Essais: avec les notes de tous les commentateurs, Volume 2

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Page 11 - Parce que c'estoit <• luy 5 parce que c'estoit moy. » II ya , au delà de tout mon discours et de ce que i'en puis dire particulièrement, ie ne sçais quelle force inexplicable et fatale , médiatrice de cette union. Nous nous cherchions avant que de nous estre veus , et par des rapports que nous oyions l'un de...
Page 458 - Pour subvenir un peu à la trahison de ma mémoire et à son défaut, si extrême qu'il m'est advenu plus d'une fois de reprendre en main des livres comme récents et à...
Page 374 - Il me sembloit que ma vie ne me tenoit plus qu'au bout des lèvres; je fermois les yeux pour ayder, ce me sembloit, à la pousser hors, et prenois plaisir à m'alanguir et à me laisser aller. C'estoit une imagination qui ne faisoit que nager superficiellement en mon âme, aussi tendre et aussi foible que tout le reste, mais à la vérité non seulement exempte de desplaisir, ains meslée à cette douceur que sentent ceux qui se laissent glisser au sommeil.
Page 459 - ... de tant de mouvements et conseils, il n'en rapporte Jamais un seul à la vertu, religion et conscience, comme si ces parties là...
Page 308 - Cette duplicité de l'homme est si visible, qu'il y en a qui ont pensé que nous avions deux âmes * : un sujet simple leur paraissant incapable de telles et si soudaines variétés, d'une présomption démesurée à un horrible abattement de cœur.
Page 73 - ... des hommes pleins et gorgez de toutes sortes de commoditez , et que leurs moitiez estoient mendiants à leurs portes, descharnez de faim et de pauvreté ; et trouvoient estrange comme ces moitiez icy necessiteuses pouvoient souffrir une telle iniustice, qu'ils ne prinssent les aultres à la gorge, ou meissent le feu à leurs maisons.
Page 5 - Le pere et le fils peuvent estre de complexion entierement esloingnee , et les freres aussi : c'est mon fils , c'est mon parent ; mais c'est un homme farouche , un meschant ou un sot. Et puis , à mesure que ce sont amitiez que la loy et l'obligation naturelle nous commande , il ya d'autant moins de nostre choix et liberté volontaire ; et nostre liberté volontaire n'a point de production qui soit plus proprement sienne que celle de l'affection et amitié.
Page 12 - Ce n'est pas une spéciale considération, ny deux, ny trois, ny quatre, ny mille : c'est je ne sçay quelle quinte essence de tout ce meslange, qui, ayant saisi toute ma volonté, l'amena se plonger et se perdre dans la sienne ; qui, ayant saisi toute sa volonté, l'amena se plonger et se perdre en la mienne, d'une faim, d'une concurrence pareille. Je dis perdre, à la vérité, ne nous reservant rien qui nous fut propre, ny qui fut ou sien, ou mien.
Page 11 - En l'amitié de quoy ie parle , elles se meslent et confondent l'une en l'aultre d'un meslange si universel, qu'elles effacent et ne retrouvent plus la cousture qui les a ioinctes. Si on me presse de dire pourquoy ie l'aymoys , ie sens que cela ne se peult exprimer qu'en respondant, « Parce que c'estoit <• luy 5 parce que c'estoit moy.
Page 274 - Les païsans simples sont honnestes gents ; et honnestes gents, les philosophes, ou, selon que nostre temps les nomme, des natures fortes et claires, enrichies d'une large instruction de sciences utiles...

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