Mémoires politiques et anecdotiques, inédits, depuis 1743 jusqu'en 1789; tr. par m. Zinmann

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Page 237 - J'avoue que l'éducation de ce fils me tient si fort à cœur, et vous m'êtes si nécessaire, que peut-être je vous presse trop. Pardonnez mon indiscrétion en faveur de la cause, et soyez assuré que c'est l'estime qui m'a rendue si intéressée. Signé : CATHERINE. Dans toute cette lettre je n'ai employé que les sentiments que j'ai trouvés dans vos ouvrages; vous ne voudriez pas vous contredire.
Page 273 - J'ai prévu que je serais seul à combattre contre les abus de tout genre, contre les efforts de ceux qui gagnent à ces abus ; contre la foule des préjugés qui s'opposent à toute réforme, et qui sont un moyen si puissant dans les mains des gens intéressés à éterniser le désordre. J'aurai à lutter même contre la bonté naturelle, contre la générosité de Votre Majesté et des personnes qui lui sont les plus chères.
Page 262 - Tout ce que je vois jette les semences d'une révolution qui arrivera immanquablement, et dont je n'aurai pas le plaisir d'être témoin. Les Français arrivent tard à tout, mais enfin ils arrivent. La lumière s'est tellement répandue de proche en proche, qu'on éclatera à la première occasion; et alors ce sera un beau tapage. Les jeunes gens sont bien heureux; ils verront de belles choses.
Page 389 - Tous les autres disoient aussi que le traité étoit entièrement rompu : on fit même courir le bruit parmi le peuple que la reine d'Angleterre conseilloit à la Reine de ne point renvoyer le cardinal , pour rendre suspects tous ceux qui pourroient être envoyés.
Page 32 - La marquise a bien des appas, Ses traits sont vifs, ses grâces franches, Et les fleurs naissent sous ses pas, Mais, hélas! ce sont des fleurs blanches.
Page 367 - J'ai donné ma pièce au public pour l'amuser et non pour l'instruire, non pour offrir à des bégueules mitigées le plaisir d'en aller penser du bien en petite loge à condition d'en dire du mal en société.
Page 347 - Si j'ai partagé avec toute l'Europe vos regrets, madame, sur la perte de cet homme incomparable , vous vous êtes mise en droit de participer à la reconnaissance que je dois à ses écrits. Je suis sans doute très-sensible à l'estime et à la confiance que vous me marquez ; il m'est bien flatteur de voir qu'elles sont héréditaires dans votre famille. La noblesse de vos procédés vous est caution de mes sentiments à votre égard. « J'ai chargé M. Grimm de vous en remettre quelques faibles...
Page 236 - ... faire le bien que vous avez à cœur. Votre philosophie est fondée sur l'humanité : permettez-moi de vous dire que de ne point se prêter à la servir tandis qu'on le peut , c'est manquer son but. Je vous sais trop honnête homme pour attribuer vos refus à la vanité...
Page 292 - café, lui dit -il gaiment; il ne m'empêchera « pas de dormir. » En allant au supplice il disait encore au père Bosquier : « Ce qui me fait le plus de peine •< en ce jour, c'est d'apercevoir aux croisées M des gens que je croyais mes amis.
Page 237 - ... qui peuvent dépendre de moi ; et peut-être vous trouverez plus de liberté et de repos que chez vous. Vous ne vous prêtez point aux instances du Roi de Prusse, et à la reconnaissance que vous lui devez ; mais ce prince n'a pas de fils.

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