant ne saurait produire aucune chose, mais aussi que ce qui est plus parfait, c'est-à-dire qui contient en soi plus de réalité, ne peut être une suite et une dépendance du moins parfait. Et cette vérité n'est pas seulement claire et évidente dans les effets qui ont cette réalité que les philosophes appellent actuelle ou formelle, mais aussi dans les idées où l'on considère seulement la réalité qu'ils nomment objective...
Page 346 - ... autre chose, c'est pour soudain le coucher sur moi, ou en moi, pour mieux dire. Et ne me semble point faillir, si, comme il se fait des autres sciences, sans comparaison moins utiles, je fais part de ce j'ai appris en cette-ci ; quoique je ne me contente guère du progrès que j'y ai fait.

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